vendredi, 07 août 2009
Paris, capitale de la mode, épisode 7 : l'épisode sans déc'
(enfin normalement...)
A force de battre tous les pavés de toute cette putrie de rive droite à la recherche de nouveaux cas vestimentaires pathologiques à te poster ici pour que tu te moques sournoisement derrière ton pécé, je suis tombée totalement au hasard Balthazar sur une chouette marque inconnue dans mon bataillon.
Punaise, c'est pas souvent qu'on cause mode ici, ça doit être la chaleur.
T'inquiète pas, c'est esseptionnel, bientôt on pourra de nouveau se gausser mesquinement.
J'ai d'abord trouvé les imprimés rien bien, rapport que c'est la nature qui est mise en scène à chaque fois tvois. Gentil coquelicot mesdames. On se refait pas.
Et puis après j'ai appris que la matière était composée de 70% de bambou et 30% de coton biologique, ce qui nous donne (le compte est bon) 100% de matières naturelles et respectueuses de l'environnement.
Green Division, que ça s'appelle (grinne divigionne en rosbif).
Le nom est une promesse. Faut pas oublier les fondamentaux en marketing. C'est pas la Blonde qui te dira le contraire.

Notre mannequin, Miss400, de réputation mondialement connue (dans son immeuble),
habituée à gravir les marches (du bâtiment sur rue) et à fouler le tapis rouge (de l'escalier)
vous présente le modèle de robette Libellule (version froissée), focus sur les imprimés.
Chez les 400 on est fâché avec le fer à repasser, mais j'ai une théorie très bien argumentée sur le défroissage naturel sur le corps, qui me permet de sortir urbi et orbi dans mes vêtements non repassés sans avoir le rouge au front.
Ouais.
Mais dis-moi...
Ca serait pas un brin japonisant cette affaire?
Que ça me rappelle gravement mes chaussettes spéciales tongs que j'ai ramenées de Tokyo...

En top, tu as aussi le motif Oiseaux Hitchcockiens, je trouve ça un peu freaky (ce film m'a traumatisée à dix ans) mais note qu'il faut pas être phobique des insectes non plus...
Pour les coupes, c'est assez basique, pas chichiteux, mais pas robe de bure non plus. Je te dirais que ça me rappelle pas mal Comptoir des cotonniers cette histoire.
Et pour les tops, y'a des formes genre cache-coeur, pour les habituées du genre (gros nibs, quoi).
Moi jalouse? ahahah.
Y'a des coupes comme ça, genre décolletés profonds et cache-coeurs, si t'as pas de gros nibs, t'oublie et picétou.

