lundi, 28 mai 2012

MissCaca à la ferme

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Quand ta MissCaca t'interroge sur une éventuelle génération spontanée de lait au chocolat, t'affirme que sa tranche de jambon c'est pas de la viande et par ailleurs te demande avec insistance d'être emmenée à la campagne pour voir plein d'animaux, tu profites de l'arrivée du beau temps pour te rencarder fissa sur une virée bucolique ad hoc.

Autour de Paris fleurit justement une bonne quinzaine de fermes pédagogiques. A ce que j'ai pu en saisir, ça veut dire concrètement qu'elles sont habilitées à accueillir des hordes de mouflets turbulents, et qu'elles sont plus particulièrement à destination de nos petites fleurs de bitume qui croient mordicus que la salade pousse en sachet dans les rayons réfrigérés du Monop, et qui semblent maîtriser nettement  plus les moeurs de défécation du pigeon  parisien que le principe de la traite des vaches normandes.

Il suffit de taper une déclinaison de "fermes enfants paris" pour obtenir un listing avec localisation et particularités. Si on est motorisé, on pourra en choisir une ferme full option, avec animaux  de la ferme bien-sûr, mais aussi ateliers pédagogiques, cueillettes dans le verger, potager, ruches...en pleine cambrousse. Si on migrationne en commun comme MissCaca et moi, on arbitrera plus volontiers via l'appli de la retape, et on choisira une ferme située dans un parc départemental proche ou mitoyen à Paris. FYI il y a ainsi des fermes au Parc de Saint-Cloud et au bois de Vincennes (mais compter une demie-heure trottignolle après le métro).

Avec MissCaca, on s'est aventurées dans un bus de banlieue, (tsais, ceux à trois chiffres, comme une bonne veste de chez Comptoir) pour trouver tout au bout le Parc départemental des Chantereines, dans les tréfonds du 92, avec sa ferme éponyme. Si le corps de ferme est bien d'origine, en colombages, tout a été réaménagé plus récemment pour les enfants : des allées bien propres, des enclos nickel, tirés au cordeau et sécurisés pour empêcher tout contact dangereux avec l'animal. Tout cela est quand même assez policé. Mais ça tient sa promesse : pas de veaux ni de vaches, mais des cochons, et aussi une jolie basse-cour, un âne, des biquettes et puis aussi des moutons dans un pré. On termine par un mini-potager et un  verger  didactiques, où tout ce qui pousse est bien étiqueté. Tu vois ma chérie, tes pommes et tes poires elles poussent là-dessus, sur les pommiers et les poiriers. (A ce moment là j'ai senti MissCaca assez bluffée. On ne se sera pas déplacé pour rien).

 

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Si MissCaca a kiffé le cochon rose et son copain le cochon marron (j'ai pas fait le lien avec le jambon, pour éviter le psychodrame), et ne s'est toujours pas remise des cocoricos des coqs d'un mètre de haut, moi j'ai adoré le vert qui m'a aéré la tête : de la fleur en veux-tu en voilà, des arbres fruitiers, de la salade en jeune pousse dans l'humus bien frais : pour un peu je me serais roulée dans le potager en broutant la roquette à même le sol.

 

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 A propos de graille, aucun moyen de se restaurer sur place ni même d'acheter à boire (c'est une ferme à la base, pas un parc d'attraction). Et quel que soit son choix, pas moyen de moyenner moins d'une petite plombe de transport porte à porte pour aller baguenauder au vert au milieu des bêtes. Donc  prévoir un bon pique-nique (surtout quand tu as un modèle qui réclame sa pitance à peine assise dans le bus puis toutes les 30 minutes à partir de 10h30 - ce doit être l'effet transport) et une poussette pour les plus petits.

A noter l'ouverture de certaines fermes dès potron-minet. On peut donc y aller à la fraîche (les enfants étant inextirpables du lit les jours d'école mais bondissant le weekend dès 7 heures du mat' comme chacun sait), et se retrouver quasiment seuls devant les oies beuglantes, pour se tirer vers onze heures quand les autres familles débarquent. Bon plan.


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Ferme des Chantereines

Parc des Chantereines

Villeneuve-la-Garenne, 92

Du mardi au dimanche et les jours fériés, de 8 à 17 h.

 

mardi, 24 avril 2012

Les plaisirs démodés

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Quand on m'envoie un message pour me proposer d'aller grailler dehors, je dis rarement non. Et j'adore relever des défis qui m'obligent à chercher un peu et à sortir du cercle restreint de mes cantines préférées.

Là, le brief c'était quelque chose comme trouver un déj pas chiant, à la cool et pas trop cher, ce qui correspond bien à ma philosophie de vie du moment. Et comme j'aime bien me mettre un peu la pression quand même, j'ai pensé en sus originalité et décalé, parce que j'ai trouvé que ça nous allait bien un peu aussi à toutes les deux.

Un peu plus tard, je balance l'adresse par SMS en prévenant un peu quand même : attention, c'est Paris secrèèèt.

Dans le métro (et à la bourre comme d'habitude) je reçois un sms un poil angoissé : il n'y a pas d'enseigne à l'adresse indiquée, c'est normal ou bien?

Au 17 de la rue Bleue, ne cherche pas une enseigne ou même une simple plaque qui t'indiquerait un restaurant ou même une quelconque institution, voire un gynéco égaré, il n'y a rien. De la rue, c'est une double porte absolument neutre qui garde hermétiquement son mystère. Enfin hermétiquement, jusqu'à ce que tu appuies sur le bouton bzouiii quoi ; mais gaffe, le soir il y a un code qu'il faut demander previously au téléphone (quand je te dis que c'est Paris secret).

