lundi, 07 septembre 2009

MissCaca est écolo (#3)

Elle a pas un an qu'elle te donne déjà des leçons d'écologie sur ses ticheurtes en coton bio, celle-là!


vent.jpg


Ah ben ça promet.

lundi, 29 juin 2009

Parfois, piquer une gueulante, ça fait avancer les choses

...même en France, ce pays où la notion de service est quasiment nulle, et c'est normal, entre les situations de quasi-monopoles et l'administration omniprésente.

 

Souviens-toi que j'avais grogné contre les supermarchés en ligne, et tout particulièrement l'ex-mien, Houra pour le citer.

Entre temps, on s'est fâché, et je l'ai trompé; et puis carrément quitté.

 

Les supermarchés en ligne, c'est comme les constructeurs automobiles en ce moment : ils tentent à coup de triture-méninges marketing à deux balles de se racheter une conduite éco-citoyenne.

L'entreprise du 21è est éco-citoyenne (sinon éthique), ou sinon elle se fait montrer du doigt. Un nouveau moyen pour gagner les faveurs des consommateurs, comme dirait La blonde.

Il y a encore cinq ou dix ans, c'était le début des études marketing sur les alter-consommateurs : les annonceurs commençaient vaguement à écouter cette frange de sales bobos-écolos modérés (de la Madame Michu qui réfléchit plus que du berger du Larzac descendu en 68) qui  effectuaient leurs achats non plus seulement pour la marque et son univers, mais aussi en regardant les étiquettes de compo, et pis les emballages, et la toxicité du produit.

Non mais n'importe quoi, ceux-là, vraiment. Heureusement qu'à l'époque, c'était cinq pour cent du marché, non mais.

Mais voilà que ces crétins se sont mis à être de plus en plus nombreux, et que parfois, mon produit, on arrêtait de l'acheter parce qu'il y avait des OGM dedans, ou bien parce que la boîte elle pouvait pas aller au recyclage. On croit rêver, nan?

 

Ah, les années 70, 80 et 90, PVC, pétrole et toxiques à toutes les sauces, un peu de pub bien ficelée et bandante saupoudrée par dessus, et personne ne m'emmerdait, au moins au market' on pouvait s'éclater.  Les conso étaient bien contents d'acheter du jaune fluo, et du parfum synthétique, et du qui mousse, du qui pétille, du qui pique et du qui colore, et du qui détartre en trois secondes, et lave plus blanc que blanc et  du qui sent le mois d'avril et les embruns mieux qu'à port-la-moule, et du qui débouche à tout va. Et que je te balançais tout ça par la portière de la voiture ou que je te fourrais tout ça sans disctinction dans la grosse poubelle sans emmerder personne, ils étaient bien contents, ces niais, de pouvoir consommer-consommer-consommer, après 10 ans de rutabagas, de Dubon-Dubonnet, de Legal-Legoût et de sardines à l'huile.

Et puis en plus, on pouvait raconter n'importe quoi. Que la pâte à tartiner pleine d'huile de vidange, elle te faisait grandir ton gamin, que le biscuit blindé d'OGM et de graisses trans-saturées, il te lui donnait de l'énergie, et ils le croyaient, tous ces cons.

 

Maintenant, c'est fini. Non seulement mes bénéfices doivent être crédibles, mes promesses tenues et de mes RTB* tenir la route, mais en plus je dois remplacer l'huile de moteur par de l'huile d'olive, et puis devenir éco-citoyen. Faire gaffe à mes emballages, tout ça.

Tout fout le camp.

 

Bref.

 

Tout ça pour revenir à Houra.

Il y a quelques semaines, je recevais donc un email m'informant qu'effectuer mes courses en ligne, c'est méga-écologique : "un geste pour la planète", qu'y disaient.

 

Image 25.png

Ben ouais, que puisque que je ne prends pas ma voiture pour aller pousser le caddy dans les linéaires, vise un peu l'économie de CO2.

 

Image 23.png

Je rétorquais que :

1/ Houra dessert essentiellement du Paris-intra muros, qui de toute façon ne prend pas sa voiture mais fait ses courses aux Monop et autres Franprix du coin, sans oublier le marché le ouikenne, donc à pied,

2/ Les emballages et donc les déchets étaient monstrueux à chaque livraison : des tonnes de cartons pour parfois un seul produit tout au fond, bullpacks et scotch autour de toutes les bouteilles, de tous les flacons de produits d'entretien et autres conserves en verre.

Mamzelle Scarlett rajoutait aussi dans les comms que les camions de livraison réfrigérés, niveau CO2 et écologie, c'était pas piqués de vers.