Voilà le genre de trucs qui me vont mieux, tvois...
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N.B : article non sponsorisé, et je te dirais que c'est bien dommage (je veux bien être payée en nature), mais en même temps c'est si frais de voir qu'on n'est pas encore totalement pourries, nous autres de la blogo. Ahhhhh. Respire bien profond.
N.B 2 : et je t'informe que je suis en rade d'interviews écolo-bobos!
Si tu utilises un vélib, tu m'intéresses!
Tu vas faire des cuillettes dans les fermes (c'est la saison), pareil...etc
08:00 Publié dans L'écologie de la 400, Paris, 4pitale de la mode | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : green division, mode, vêtements, coton, biologique, bambou, nature, animaux, insectes, motifs |
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lundi, 29 juin 2009
Parfois, piquer une gueulante, ça fait avancer les choses
...même en France, ce pays où la notion de service est quasiment nulle, et c'est normal, entre les situations de quasi-monopoles et l'administration omniprésente.
Souviens-toi que j'avais grogné là contre les supermarchés en ligne, et tout particulièrement l'ex-mien, Houra pour le citer.
Entre temps, on s'est fâché, et je l'ai trompé; et puis carrément quitté.
Les supermarchés en ligne, c'est comme les constructeurs automobiles en ce moment : ils tentent à coup de triture-méninges marketing à deux balles de se racheter une conduite éco-citoyenne.
L'entreprise du 21è est éco-citoyenne (sinon éthique), ou sinon elle se fait montrer du doigt. Un nouveau moyen pour gagner les faveurs des consommateurs, comme dirait La blonde.
Il y a encore cinq ou dix ans, c'était le début des études marketing sur les alter-consommateurs : les annonceurs commençaient vaguement à écouter cette frange de sales bobos-écolos modérés (de la Madame Michu qui réfléchit plus que du berger du Larzac descendu en 68) qui effectuaient leurs achats non plus seulement pour la marque et son univers, mais aussi en regardant les étiquettes de compo, et pis les emballages, et la toxicité du produit.
Non mais n'importe quoi, ceux-là, vraiment. Heureusement qu'à l'époque, c'était cinq pour cent du marché, non mais.
Mais voilà que ces crétins se sont mis à être de plus en plus nombreux, et que parfois, mon produit, on arrêtait de l'acheter parce qu'il y avait des OGM dedans, ou bien parce que la boîte elle pouvait pas aller au recyclage. On croit rêver, nan?
Ah, les années 70, 80 et 90, PVC, pétrole et toxiques à toutes les sauces, un peu de pub bien ficelée et bandante saupoudrée par dessus, et personne ne m'emmerdait, au moins au market' on pouvait s'éclater. Les conso étaient bien contents d'acheter du jaune fluo, et du parfum synthétique, et du qui mousse, du qui pétille, du qui pique et du qui colore, et du qui détartre en trois secondes, et lave plus blanc que blanc et du qui sent le mois d'avril et les embruns mieux qu'à port-la-moule, et du qui débouche à tout va. Et que je te balançais tout ça par la portière de la voiture ou que je te fourrais tout ça sans disctinction dans la grosse poubelle sans emmerder personne, ils étaient bien contents, ces niais, de pouvoir consommer-consommer-consommer, après 10 ans de rutabagas, de Dubon-Dubonnet, de Legal-Legoût et de sardines à l'huile.
Et puis en plus, on pouvait raconter n'importe quoi. Que la pâte à tartiner pleine d'huile de vidange, elle te faisait grandir ton gamin, que le biscuit blindé d'OGM et de graisses trans-saturées, il te lui donnait de l'énergie, et ils le croyaient, tous ces cons.
Maintenant, c'est fini. Non seulement mes bénéfices doivent être crédibles, mes promesses tenues et de mes RTB* tenir la route, mais en plus je dois remplacer l'huile de moteur par de l'huile d'olive, et puis devenir éco-citoyen. Faire gaffe à mes emballages, tout ça.
Tout fout le camp.
Bref.
Tout ça pour revenir à Houra.
Il y a quelques semaines, je recevais donc un email m'informant qu'effectuer mes courses en ligne, c'est méga-écologique : "un geste pour la planète", qu'y disaient.

Ben ouais, que puisque que je ne prends pas ma voiture pour aller pousser le caddy dans les linéaires, vise un peu l'économie de CO2.

Je rétorquais que :
1/ Houra dessert essentiellement du Paris-intra muros, qui de toute façon ne prend pas sa voiture mais fait ses courses aux Monop et autres Franprix du coin, sans oublier le marché le ouikenne, donc à pied,
2/ Les emballages et donc les déchets étaient monstrueux à chaque livraison : des tonnes de cartons pour parfois un seul produit tout au fond, bullpacks et scotch autour de toutes les bouteilles, de tous les flacons de produits d'entretien et autres conserves en verre.
Mamzelle Scarlett rajoutait aussi dans les comms que les camions de livraison réfrigérés, niveau CO2 et écologie, c'était pas piqués de vers.
J'avais même envoyé au service client d'Houra un message de foutage de gueule écolo.
Tu t'étais même interrogé sur l'éventuelle réponse : il était resté sans.

Et puis en rentrant de ouikenne à rallonge avec Mister400 et MissCaca (je t'en causerai plus tard), regarde ce que je trouve aujourd'hui dans ma boîte :