Derrière la porte, une jolie cour pavée et arborée comme dirait l'agent immobilier. Tout au fond, une porte, un petit escalier, et au premier, étage c'est le resto de la Maison de la culture arménienne.

Enfin restaurant, s'entend. Dans les faits,  on est quelque part entre la cantoche de colonie de vacances, et l'appartement d'une mamie expatriée.

Au mur, des portraits, des paysages et des drapeaux que j'imagine arméniens. Il n'y a pas que rue la Boétie que je me sens béotienne : rue bleue, je constate mon inculture crasse en matière d'Arménie, qui se résume pour moi à Charles Aznavour et un massacre dont je maîtrise très modérément les tenants et les aboutissants. Pour l'ambiance, ça cause arménien de tous les côtés et c'est toujours plutôt bon signe, et il y a aussi les chaînes d'info en fond, comme chez les mamies toujours.

D'ailleurs, ce sont elles qui sont aux commandes,  roses, replètes, souriantes et bienveillantes. Dans la cuisine ouverte, derrière le zinc et puis aussi assises autour d'une table près de l'entrée où elles sont en train de préparer tranquillement des plats en larges portions (et inconnus au bataillon dans mon Tante Marie transgénérationnel qui me chante plutôt la Marseillaise que du Aznavour, avec ses recettes de blanquette de veau et de navarin). 

Côté carte, tu l'auras peut-être deviné tout sagace que tu es, y'en a pas. Les mamies te disent ce qu'elles ont préparé, trois ou quatre plats, autant de desserts, et tu tapes là-dedans. C'est arménien bien sûr, familial bien entendu, donc copieux, frais, home made, bon. Côté prix, on frise l'anecdotique : onze euros pour un plat et un dessert, quels qu'ils soient.

Ce jour-là, la végétarienne a eu droit à une grande salade improvisée, et j'ai opté pour le borscht - que je découvre aussi arménien, alors que jusqu'à présent il m'évoquait exclusivement la russie blanche et surannée, Dostoievski, les samovars tièdes et les datchas enneigées.

A dire vrai, après quelques minutes, je ne sais plus du tout où je suis, et certainement plus à Paris. Et à ce moment très précis, c'est très bien comme ça.

En partant, je passe en cuisine remercier, et je promets de revenir.


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Restaurant de la Maison de la Culture arménienne

17 rue bleue, Paris 9è

M° Cadet.

 

Les plaisirs démodés, Charles Aznavour.

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samedi, 24 mars 2012

Street art is not a fairytale #2

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Paris 18è.

Street art is not a fairytale #1

17:08 Publié dans Looking 4 attitioude | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : street art, graphes, graffitis, paris | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 23 janvier 2012

Un Paris 4pitale de la mode qui ne manque (certes) pas de chien

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Rrrrouaf.

(Ca faisait longtemps, hein?)

samedi, 21 août 2010

Paris, capitale de la mode, épisode je-sais-plus-combien (et on s'en fout un peu, en fait) : how to be a princess de la tête?

C'est bien simple, il suffit d'aller chez Henri & Maurice, (ou quelque chose comme ça) nos copains suédois (qui font fabriquer exclusivement au Bengladesh, rapport que c'est encore là qu'on peut faire fabriquer le moins cher, nan mais).


Je le dis et le répète à la Blonde : y'a pas à tortiller, chérie, tout est dans l'accessoire!

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Marilyn avait raison, les diamants sont les girl's best friends (les rubis et les saphirs aussi). Mate un peu les finitions, so chic chéri/e.


Et après le serre-tête breakfast at Tiffany's, envolons-nous carrément en direction du Moulin Rouge, en nous mettant une plume sur la tête (à défaut d'autre part).

 

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Ah ben ça va bien toi avec tes idées mal placées!

C'est un numéro spécial pour être une princesse de la tête, je te rappelle.

 

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Mannequinat des cheveux : La Blonde (tu noteras aussi les ongles impeccablement manucurés).

dimanche, 06 juin 2010

Chevalier de la Légion et des Arts boboïques

Mon bobo,


après des années de lutte armée contre les OGM, d'effort de guerre consenti à Greenpeace (sous forme de chèques déductibles à plus de 60% des impôts), de prosélytisme acharné afin de contrer les lobbies agro-alimentaires,

et autre treillis et veste militaire fièrement arborés au marché bio le samedi matin, MissCaca toute de textiles issus du commerce équitable vêtue dans les bras

(je passe sous silence les blessures sanglantes à tirer le caddy rempli de patates bio et de chocolat Max Havelaar, avec cette saloperie qui vient t'exploser les chevilles par derrière et te file des cloques aux mains),

j'ai la poitrine gonflée (de fierté) de t'annoncer que je suis enfin décorée de tous les Ordres Ecolo-Bobo.

 

Evidemment, pour la cérémonie (présidée par José B. et Dany C.B. themselves) j'avais revêtue ma tenue de combat pour m'y faire épingler mes médailles :

 

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Mais j'en ai tellement reçues que ça faisait un peu trop pour une seule veste.

Une fois à la maison, j'ai filé dans mon dressingue et j'en ai mis un peu partout.