 

J'avais même envoyé au service client d'Houra un message de foutage de gueule écolo.

Tu t'étais même interrogé sur l'éventuelle réponse : il était resté sans.

 

Image 22.png

 

Et puis en rentrant de ouikenne à rallonge avec Mister400 et MissCaca (je t'en causerai plus tard), regarde ce que je trouve aujourd'hui dans ma boîte :

 

 

Image 8.png

 

L'email ne dit pas ce qu'ils font des emballages : recyclés, réutilisés pour certains, ou salement jetés?

En tout cas, parfois, gueuler, ça sert.

Ca veut dire aussi que je n'ai pas dû être la seule à leur dire qu'ils prenaient un peu leurs clients pour des cons.

Et également qu'ils ont peut être (enfin) compris que le consommateur du 21è siècle n'avale (enfin) plus toutes les couleuvres qu'on lui sert.

 

 

----

*Reason To Believe : ce qui fait qu'on va croire à la promesse annoncée

 

 

mercredi, 10 juin 2009

L'interview écolo-bobo (#3) : Pivoine

pi.jpg

 

Cette semaine c'est Pivoine (également connue sous le nom de code La fleur 2.0) qui est de service pour l'interview écolo-bobo consacrée à la pierre d'alun et aux dessous de bras.

 

 

Pivoine, pour commencer, tu peux nous dire ce que c'est que la pierre d'alun, d'où ça vient cette bête-là et à quoi ça sert?

La pierre d'alun est une pierre de couleur givre, translucide, d'une saveur astringente, formé d'acide sulfurique, d'alumine et de potasse (sulfate de potasse) de formule KAl(S04)2 - 12(H2O)...

(dis donc tu m'as prise pour  wikipédia ?)

(Ah ben un peu quand même...et j'avoue qu'avec la formule chimique là tu as sévèrement élevé le niveau du blog! )

Ca vient de la parapharmacie ou du magasin bio ;-)
En fait je ne sais pas d'où (de Syrie entre autres je crois bien) et ça sert à réguler la transpiration et à éviter les mauvaises odeurs.
Ca peut servir aussi pour ces messieurs quand ils se coupent en se rasant.
Attention pour ceux qui veulent se lancer de bien acheter la pierre naturelle (potassium) car il en existe une synthétique.
Et attention aussi de ne pas la payer trop cher ( 5€90 la mienne) il y a des magasins qui surfent sur le succès et abusent.


Comment ça fonctionne sur la peau et sur la transpi concrètement?

C'est tout bête, on la passe sous l'eau et on se la passe sur les aisselles (ou tout autre endroit transpirant ma foi) et elle laisse une fine couche qui empêche la formation des bactéries donc des mauvaises odeurs. Mais attention, ça ne bloque pas la transpiration!
Elle resserre les pores de la peau aussi (tiens je devrais essayer sur mes pores de la figure, que j'ai ma foi un peu trop visibles à mon goût).

(Et puis le côté brillant-pailleté, c'est trop glitter sur la face ;-) )

C'est quoi l'avantage de la pierre d'alun sur les déodorants "classiques"?

Et bien c'est naturel déjà, ça ne sent rien, ça ne tache pas les vêtements, c'est économique, ça dure des années et c'est déjà pas mal!
Et en plus elle est douce et jolie ce qui est important non?

(La mienne est dans un plastoc jaunasse moche, mais c'est vrai qu'au naturel, c'est beau. D'ailleurs je ne sais pas si on peut en acheter des brutes? Enfin un peu polies quand même, version silex ça doit être un peu raide...)


C'est aussi efficace sur la transpi que les autres déo?

Oui, même mieux je dirais.
J'ai commencé alors que les températures extérieures étaient basses et j'avais un doute avec des températures d'été mais non.
Elle est parfaite et je l'aime d'amour.

(C'est beau. En dirais-tu autant de Monsieur Merlin?)


En revanche il n'y a que l'effet "régulateur" et pas l'effet "je parfume". Non pas que je sois fan des fragrances de chez Jean Peste, mais bon j'avoue que j'aime bien une petite odeur de propret sous l'aisselle...

L'effet "je parfume" je m'en fiche, j'ai un parfum pour ça ;-)
Et franchement avec un déo classique à la fin de la journée si j'avais beaucoup transpiré (tu sais le sud c'est la fournaise) j'avais parfois un mélange d'odeur de déo qui a tourné avec un début de transpiration. Pas glop.
Je peux te dire que dans la journée je bouge beaucoup, dans la chaleur et rien à déclarer. Beaucoup moins en tout cas qu'avec un déo classique.

(Pfff le vieux cliché chaud dans le sud et froid à Paris...on est mi-juin, il pleut et il fait 13° sur mon balcon vraiment, je ne vois pas de quoi tu veux parler...)

Qu'est-ce que tu penses des nouveaux déodorants sans aluminium, sans paraben, et souvent sans gaz qu'on trouve maintenant un peu partout? Finalement ils sont plutôt inoffensifs pour le corps, et assez écolo. Bon c'est sûr que niveau écologie, rien ne vaut une pierre à toutes ces formules quand même un chouilla chimiques ...

Je pense que c'est pas mal quand même! Si je n'étais pas satisfaite de ma pierre d'alun je me tournerais vers eux.
D'ailleurs il se peut que j'en achète un pour voir, je suis curieuse (genre un truc au citrus chez weleda ou à l'hibiscus d'ushuaia)


On a aussi une pierre d'alun chez les 400. J'arrive pas vraiment à l'utiliser correctement. Même sur la peau humide en sortant de la douche, ça me raclotte furieusement la peau. J'humidifie le pierre, il y a trop d'eau, bref, j'arrive pas vraiment à bien doser...tu fais comment toi?

Les premiers temps je la mettais sur les aisselles direct en sortant de la douche mais maintenant non. Je les sèche puis je mouille la pierre, un petit passage sous le filet d'eau et j'applique.
Difficile de doser au début, à la première utilisation c'était étrange car je ne savais pas si je l'avais assez frottée. Maintenant je fais plusieurs allers retours par sécurité ;-)
Monsieur Merlin a eu du mal à s'y mettre, il la regardait d'un oeil bizarre.
Mais maintenant c'est réglé il est adepte.
("Ca raclotte" : elle est cassée? :p)

(J'ai pas encore le coup de main, faut croire!)

 

Merci Pivoine d'avoir mis à nu tes aisselles pour le plus grand bonheur de la blogosphère!

 

 

----------

Tu écolo-boboïses et tu veux le clamer urbi et orbi? Dis-moi tout choupi, et je m'occupe de toi.

mercredi, 27 mai 2009

Jouets écologiques et biologiques

 

taf.jpg

Vroum-vroum!

 

Compte tenu de son (très) jeune âge, MissCaca a obtenu chez Frédérique un prix spécial du jury sous forme d'un jouet écologique (forcément, Frédérique me connaît bien).

Doubleremercions-la puisqu'elle a allumé dans mon cerveau atrophié cette idée de billet.

 

Si tu as de la progéniture, ou que ta frangine ou tes copines ont commencé à pondre avant toi, tu hantes de temps à autres les rayons jouets d'éveil. Tu as remarqué comme les jouets "biologiques" ou "écologiques" gagnent du terrain?

Pourtant il n'est pas si loin le temps où je suçotais avec délectation des cubes aux phtalates et autre PVC (nostalgie, nostalgie).

 

Je me suis demandée ce qu'il y avait derrière tout ça, parce que je bouffe pas bio les yeux fermés alors encore moins quand il s'agit de la chair de ma chair (le dernier qui a osé poser un doigt dessus sans mon autorisation est encore en observation à Bichat), le fruit de mes entrailles, fallait pas qu'elle s'en aille oh-oh-oh.

 

Les jouets écologiques

Sous ce terme on trouve des jouets propres pour la planète : qui consomment peu ou plutôt pas d'énergie ou produisent leur propre énergie  pour fonctionner (par friction par exemple, comme la voiture de MissCaca), recyclables (pour leurs matières de composition mais aussi pour le pack), sans susbtance toxiques ou polluantes (pour bébé également).

Les jouets UE sont sans PVC depuis quelques années grâce à une nouvelle législation, en revanche ils peuvent encore contenir des phtalates qui se libèrent dans la bouche, ainsi que des colorants pas franchement naturels, et autres traitements toxiques.

Les jouets écologiques peuvent également favoriser une production locale (certains sont made in France, mais pas tous, le plus souvent made in  UE ce qui est déjà mieux qu'une provenance Chine* sur le plan de l'acheminement et du CO2), être fabriqués dans une matière naturelle qui ne favorise pas la destruction de la nature (bois non rare, culture qui n'empiète pas sur les productions locales, pas de déboisement spécifique...).

 

Image 12.png

On trouve également souvent une dimension éthique, avec des jouets qui ne sont pas fabriqués par les enfants, issus du commerce équitable ou encore conçus par des populations en difficulté (handicapés par exemple).