 

Sur des vieilleries denim :

(so 80's)

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Sur mon trench :

(note pour plus tard : ne JAMAIS racheter un trench - de façon universelle ne JAMAIS acheter un trench si on mesure moins d'un mètre 72)

 

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Et même sur ma pochette fourre-iPod :

(love'em)

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Veste militaire Comptoir des Cotonniers
Veste denim Zara
Trench Comptoir des Cotonniers

Badge Greenpeace
Pochette en tissus et badges Reste des Pointyllés - pièces uniques


lundi, 31 mai 2010

Dissection du chocolat CSP+

Je suis une grosse consommatrice de chocolat. C'est grâce à lui que je parviens à me maintenir à un poids décent. Si tu crois que c'est tous les jours facile d'aller acheter ses jeans au Gap Kid, section 12-13 ans (oui, je sais, tu me hais - et j'aime ça).

Chocolat au lait. En tablettes. Et bio de préférence, histoire de ne pas bouffer de l'exhausteur de goût, de la graisse étrange et surtout de la lécithine de soja OGM. Et de favoriser (en passant) une agriculture propre, et pour peu qu'il soit équitable, ça permet de me racheter une morale à petit prix

(quand Mami400 avait mon âge, il y a avait les troncs dans les églises pour ça. Depuis, il y a Max Havelaar).

Mes préférés :

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Le lait noisettes entières et le Lait dégustation Alter éco. La totale : bio, Fairtrade, zéro carbone (et sûrement bien d'autres choses très bien).

Et qui c'est qui le fait?

C'est Osvaldo, il a même sa photo au dos et son biopic à l'intérieur (t'es calmé(e)).

 

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Avec Osvaldo tout fripé en photo dans la jungle, vas-y l'évocation naturalité, savoir-faire, artisanat, éthique et tout le saint-frusquin. Ah ils sont forts en marketing chez Alteréco.

Mais surtout, il est bon, ce chocolat. Très bon au palais, pas trop sucré, croquant puis fondant comme il faut, juste bien.

Et le test digestion, c'est fatal. Car le mauvais chocolat me file la gerbe après 3 carrés, et un mal de bide d'enfer. Si la compo est square, je peux me farcir la moitié de la tablette en gardant la tête haute (elle ne finit ni dans la cuvette, ni repliée sur mes genoux, si vois ce que je veux dire). Ici, c'est le cas.

 

Ah, tu me diras, effet placebo et tout le bordel. J'en sais rien. Mais bon.


Quand Mister400 me ramène du chocolat qu'il a acheté chez un traiteur upper ou dans une maison de chocolat de lusque, je peux m'attendre à une bonne qualité, me trompé-je?

 

Deux tablettes de chocolat au lait de chez La Maison du chocolat.

(Leur logo m'a toujours fait penser à celui d'une boîte de literie, mais c'est un autre sujet, ça fait peut être écho chez les Japonais qui font la queue chez eux pour claquer 2.000 euros en business gifts en 10 minutes).

Sur le pack, le design 00's qui en fait trop et qui me fatigue d'avance, vu et revu.

 

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Verdict : un chocolat correct en bouche, sans plus - relativement décevant pour une chocolaterie qui fait un très bon macaron au chocolat, meilleur que celui de chez Ladurée à mon goût. Mais un bon mal de bide après deux carrés, pour les deux tablettes, deux tentatives à chaque fois.

FYI, La Maison du Chocolat s'est fait épinglé par Greenpeace pour la compo de leur chocolat. Pour être claire, si tu veux avoir une chance de grailler de l'OGM, faut pas hésiter.

 

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(Ah oui, au milieu de tous les géants du food industriel, Kraft, Nestlé, fais-toi plaiz'!)

Ouuuh! bouh. Vilains.

 

 

Chocolat lait onctueux de chez Lenôtre.

 

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Code couleur Lenôtre, le rose fuschia, et le doré qui fait chic.

Une tablette de 85g, carrée, avec "Lenôtre" écrit sur la tablette, une lettre par carré (trop sympa pour improviser une partie de scrabble avec tes copains pendant un picnouc).

En bouche : un chocolat élastique plus qu'"onctueux", qu'on est obligé de mâchonner, et totalement insipide. Il me rappelle le meilleur de l'industrie rosbif, genre les tablettes que j'achetais sur le ferry l'été pour aller me faire ièch quinze jours dans une famille anglaise.

Pour le bide, je peux pas dire, j'en ai pas bouffé assez pour ça tellement il m'a semblé mauvais.


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Et toi, c'est quoi tes reco en chocolat?

samedi, 29 mai 2010

Sociologie du dîner bourgeois

 

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Il est de bon ton d'arriver au dîner bourgeois vers 21h30. Monsieur quitte le bureau vers 19h30 au plus tôt. On ne débarque pas au dîner bourgeois sans s'être convenablement changé a minima - douchée et remaquillée pour les femmes (c'est la base mais ça va mieux en le disant). Et puis il n'y a pas de parking Vinci partout. Et si l'on peut se faire désirer jusqu'à 21h45, c'est encore mieux.

Le dîner bourgeois compte généralement entre six et dix convives, parfois plus. En petit comité, on se connaît tous, au moins à la faveur d'une relation commune ou d'un contact professionnel. En plus grand nombre, on y rencontre souvent un journaliste célèbre, qui vient de sortir un bouquin, parfois un réalisateur. On croisera aussi parfois un cousin issu de germain. Quoi qu'il en soit, tout le monde ou presque figure au Bottin Mondain; oui mais par tradition, par praticité - jamais par orgueil ou par volonté d'afficher par référencement son appartenance à la caste.