 

Image 11.png

Enfin, pour être commercialisés ils répondent  aux normes en vigueur (celles de l'UE pour nous) niveau sécurité : résistants aux torsions, aux mâchouillages, aux chutes, au feu...

C'est donc bon pour la planète (pas de polluants, moins de déchets, respect des ressources), bon pour les loulous (non toxiques même portés à la bouche) et sur un malentendu bon pour une certaine population qui a besoin de cette source de revenus pour vivre.

 

Les jouets biologiques

Ils sont généralement aussi écologiques. Et avec ceux-là tu peux rajouter en plus que la matière mise en oeuvre (bois, coton, ...) est issue d'une production biologique (pas d'engrais, pas de pesticides...). Donc encore plus écologiques.

 

Image 9.png

 

Image 10.png

 

Pourquoi on ne laisse pas tomber nos sales jouets en plastoc alors?

 

Tu me diras que ta nièce de 7 ans va beugler si elle n'a pas sa Barbie et que tu lui colles à la place une voiture en bouleau d'allemagne sous le sapin.

Certes, mais pour les tout-petits, que le marketing n'a point encore perverti?

 

C'est trop cher, que tu vas geindre.

Je te connais toi.

 

Et bien balance le comparatif, Ginette!

- Ouais ouais ça vient!

(Elle est de la Bourboule, on s'esscuz).

 

Ca tombe bien je veux acheter des anneaux empilables pour MissCaca.

 


Le pas du tout bio ni écolo, 100% plastoc, 100% pétrochimie : 14,90 euros

Image 7.png


Le pas bio, en bois certes mais avec peinture on sait pas quoi et fabriqué on ne sait pas où, donc moyennement écolo : 9 euros

 

Image 3.png



Le 100% écologique (en aulne européen, fabriqué en allemagne, peintures non toxiques) : 13,9 euros.

Image 8.png


Le 2ème 100% écologique (rajouté en édit, histoire d'enfoncer le clou) (en bois européen, fabriqué en allemagne, peintures non toxiques) : 10,9 euros.

Image 8.png



Ahah, tu t'es fait eu hein avec ton argument prix...

 

 

Pour MissCaca j'ai dit d'accord, plusieurs fois d'accord pour le jouet mou écolo et autre doudou bio, d'autant que ce sont des jouets qui sont mâchouillés à longueur de journée.

Mais à cet âge les gniards ont une fâcheuse tendance à se balancer violemment les jouets dans la tronche. Et un Duplo en plastoc dans l'oeil ou sur l'arête du pif, c'est quand même moins fâcheux qu'un gros anneau en bois.

On ne peut pas tout avoir, faut croire.

Pour faire des emplettes de joujoux bio et écolo, je t'ai trouvé le portail écolo, .

 

----

* Chine où sont fabriqués 75% des jouets mondiaux

 

08:00 Publié dans L'écologie de la 400 | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, biologique, jouets, éveil, bébé | |

lundi, 13 avril 2009

J'ai du poil aux pattes

Oh je t'entends d'ici, normal pour une écolobobo et blablabla.

Ben la pilosité non maîtrisée ça m'a toujours debectée.

Et puis la Blonde témoignera que je suis une fille très propre sur moi, même qu'en public je ne mets jamais les doigts dans mon nez.

(Ou presque).

 

Oh je t'entends d'ici, que je succombe aux diktats sociétaux autour de la féminité et gnagnagna.

Peut être bien, mais le poil dégueu et migrant ça me dégoûte aussi bien sur moi que sur Raoul. La moquette qui bouclette derrière le col de chemise ouvert d'un bouton, ça me soulève le coeur autant que l'aisselle féminine pas fraîche.

Je laisse ça à la Casta, je m'en suis toujours pas remise de cette vision traumatique, déjà qu'elle joue comme une pelle à tarte.

 

Alors j'arrache, ou plutôt je fais arracher, depuis que j'ai compris que repeindre ses murs de salle de bains et ses serviettes en coton d'Egypte à la cire chaude n'était pas souligné comme étant de la dernière haïpe dans AD.

Mais bon, parfois le poil repousse plus vite que tu ne mets de temps à faire un sudoku niveau -1, ou Raoul décide de t'emmener passer le ouiken dans les dunes de Fort-Mahon pour contempler l'immensité en monokini sur un plaid 70% wool - 30% acrylic qui gratte.

(C'est du made in China, c'est pour ça).

 

Là tu es bien contente de trouver ça :

 

b1.jpg

Le bic jetable orange.

Dans tous les placards de salle de bain depuis 1975.