La maîtresse de maison, très à l'aise et souriante, habillée en suivant avec plus ou moins de bonheur les standards du moment expliqués dans ELLE, vous entraîne dans le salon, ou le séjour, ou la partie salon du séjour. Les premiers invités y sont déjà, autour d'un bol de noix de cajou et d'une assiette de rosette de Lyon. La bourgeoise est souvent un peu radine, et crachera difficilement le petit four traiteur. Quant aux verrines, elles sont définitivement dépassées, et ont à peine percées chez les bourgeois. En revanche, elles connaissent désormais un franc-succès chez les petits-bourgeois de province, qui les ont définitivement adoptées : une raison supplémentaire pour ne même pas en prononcer le nom. Qu'on se le dise : la verrine est à l'apéritif bourgeois ce que le miroir autocollant Damidotesque est à la décoration de bon ton.

Sur la table basse, à côté du dernier numéro d'AD posé négligemment, on trouvera un plateau de liqueurs et d'alcools bien garnis d'hors d'âge et Vsop. Mais le maître de maison proposera également volontiers du Ruinart.

Les hommes sont le plus souvent debout, et les femmes assises. Après quelques échanges de politesses et légères moqueries polies inter-genres, les hommes parleront entre eux business avec force name-droping et promesses d'échange de numéros de téléphone. Egalement sports et loisirs : les récits de la dernière partie de chasse au Maroc ou de la vénerie du week-end dernier en Sologne pourront leur faire passer un agréable moment.

Les femmes axeront leurs propos sur l'intendance domestique et la villégiature. La difficulté de trouver une location saisonnière convenable en Bretagne ou sur la côte Atlantique constitue un incontournable. Pourtant, en règle générale, la bourgeoise travaille. Après l'Essec, HEC, ou Sciences Po (Paris bien évidemment), elle est à 38 ans DRH ou Dircom d'une boîte de luxe mondialement connue, ce qui lui apporte un certain prestige, et lui donne accès aux produits de la marque à 10% du prix de vente public (elle en fait d'ailleurs profiter ses copines). Parfois, la bourgeoise bosse au marketing d'une grande entreprise agroalimentaire de renom. Plus rarement - et plus souvent à ses débuts, elle fait du conseil dans des cabinets très connus. Dans les deux derniers cas, elle finira par monter sa boîte avec une amie. Cela l'amusera pendant deux ou cinq ans, et puis elle repartira dans un grand groupe pour pouvoir bénéficier du congé maternité pour son troisième enfant. La pub et les médias n'est pas un secteur très prisé de la bourgeoise, surtout côté créa : les moeurs y sont détestables. Toutefois, en cas d'études moins prestigieuses en qualité (quoique identiques en durée), la bourgeoise pourra travailler en régie, où elle sera chef puis directrice de publicité.

Les évocations d'amis communs et les éclats de rire entendus (au volume contrôlé) ponctuent par ailleurs largement les conversations féminines.


Toute nouvelle figure (à moins de bénéficier d'une bonne notoriété) est mollement (voire pas du tout) intégrée à la palabre (très réservée aux initiés et private jokes), surtout du fait des femmes. Plutôt que de rester à part d'une conversation déjà formée, la bourgeoise assise sur le canapé préférera toutefois se dévouer, sans enthousiame, à adresser la parole à celle qui n'est pas du clan. Le plus souvent,  en matière d'approche, elle lui demandera si elle a des enfants. Devant une réponse négative, elle se retrouve un peu désemparée : la bourgeoise a eu son premier enfant entre 24 et 28 ans, elle n'avait donc pas prévu une telle situation. La politesse voudra pourtant que la nouvelle venue lui pose la même question en retour. La situation est alors sauve : la bourgeoise pourra répondre qu'elle vient d'avoir son troisième enfant, parce que les nouveaux-nés sont des êtres tellement mignons et merveilleux.

Désireuse de réussir son dîner et de faire prendre la mayonnaise, la maîtresse de maison, une fois tous ses invités accueillis, proposera à la nouvelle venue de lui faire découvrir son HP (hôtel particulier, et pas hôpital psychiatrique) ou son grand appartement. Il serait très malvenu de ne pas montrer alors le plus vif enthousiasme. Elle lui fera donc subir une visite guidée de sa cuisine, des cinq chambres, du sous-sol ou des combles qu'elle et son mari ont fait aménager récemment pour la jeune fille au pair. On évitera les traits d'humour 2ème degré sur la décoration ou le pseudo esprit de rebellion qui flotte dans la chambrée de Bertille, 16 ans, en première S au lycée de Sainte-Marie-de-Neuilly : le regard froid et fuyant et le silence buté de la maîtresse de maison feront rapidement comprendre à l'invitée qu'on ne badine pas avec la tenue de son intérieur et de sa maisonnée.

Si à cette occasion on demande à la maîtresse de maison où l'on peut se laver les mains, elle conduira systématiquement son hôte aux toilettes. Répétons-le : on ne plaisante pas avec la politesse. (Ne reste plus qu'à espérer qu'ils sont pourvus d'un lavabo).

Madame est servie, ce qui dissipe le malaise éventuel. Elle invite à se diriger vers la table. Madame place son monde : près d'elle, les amis et amies les plus intimes. A l'opposé, les autres. Hommes et femmes sont alternés (un sur deux), et les couples sont systématiquement séparés, comme le veut la bienséance.