(Faut que je m'occupe de mon calcaire moi)

 

Le orange qui crie : danger! danger!

Double danger, plussois le danger, danger bis!


Danger dermique et danger écologique!

 

La première fois, il te rase parfaitement, comme un cours de finances bien maîtrisé.

La seconde fois, il pique un peu, mais te rase encore convenablement, exactement comme belle-maman autour du boeuf-en-daube dominical.

Les fois suivantes, il t'arrache l'épiderme et te laisse sanguinolante, et pour citer les Nuls : "les rasoirs jetables, au bout d'un moment, JETEZ-LES!"

 

Et tu finis par le jeter.

Au recyclage (dans le doute, ça peut marcher?)

 

Sauf que non, en fait.

 

En 2009, se trimballer un registre évocatoire autour du jetable et donc du déchet et de la pollution à l'ère de l'écologie et du développement durable pour une marque, c'est pas joli-joli.

On peut carrément dire que d'un point de vue marketing ça craint du boudin.

 

Carrément.

Bic a donc créé le rasoir jetable écologique.

b3.jpg
Ecolutions, on n'a pas chômé du brainstorm mon bobo, laisse-moi te le dire!
Y'en a eu des tasses de café en plastique de remplies pour trouver ce nom là!


b2.jpg

Bon çui là, bien sûr, il est vert, on va pas non plus réinventer le code couleur et réécrire le Mercator, l'écologie, c'est vert, point barre.


- "Eh, l'éclairage est trop naze ici, et le rideau jaunasse derrière me sied mal au teint!

- Pffff...T'ES D'UN RASOIR, toi!"

 

(Je suis grave en forme).

 

Mais le pigment et les encres sont végétaux et donc non nocifs pour l'environnement, et biodégradables.

L'émission de carbone conséquente à la fabrication est tirée au plus bas.

b4.jpg

 

Le pack est réduit au minimum syndical, un petit morceau de carton, lui-même recyclé, et accepté sans bronché dans les poubelles jaunes.

 

b0.jpg

Et puis en paquet de quatre, c'est mieux, l'énorme paquet de bic orange qui traîne 5 ans dans le placard, c'était plus possible. Si t'as besoin d'un rasoir aussi souvent, tu tapes dans le rasoir pour mec, avec les lames à changer et tout le saint-frusquin, on est d'accord.

 

b5.jpg

Trois lames, tu noteras, et une barre adoucissante pour te faire l'épiderme suave.


Avec ça Raoul a pas fini de te tripoter le mollet d'un air niais, je t'aurais prévenue!

 

Et ça se trouve ici, avec frais de port à 1 euro jusqu'au 14 avril :

 

Image 3.png

 


lundi, 06 avril 2009

MissCaca est écolo (#2)

 

 

beurk.jpg

Tu te souviens que j'avais dès 3 mois propulsé MissCaca sur les chemins de l'écolo-boboïsation par influence stylo-visuelle.

Ouais.

 

Maintenant que MissCaca a six mois révolus - et est donc censée comprendre ce qu'on lui raconte (ou à-peu-près), je me suis lancée dans le bourre-mou auditif.

Je me tâte encore un peu entre les deux méthodes, rapport que je sais pas encore si elle est visuelle, auditive, ou bien un peu des deux.

 

Voilà donc ce que je lui chante depuis deux jours :

 

Dans sa maison, un grand cerf
regardait par la fenêtre
un lapin venir au loin
et frapper chez lui :


-"Cerf, cerf, ouvre moi!
ou le chasseur me tuera!
- Lapin lapin entre et viens
me serrer la main"


Attends, tu connais pas tes classiques ?

Toute une génération perdue, noyée dans du Chantal Goya, du Salut les Musclés et du Chaussettes rouge et jaune à pti pois, que ça fait peine à voir la vérité.

 

Au bilan du plan "végétarisme précoce" :

la purée de carotte a eu grand succès *.

 

Et avec ça c'est pas demain que MissCaca me ramènera un redede qui donne dans la vainerie vénerie, me voilà bien tranquille.

 

__________

* inutile de t'esclaffer que MissCaca est trop jeune pour le boeuf-en-daube ou que c'est carotte ou carotte point barre, je trouve ça un peu faible comme argumentation, laisse-moi te le dire!

lundi, 30 mars 2009

L'écologie a bon dos

Comme je suis une sale bobo, je fais mes courses en ligne.

Oui, je sais, pour l'écologie en vrai il faudrait aller au marché bio à pied avec le caddy à roulette de mémé. On y va aussi, mais moins souvent, et que pour les fruits et les légumes.

Mais pour le reste, du pécu à la boîte de tomate pelée, franchement, moi aller au Monop dans les rayons pousser le caddie ou porter le panier en plastoc rouge tout cracra, attendre une demi-heure en caisse que Jessica s'active avec ses codes barres et charrier le barda sur trois étages, et risquer le prolapsus* tu me vois?  Ca me gonflait déjà avant MissCaca, alors maintenant je ne te dis pas.

En plus, les courses en supérette de quartier ça coûte un bras. Ca reste franchement plus rentable de supermarchéiser sur Internet. Nous autres les parisiens pour aller dans l'hyper, faut sortir de Paris ou limite (genre le Carrouf Auteuil qui est sur le périph). Donc tu prends ta caisse. Donc c'est une plombe aller, une autre retour, et deux sur places. Donc tu trouves pas de place en bas de chez toi en revenant. Donc c'est l'enfer. Donc t'oublie.

J'ai testé pas mal de supermarchés en ligne, depuis dix ans que je les pratique. Certains ont disparu. D'autres m'ont déçu. D'autres ont su me séduire à grand coup de promo et autres livraisons gratuites. Ca faisait plusieurs années que j'étais fidèle à une enseigne, et puis voilà qu'ils refont leur site de fond en comble et que ça ne passe plus sous mac.

Je vais donc voir ailleurs. Depuis, mes relations avec mon fournisseur sont légèrement, comment dire, tendues. Les imèls volent une livraison sur deux, entre mes oeufs bio qui arrivent déjà brouillés, ma crème déjà renversée, le livreur à la bourre,.(et, et, et non ou)... La dernière connerie en date étant l'oubli dans mon sac de surgelé du bloc de carbone glacé (genre -70°), que j'ai saisi à pleine main en pensant que c'était mes courgettes en rondelles.

Brûlée la main. Ptin je me suis lâchée (à une main) sur le clavier. Ils ont lâchés du code de réduc comme des porcs, je te le dis. Et du mail d'excuse qui était un brin obséquieux.

Bref.

Il y a quand même une constante qui vaut pour toutes les enseignes. C'est la débauche d'emballages et de suremballages à chaque livraison.

Pour une livraison, il y a un nombre incalculable de cartons et de sacs. Comme il ne faut pas mélanger les types d'aliments, parfois tu frises le ridicule niveau remplissage avec un pauvre petit article esseulé au fond d'un carton de 50 litres.

Toutes les bouteilles et bocaux en verre sont bulpackisés.

Tous les flacons et bouteilles ont le goulot triplecerclé de gros scotch.

On met tout ça au recyclage certes, mais quand même, tous ces déchets c'est franchement pas écolo.

 

Et voilà ce qui tombe dans ma boîte mail, genre on surfe trop sur l'écologie, on est trop écoresponsables nous autres de l'hypermarché en ligne.

Que faire ses courses en ligne, c'est écologique, et qu' "à chaque commande vous protégez la planète" et que aussi tu peux ouvrir ton compte écolo pour calculer ô combien t'es écolo en raquant chez eux.

 

eco2.jpg

Je clique, voilà où ça m'emmène :

 

eco3.jpg

Ah ouais d'accord, en comparaison avec si je vais à l'hyper...mais justement on n'y va pas nous les parigots, on va au monop à pied ou au marché du quartier, y t'ont pas dit ça aux études marketing?

Y'a que les  banlieusards qui y vont, et eux, tu les dessers pas pour la plupart...

et pis t'envoie ça à tes clients, donc qu'est-ce qu'on en a à cogner, c'est pour pas qu'on reprenne la voiture pour aller au Auchan Bagnolet? T'inquiète, si je te quitte,ce sera pour tes concurrents directs. C'est pas demain que je remettrai du jeton en plastoc dans le caddie ou que MissCaca sera à cheval là-dessus, manquerait plus que je retrouve une feuille de laitue flétrie collée à ses fesses...

 

En revanche si tu causes écologie, justement moi je te parlerai bien de tes emballages et de ta gestion du déchet...

 

 

maileco.jpg

 

C'est ce qui s'appelle tendre le bâton pour se faire battre

 

 

-----

* ça me fait penser que je t'ai laissé sans nouvelle de mon périnée depuis un bail, va falloir remédier à ça.

 

EDIT : résultat des galoches demain matin première heure, MissCaca a décidé de faire grasse mat. Les participations sont closes!

samedi, 14 mars 2009

Du vert, du vert, du vert

Ami(e) bobo, aujourd'hui je te présente ça :

 

Les Végétaliseurs : ecologie

 

 

 

Les Végétaliseurs : écologie

 

 

Les végétaliseurs est une idée des salariés d'Yves Rocher, dont certains étaient titillés par l'écologie comme d'autre par le macramé.