On vient au dîner bourgeois pour la sociabilisation, pas pour la bouffe. Si le vin est généralement bon (monsieur a une cave souvent très honorable, qu'il gère sur fichier excel), ce qui permet d'ailleurs à l'ambiance de se réchauffer agréablement, la nourriture est moyenne. Madame aura fait des lasagnes trop sèches, et servira une tarte aux pommes aux parts un peu chiches, accompagnée d'un saladier de questches en dessert. Peut-être monsieur aura-t-il fait un passage chez Lenôtre en sortant du bureau et aura apporté l'entrée. Plus rarement, le ou la pakistanais(e) au service de la famille depuis 15 ans aura préparé le dîner en s'occupant des enfants, et c'est la solution qui permettra encore aux convives de dîner correctement. Il faut comprendre : madame n'a jamais appris à faire la cuisine, car une cuisinière s'en chargeait chez ses parents, et ce n'est pas ses cours de macarons au Pavillon Lenôtre ou chez Guy Martin qui vont l'aider à préparer un gigot-flageolets convenable.

D'ailleurs, si l'on mange bien dans un dîner bourgeois et si c'est madame qui a fait la cuisine avec brio, c'est qu'il y a eu mésalliance (ou que l'on se trouve chez des petits-bourgeois, le comble pour le grand bourgeois).

Pendant le dîner bourgeois, on n'abordera aucun thème susceptible de semer la discorde : les sujets politiques, religieux, d'actualité, seront donc soigneusement évités. Les états d'âmes personnels, les déprimes passagères et autres FIV ratées encore plus. De quoi peut-on bien causer, alors? Car la conversation sera pourtant menée bon train trois heures durant. On parlera encore et toujours vacances, art et expo, enfants, relationnel et travail.

Si l'on ne te connaît pas, la première question que ton voisin de table te posera sera d'ailleurs toujours : "et toi, qu'est-ce que tu fais?" (variante : et toi, dans la vie, tu fais quoi?)

 

A la fin du dîner pourtant, l'alcool aidant, le bourgeois révèlera fréquemment sa nature profonde. Les hommes lâcheront quelques plaisanteries phallocrates à peine forcées, un ou deux femmes des saillies acides sur d'autres femmes, et l'un comme l'autre sexe pourra se laisser aller à quelques propos racistes, justifiés par l'expérience. Car, si en privé, le bourgeois ne fréquente jamais les teints colorés (en revanche, les  amitiés avec les allemands et anglais sont très entretenues, surtout avec les derniers qui restent assez inacessibles même pour le bourgeois), il est parfois contraint de le faire au travail, en N-3. Une  partie des convives acquiescera, d'autres préfèreront regarder leur verre ou le fond de leur assiette.

 

On se quittera vers minuit ou une heure, en se promettant de se voir en Bretagne ou à l'occasion d'un baptême le mois prochain, ou au Café de la Paix à la fin de la semaine.

 

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Tu aimeras peut-être aussi ici la sociologie du bécebège parisien

ou ailleurs la CSP+ dans son milieu naturel.

jeudi, 27 mai 2010

Séance de rattrapage pour le Hilton Arc de Triomphe

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Souviens-toi, il n'y a pas longtemps Mister400 et moi étions allés nous rôtir l'épiderme au premier soleil printanier dans le patio du Hilton "Arc de Triomphe". (L'Arc de Triomphe n'est pas franchement à côté, mais c'est sur que c'est plus vendeur pour l'amerloque moyen que le "Hilton Courcelles")

Un petit havre de paix avec palmiers en pots et fausses statues de Maillol, loin du bruit des voitures. Censément (comme dirait la Blonde) un spot de lusque, mais alors version un poil laxiste, avec un staff même pas foutu de venir prendre ta commande et passer un coup de spontex sur les tables lestées par 8 mois de crasse parisienne.


On a décidé de redonner sa chance au produit : fin mai, on espérait bien pouvoir siffler un verre de vin et grailler un club au soleil, sur des tables propres et avec un personnel aux petits soins.

En garant le scoot devant l'entrée, on a failli entrer dans le jardinet sur rue, qui est celui du "Safran", le resto un poil affaires du Hilton. Trop d'ombre, trop de bruit, on a préféré rester sur notre idée première.

Dans le patio, les tables sont dressées pour le déjeuner, et à l'entrée une hôtesse aux veuchs tirés impeccablement nous accueille agréablement. Non, pas de réservation, mais en tout début de service, elle nous case facilement.

C'est que, en belle saison, le patio est également consacré aux tables du "Safran".

Service efficace, poli et discret. Clientèle très bizness et internationale, fidèle à sa réputation, avec un laptop à chaque table ou presque, et ça mâchonne du rosbif business school à tout va.

Je me suis concentrée sur le menu "45'" (le nom est une promesse) avec deux entrées, deux plats, deux desserts au choi (2 plats pour moins de 28 euros) car j'ai un gros problème psychologique avec la prise de décision en cas de choix trop étendu. Mister400 a fait du hors piste.

Un verre de Mercurey très correct par dessus et me voilà comblée (tu sais que j'ai l'ivresse facile, mais ne vas pas en conclure des choses trop hâtives).

 

En amuse-mouth, on nous a apporté du "saumon mi-cuit en croûte de cacao".


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Goût de cacao absent, un peu cheum et flasque dans sa traînée d'huile et son assiette carrée so 00's, et froid comme un vieux sushi : sans intérêt.

 

En entrée, on a livré ça à Mister400 :

 

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Moué.