Moi je dis chacun sont truc, y'a pas à discuter que le macramé c'est mieux et gnagnagna.

 

L'idée, c'est quoi? Se retrouver notamment entre gens bien urbains mais qui veulent quand même faire à leur petite échelle pour l'environnement sans manger du foin ni vivre avec un pagne en chanvre bio autour des fesses au beau milieu de la nature Bourboulaise.

De l'écologie modérée et positivée, en quelque sorte, et là tu sais que ça me parle.

Un bon vieux site de bobos des familles, aussi, si tu préfères.


N'empêche que j'ai toujours défendu, dans les commentaires et ailleurs, aux "ouais mais l'écologie c'est un retour en arrière, c'est la charrue et le puits, y'en a marre et pis ça sert à rien de le faire tout seul" que l'écologie ça pouvait être simple, moderne (oui, l'écologie c'est la pression créatrice tout ça, c'est un sublime axe de R&D pour un monde post-moderne ankylosé, l'écologie c'est aussi du technique) et pas forcément chiant.

C'est en gros ce que raconte aussi la Charte des Végétaliseurs.

Attends, tu crois que je dois leur demander un pourcentage?

 

 

Les Végétaliseurs : écologie

 

Les Végétaliseurs : écologie



Là bas, tu y trouveras des choses dans le sens du développement durable et de l'éco-citoyenneté.

Sur Vegeterre tu peux aussi te mettre au jus des actions vertes à réaliser.

Et si tu deviens membre comme 37.000 autres bobos avant toi, même que tu pourras mettre ça sur ton blog :

 

 

Les Végétaliseurs : ecologie

 

Les Végétaliseurs : ecologie

Bleu pour les garçons, rose pour les filles uh-uh-uh

(Le vert ça me rend teubé)

 

Tu peux aussi participer à leur Challenge Végétal en photographiant Bubulle ou à leur Concours Pur Bien Etre pour aller te faire tripatouiller le gras ou partir en goguette avec Raoul aux frais de la princesse.

 

 

C'était un Article sponsorisé pour votre plus grand bonheur

lundi, 23 février 2009

Chronique d'une mort annoncée

poisson.jpg

N'oublie pas ton Xanax, tu seras gentil.

 

Cher poisson-clown,

il y a quelques années, munie d'un masque et d'un tuba moyenne gamme, je t'ai découvert au détour d'une promenade en snorkelling en mer de Chine.

C'était sur une plage déserte d'une île asiatique presque complètement couverte par la végétation.

Il n'y avait qu'une seule route à emprunter à pied, trois heures au moins pour traverser entièrement l'île par la jungle et par 35° et 99% d'humidité, avec comme possibilité de se faire attaquer par les singes ou les iguanes d'un mètre de long. Pour parvenir jusqu'à toi, j'ai préféré emprunter une heure durant le bateau d'une famille locale en pensant que je ne survivrai pas.

Dans la coquille de noix prévue pour un maximum de six personnes, nous étions une bonne vingtaine. L'Européenne avait monnayé son transport au prix d'un bon mois de salaire local. Le patriarche avait pu remplir le bateau d'essence, et les cousins, voisins et amis profitaient de l'aubaine pour échapper à la marche à pied.

Pour moi c'était le prix d'une course en taxi parisien, et pour échapper à la horde des touristes restée sur l'autre côte, celle desservie par la navette maritime et bétonnée, où s'égrainaient les plages bruyantes, j'étais prête à tout. Pas mécontente après ce trajet néanmoins de retrouver la terre ferme.

J'ai trouvé là-bas à me loger chez l'habitant. Quinze francs la nuit. Pour ça j'avais un bungalow aux planches mal jointes, un matelas que je ne préférais pas regarder de trop près, une moustiquaire trouée, un tuyau en cuivre sous lequel je pouvais m'asperger d'eau froide  et une fenêtre qui s'ouvrait sur la mer de Chine.

Le ciel, bleu limpide. L'eau, turquoise. L'arbre devant ma fenêtre, vert explosif.

Le vent, délicieusement tiède. La mer, paisiblement chaude. Le sable, atrocement brûlant.

Je crois que j'ai vécu là bas quelques jours paradisiaques dans un Eden terrestre qui n'existe probablement plus*, à dormir, lire, manger des soupes et des nouilles surépicées dont j'étaignais le feu à grandes lampées de ce thé au lait archisucré que la maîtresse de maison me servait à chaque repas.