Je sais pas toi mais c'est le genre de présentation ultra kitsch qui me fait marrer (j'avais pas bu plus d'une gorgée de Freddie Mercurey à ce stade, note bien).

Note aussi le chapeau découpé en forme de feuille de lys gothique, le brin de lavande planté dans le granité à la menthe et les boulettes de melon du dedans.

Genre le chef a fait des jeux de rôle médiévaux dans son adolescence, et le ouikende, il va se faire masser chez l'Occitane? Y'a peut-être un 4ème degré qui m'échappe.

 


Moi j'avais commandé de quoi faire pipi zarbi :

 

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Préparation et cuisson des asperges impeccables, sauce onctueuse et délicieuse, copeaux de parmesan oui pourquoi pas : un sans faute.


 

J'ai remis le couvert (ahah-ahah) avec les asperges en plat, vertes et émincées cette fois, et une souris d'agneau. Je suis un peu perturbée du végétarisme en ce moment, je te raconterai.


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Asperges craquantes, mais la viande beaucoup trop salée (et pourtant, j'aime le sel).

 

 

Me demande pas ce qu'a pris Mister400, j'avais alors bu la moitié de mon verre de Bourgogne, donc j'étais trop avinée pour m'en inquiéter (j'avais mis les ray ban pour ricaner plus discretos, t'inquiète).

 

 

Au bilan : service palace, endroit dépaysant (clientèle cosmopolite, déco m'as-tu vu so US, un AR à LA en 2H), et en cuisine réussite du végétal mais déception de l'animal.

 

(c'est fort de la culinarité, la dernière phrase, laisse tomber)


mercredi, 05 mai 2010

Jardin public et confidentiel



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A Paris il est de ces endroits cachés que seuls les initiés connaissent.


 

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Ils en parlent peu pour conserver à ces lieux leur quiétude toute relative.


 

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Relative parce que, malheureusement, ces endroits sont désormais recensés dans certains guides parisiens.


 


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C'était une autre minute : parfois, c'est bon d'être snob.

lundi, 26 avril 2010

Bucolisme saint-germanois

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Il y a une dizaine de jours, on est allé se balader dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye

(ouais, à côté du camp des loges).

Il faisait frisquet à l'ombre mais il y avait un joli soleil.

Et des bourgeons qui bourgeonnaient.

 

 

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Franchir le périph, c'est toute une épopée qu'il ne faut pas sous-estimer (surtout pour les nerfs).

Ca en valait la peine, les pigeons et les mégots du parc Monceau (sans oublier les crachats et les pisses gluantes des trottoirs) ne m'ont pas manqués.


 

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T'as vu l'allégorie des jeunes fleurs de printemps et des feuilles mortes de l'automne d'avant?

Nan?

C'est pas grave laisse tomber.

 

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Sinon t'as remarqué que dans champêtre et bucolique qui te racontent nature et poésie,

y'a des moches mots intestinaux qui font prout et sproutch?


Finalement je préfère agreste, c'est plus original.

Quoi que ça gratte un peu, agreste.

 

 

Petit jeu : dans cette photo végétale un élément animal s'est glissé. Sauras-tu le retrouver?

 

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Non?

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Elle était en culotte, et lui en slibard.

C'est beau la nature.


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Forêt Domaniale de Saint-Germain-en-Laye,
25 minutes de l'avenue Charles de Gaulle par l'A14 selon Google Maps.

 

 

mercredi, 21 avril 2010

Débauche à Pigalle

 

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L'autre matin la Blonde m'annonce en substance et de son Blackberry que son rendez-vous du matin est annulé.

Je lui réponds que j'ai la plus grande difficulté à me concentrer sur mon Imac.


Elle me demande si un verre de Sancerre avant midi, c'est possible.

Je sais qu'à coeur vaillant, rien d'impossible.


Surtout que la Blonde connaît mes faiblesses.

Et mon quartier à bars incontournable depuis ...ouh là, au moins tout ça.


Et voilà comment on se retrouve à picoler à Pigalle entre l'heure du dernier café du matin et celle du premier pastis.

La honte.

Mais la vie est dure parfois, mon bobo, pour les presque mid-trentenaires parisiennes au bord du nervous breakdown.


Sans compter que pisqu'il n'y avait pas de bière asiatique, et que j'allais pas m'enfiler une margharita avant midi (quand même, j'ai des principes), j'ai dû commander du cidre.

A 4,5°, quand même.

La honte.


La Blonde, pour ne risquer le "rouge sur blanc, tout fout le camp", a commandé un autre Sancerre.


Il y a eu un moment où on a trouvé tous les serveurs mignons, et aussi que ce qu'on racontait était tellement drôle qu'on ne pouvait pas faire autrement que rire bruyamment (très).

C'est là qu'on en a conclu (avec une certaine sagacité) qu'on était légèrement pompettes.

(Je tiens pas l'alcool, j'ai l'ivresse très économique).


On s'est dit qu'on ferait mieux de manger quelque chose avant de se lever pour repartir, qui chez Oualtère, qui sur son Imac.

Il était midi et quelques, ça tombait bien.

On n'arrivait pas à lire l'ardoise (normal, elle était trop loin), même si j'ai cru deviner "quiche au porto", de loin, en entrée du jour, ce qui a permis à la Blonde de ricaner bêtement une fois de plus (et moi aussi).

On s'est fait apporter la carte, ça valait mieux. Ou la Blonde s'est dévouée pour aller la chercher. Je sais plus.

En fait de "quiche au porto", c'était "quiche aux fruits de mer".


Finalement, la Blonde a pris un thon mi-cuit (et un autre Sancerre), et moi un wok.

Aussi beau que bon.

Délicieux même (même avec les papilles un peu engourdies).


 

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En rentrant chez moi, j'ai vu une bouteille de Sancerre abandonnée, au trois-quart pleine, sur le trottoir.

C'était une sorte de signe du destin co(s)mique, je crois que c'est clair.


Je me suis dit que la Blonde n'allait pas me croire, alors je lui ai envoyé la photo sur son Blackberry, pendant qu'elle était en train de draguer l'usager moyen dans le métro.

 

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Et "Débauche à Pigalle" vu par la Blonde, ça donne quelque chose comme "Boum tchicou bââââ".

Ceci est également ma participation aux défis printaniers de mercredi et de jeudi de Virginie B.

 

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Chào Bà café

22 boulevard de Clichy, Paris 18è.

De 9h à 3, 4 ou 5h - selon les jours.

10:08 Publié dans 4-heures | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : bar, pigalle, paris, sortie, chao ba, alcool, dejeuner, wok, carte, diner, nuit | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 14 avril 2010

Terrasse au Hilton Arc de Triomphe

 

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L'autre week-end, il a fait enfin beau et même chaud au soleil. Les parisiens sont avides de synthétiser de la vitamine D au plus vite après avoir traversé un hiver trop long et trop froid. Les cafetiers l'ont bien compris, dès que Joël Collado a donné son feu vert printanier, ils ont ressorti dare-dare les tables et les chaises en terrasses. Tables et chaises occupées immédiatement au moindre rayon de soleil.

Après avoir collé MissCaca dans les bras de sa nounou venue faire un extra du samedi, on est allé faire un peu de shopping shoes pour Mister400.

Le soulier est une passion obessionnelle pour Mister400. A choisir, je préfère ça à bien d'autres choses. A part la théorie des vecteurs, Mister400 en a une autre qui structure sa vie, que je pourrais vulgariser par :  mieux vaut une belle paire de pompes à 400 euros qui dure 10 ans que 10 paires de pompes moches à 40 euros qui durent 6 mois. Je suis entièrement d'accord avec lui sur le principe. Pourtant, en suivant cette logique, et au regard de ses étagères à chaussures, Mister400 est donc chaussé jusqu'en l'an 2181 (à peu près).

En sortant de chez Shipton & Heneage boulevard Haussmann, on a eu envie de se faire rôtir la face au soleil.

On a regardé autour de nous, pas de terrasse au calme. On pense au Hilton de la rue de Courcelles pas loin. Pimousse m'a déjà emmenée là-bas avec la Blonde. Il y a un patio intérieur qui doit être bien ensoleillé.

En effet, il l'est.

Mais on ne sert pas dans le patio mi-avril.

Ah bon? Pourtant il est ouvert, et il fait grand beau.

Non.

Il y a des tables et des chaises, une Bat Mitsva dans l'un des salons de l'hôtel et donc plein d'enfants éparpillés dans le patio et des parents qui tendent leur visage au soleil.

Mais on ne sert pas dans le patio?

Non.

Au bar on nous dit (gentiment) qu'on peut nous donner un plateau (et démerde-toi pour emmener tout seul tes conso dans le patio).

Bon.

Arrivés dans le patio, les tables sont ultra-crades, visiblement pas nettoyées depuis 6 mois.

 

 

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Hmmm. Ca donne envie.

Et passer un coup d'éponge sur les tables dans un palace, c'est trop demander?

Visiblement, oui.

 

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Ca, c'est pas Palace, mon bobo. Il est où le service à l'américaine?

 

 

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Une paire de souliers Hermès de Mister400.

T'as vu, j'ai une tache sur mon jeans Gap Kid

(c'est une bavouille de MissCaca)

 

 

Sinon, question mauvais goût, on a été bien servi : moulages en béton imitation art déco sur les façades intérieures, statues faux Maillol en pagaille, le tableau était complet.

 

 

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C'était la minute : parfois, c'est bon d'être snob.

Ces photos (et surtout la 1ère) sont aussi ma participation au défi "printemps" d'Angélita. Le retour du printemps, à Paris et pour bibi, c'est le café en terrasse.

Rien à voir, mais si tu ne l'as pas encore lu, cours chez Electro lire ça. Je n'avais pas autant ri en lisant un billet depuis un moment.

07:00 Publié dans 4 étoiles, Be snob 4 fun | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : palace, grand hôtel, paris, service | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 12 avril 2010

Le concours "Puerto Cacao" (cadals)

 

 

Je te l'avais annoncé previously dans un teasing terrible, aujourd'hui on parle de l'artisan chocolatier Puerto Cacao.

 

 

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Cette entreprise toute jeunette a su toucher ma fibre bobo qui aime le bon et le bio.


Car Puerto Cacao est une entreprise qui s'est construite sur deux piliers :


- l'emploi de personnes en insertion dans le Laboratoire de Chocolaterie qui alimente en chocolat garnis et fourrés les deux Bar à Chocolat. Il s'agit d'offrir un emploi à des personnes longtemps exclues du marché du travail. Elles sont formées et apprennent un vrai métier autour de la confection du chocolat,

 

- le commerce équitable. Puerto Cacao a créé sa propre filière d'importation de cacao du Vénézuela. Le cacao est acheté directement à de petits producteurs en coopérative. Tous les grands principes du commerce équitable sont suivis (prix juste, au dessus du marché, fixe, accompagnement des producteurs...).