A observer les animaux sauvages qui descendaient de la jungle avec la nuit, peu craintifs et  immédiatement aimables, comme les animaux qui n'ont jamais connu la méchanceté de mon espèce.

Et à snorkeller. De l'aube au crépuscule, des heures durant. J'explorais les fonds dans leur moindre parcelle, jamais fatiguée, centimètres par centimètres. Je m'émerveillais devant les coraux rouges, mauves, verts, bleus, et ses habitants aux couleurs aussi variées qu'intenses.

Et puis un jour, là-bas, sur la gauche du rivage, juste avant de gros rochers taillés par les vents et les vagues, je t'ai aperçu avec toute ta petite famille, au milieu d'une énorme anémone. Toi, poisson-clown, avec ta dame clown, et tes enfants clowns, petits comme une graine de tournesol.

J'ai cessé de nager pour ne pas vous effrayer. Je me laissais flotter, je ne respirais plus qu'une fois sur deux. J'ai avancé la main et tu es venue me picorer le bout du doigt après quelques minutes d'observation mutuelle.

Et puis je n'ai eu de cesse de revenir te voir. Tu n'étais plus farouche, tu avais compris que ce gros poisson sans couleur, là, un peu bizarre, était totalement inoffensif. Je te regardais jouer dans l'anémone, disparaître, réapparaître, venir me voir et repartir te cacher, courageux mais pas téméraire.

 

Aujourd'hui, j'écris en souvenir des derniers paradis maritimes, assassinés par mon espèce.

Qui arrache les coraux en souvenirs, qui pêche à outrance au cyanure et à l'explosif ou en trainant ses filets en ferraille sur les fonds marins, qui coule du béton sur la côte pour bâtir des hôtels pour ces touristes qui ne respectent rien et veulent leur petit confort au lieu d'une certes spartiate, mais inoubliable rencontre avec la nature.

Pour toutes ces raisons, mais aussi à cause du réchauffement des océans, près de 55.000 km2 de coraux sont déjà morts, et 35% de la surface actuelle aura disparu d'ici à vingt ou quarante ans.

L'Homme continue à scier inlassablement la branche sur laquelle il est assis, puisque 500.000.000 être humains tirent leur alimentation et/ou leurs revenus de ces mêms récifs.

 

Adieu, poisson, je t'ai bien aimé.

 

 

---

* le tsunami puis les promoteurs sont paraît-il passés par là depuis.

mercredi, 04 février 2009

L'eau du hamburger

eau.jpg

Kécessé l'eau virtuelle?

Un groupement de buveurs d'eau anonymes sur fesse-mouc qui se mettent minables IRL?

Que nenni.

 

L'eau virtuelle c'est la quantité d'eau nécessaire à la production d'un bien.

On apprend ainsi au passage que les pays exportateurs de ces biens dépensent de l'eau, alors que les pays importateurs en économisent.

Pas essentiel en France où l'eau coule à flot au moindre pipi et autre brossage de chicots, mais ça a son intérêt par exemple pour les pays importateurs riches et arides commes les émirats.

 

zzz-zzz-zzzz-zzzzz.

 

Bref.

Mais c'est pas ça le plus important. Tu peux te réveiller ça va devenir intéressant.

 

Ce qui m'a interloquée c'est la quantité d'eau virtuelle dépensée pour produire, disons un kilo de hamburger.

Nan attends je te dis pas, je te laisse deviner dans les commentaires.

 

clown.gif

Salut Roni!

(Qu'il a l'air niais celui-là...)

 

 

Alors pour indication, pour produire un kilo de riz, il faut 5.000 litres d'eau (normal banane, ça pousse dans la flotte, le riz tu vas me dire).

Bon alors autre indication, pour produire un kilo de sucre, il faut 1.500 litres d'eau.

Pour un litre de vin, 960 litres d'eau.

Pour un kilo d'oeufs, 3.300 litres d'eau.

 

Compte tenu de la quadrature du cercle et de ses deux côtés égaux que multiplie 3,14 avec une probabilité de 0,2,

merci de m'indiquer au doigt mouillé le nombre de litres d'eau (mouillé - eau...humour!) nécessaires à la production d'un kilo de sandwich étazunien plus banalement nommé hamburger.

Silence dans les rangs.

Vous avez 2 heures.

------

EDIT : la bonne réponse était 16.000 litres d'eau nécessaire à l'élaboration d'un kilo de hamburger. Bravo Bernie.

 

Toutes les notes