Par ailleurs le cacao utilisé est biologique (en cours de certification).

 

C'est pas bobio tout ça peut être?

 

 

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Puerto Cacao propose aux lecteurs (et lectrices!) de ce blog de gagner des slurperies en chocolat.

 

 

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- une tortue en chocolat blanc à peindre, accompagnée pour ce faire de son pinceau et de ses trois petits pots de chocolats.

Pour les plus créatifs d'entre vous. Note que tu n'es pas obligé(e). Tu peux aussi baffrer la tortue en l'état et les pots de chocolats à la cuillère. Ou t'en servir pour faire du body painting sur le corps de Raoul ou Jessica. C'est toi qui voit.

 

ou

 

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- trois oeufs en chocolat remplis de friture, blanc, au lait et noir.

La valeur sûre. Utile aussi pour éviter les blessés en cas de partage entre ta progéniture. Tu peux également t'en servir comme objet de chantage : tu ranges ta chambre, un oeuf. Tu passes l'aspirateur dans toute la maison, deux oeufs. Tu peux aussi garder les trois pour toi. Là encore c'est toi qui voit.

 

Pour cela, les blogueurs et blogueuses devront participer au défi-photo suivant :


"Dans ta cuisine"

 

Il s'agira donc de publier dans un billet et jusqu'au vendredi 30 avril  :

- une photo de ton cru illustrant ce thème. Accessoire fétiche, livre de cuisine jamais ouvert, bibi en train de mitonner un boeuf-en-daube, tache de mixer fou au plafond, porte de frigo customizée, tout est possible, dès lors que ça se passe dans ta cuisine,

- un lien en direction de notre gentil sponsor : http://www.puerto-cacao.fr/

Et si tu veux, tu peux aussi ajouter la bannière du concours (je t'envoie le code html par email, please ask).

 

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J'attends l'url de ton billet dans les comms. Allez, file dans ta cuisine!

 

mercredi, 24 mars 2010

Déjeuner à l'Astor

 

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Dans la série "écumons les palaces parisiens", la Blonde et moi on est allé rue d'Astorg déjeuner à l'Astor, le restaurant de l'hôtel Astor.

Me demande pas où est passé le "g", j'en sais rien, et puis nous on y allait pas pour jouer aux Agatha Christie mais pour tester la formule entrée-plat ou plat-dessert du déj' à 20 euros.

20 euros pour un déjeuner dans un palace avec un vrai Chef aux commandes (Nicolas Clavier) je voulais voir ce que ça pouvait donner.


Tu le sais, j'ai une passion (partagée avec la Blonde) pour les bars de grands hôtels, mais l'Astor on ne connaissait pas. Il faut dire que l'hôtel est bien planqué dans une petite rue calme entre Madeleine, Saint-Augustin et la Concorde.

(Très) faiblement éclairée au naturel par une verrière, la salle du restaurant  et son atmosphère feutrée de se prêtent certainement mieux aux roucoulades officieuses d'un soir qu'aux déjeuners, surtout au printemps où on a envie d'exposer ses ridules naissantes à une belle lumière et au soleil. D'ailleurs en ce jour de semaine, il n'y a pas foule. Le service est donc particulièrement attentionné avec nous et c'est tant mieux.

La Blonde et moi ne sommes pas très sucre, on opte donc pour l'entrée et le plat.
La Blonde, qui a des envies carnassières (c'est parce qu'on est en train de parler de Carla Bruni et des hommes, alors forcément) opte pour la Noisette de selle d’agneau rôti, Parmentier d’épaule confite, jus parfumé à la sauge en plat. Et pour les asperges blanches sauce maltaise (qui sont vertes ce jour-là) en entrée.

Comme j'évite les bêtes à quatre pattes, je commande le Filet de rouget flashé minute, vierge de légumes croquants, toast de tapenade, et la Daurade royale à la plancha, bataille d’artichauts poivrades, tomates confites et roquette.


La Blonde est ravie de ses asperges et de leur sauce corto, ou maltaise, je sais plus (elle la sauce avec un très bon pain malgré son excellente éducation chez Nadine de R., c'est dire), mais est déçue de son plat, avec un agneau et un parmentier qu'elle juge en l'essence assez insipides. C'est vrai que dans son assiette ils font un peu triste mine.


De mon côté les deux poissons, servis en jolies portions, ont une cuisson parfaite et sont bien parfumés.

En entrée, la tapenade est une réussite et le toast impeccable, ce qui n'est pas une évidence (ni trop mollasson, ni trop sec option allô dentiste à la sortie).

Avec le plat, je me mettrais même à aimer les artichauts. Une belle surprise avec des pommes de terre type Grenaille ou Ratte du Touquet qui se sont invitées en plus dans l'assiette.
Déception en revanche avec la roquette posée en petit tas sur le méli-mélo de légumes chauds : à l'arrivée sur notre table, elle a pris un coup de chaud et fait la tronche.
Malgré tout le mélange de légumes chauds (artichauts, grenailles et tomates-cerises confites) est une réussite aussi bien d'un point de vue gustatif que visuel.

 

Au global, un déjeuner avec un bon rapport qualité/prix dans un cadre agréable, rondement mené par un service discret, affable et efficace comme on les aime dans ce genre d'endroit.


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Ce test s'est effectué dans le cadre d’une opération testeuses d’expériences lastminute.com : « Le Paris de la tentation ».

Déjeuner 2 plats (20 €) ou dîner 3 plats (30€), hors boissons.