L'email ne dit pas ce qu'ils font des emballages : recyclés, réutilisés pour certains, ou salement jetés?
En tout cas, parfois, gueuler, ça sert.
Ca veut dire aussi que je n'ai pas dû être la seule à leur dire qu'ils prenaient un peu leurs clients pour des cons.
Et également qu'ils ont peut être (enfin) compris que le consommateur du 21è siècle n'avale (enfin) plus toutes les couleuvres qu'on lui sert.
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*Reason To Believe : ce qui fait qu'on va croire à la promesse annoncée
14:42 Publié dans L'écologie de la 400 | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : supermarchés en ligne, écologie, déchets, gestion des déchets, emballages, co2, marketing |
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lundi, 15 juin 2009
C'est lundi, c'est écologie! (#1)
Comme je te l'avais annoncé ici, MaO et moi avons décidé de te faire profiter de notre trucs de mémés bio et autres produits écolo-bobo qui sont dans nos placards.
A gauche, les placards de MaO. A droite, les miens. Pour un peu on se croirait au Carrouf du coin (mais alors rayon écologie).
Ou alors dans un blog de mémère-à-savon-de-marseille et lavande dans les placards (c'est selon), tsais, les 43 paires de draps en gros coton rêche et blanc, ceux qui servent jamais, il faut les garder propres car on ne sait jamais, justement.
Cette semaine, on s'occupe de tes petites culottes, avec le premier opus :
Je m'occupe de mon linge écolo!
Lessive Bébé écologique Arbre Vert

Les + :
parfum végétal, base lavante végétale,
sans allergènes, sans dérivés de pétrole,
sans phtalates, sans esthers de glycol,
...sans rien de méchant,
inoffensif pour la peau, inoffensif pour l'environnement,
non testés sur les animaux,
et très efficace néanmoins.
Les - :
un peu chère (+-8.50€), si on peut, mieux vaut acheter ensuite la recharge
Utilisation :
un seul bouchon suffit, voire un demi pour les petites lessives
L'avis de la 400 :
Une gamme très éthique, qui ne maltraite ni l'environnement,
ni les animaux, ni la peau, ni mon tarin sensible.
Suffisamment efficace pour une maniaque dans mon genre,
et une discrète odeur de propre - je déteste quand ça empeste le détergent à deux mètres.
Lessive écologique Arbre Vert
Les + :
base lavante végétale, sans allergène et sans dérivés de pétrole,
sans phtalates, sans esthers de glycol... sans rien de méchant,
inoffensif pour la peau, inoffensif pour l'environnement,
non testés sur les animaux, et très efficace néanmoins.
Les - :
Rien à dire. Satisfaction totale.
Utilisation :
un demi bouchon suffit, parce que je mets aussi des boules (voir ci-après)
L'avis de Mao :
Aussi chère que les autres lessives (+-6€) et aussi efficace, mais bien meilleure pour l'environnement.
Ah oui j'oubliais: une odeur très discrète de linge propre. Dont j'apprécie la discrétion justement.
Recharge lessive Arbre Vert

Les + :
Tout pareil, c'est pas parce qu'il n'y a pas de bébé dessus
que c'est moins hypoallérgénique et respectueux que la lessive du bidon d'avant...
Bien plus économique (+-6,50€), je remplis le bidon 1 fois 1/2 avec,
bien que je sois censée faire moins de lavages avec...
Les - :
ben rien
Utilisation :
Pur marketing, je dose pareil qe pour la lessive bébé et c'est aussi efficace
L'avis de la 400 :
Idem, gamme éthique et écoresponsable, bonne lessive, odeur de propret très discrète.
Assouplissant Senteur végétale Arbre Vert

Les + :
Comme le reste de la gamme, un produit 100% végétal, 100% écolo,
pas de test sur les animaux, pas de toxiques,
inoffensif pour la peau...
Efficace sans en mettre des tonnes.
Prix correct (+-3,50€)
Les - :
odeur vraiment neutre, voire absente
Utilisation :
Un bouchon, comme de l'assouplissant classique.
L'avis de la 400 :
Un assouplissant vraiment écolo et respectueux, qui fait son boulot,
mais il manque une petite odeur de frais, qui pourrait être elle aussi très naturelle
(d'autres marques en propose avec une Huile Essentielle de lavande, comme Ecodoo).
Boule anti-calcaire et balle de lavage
Mais quoitesse?
La grosse avec les trous, elle est censé empêcher le calcaire de se fixer sur la résistance de la machine grâce à son aimant interne. Les petites balles elles battent le linge pour qu'il soit plus propre, plus doux, comme si t'allais au lavoir quoi.
Les + :
effectivement mon linge est plus doux et je ne met qu'une demi-dose de lessive.
Les - :
le bruit à l'essorage. Il parait qu'à long terme ça abime le tambour, j'attends de voir. Assez cher à l'achat (10 € la boule, 20 € les 12 balles).Mais ça dure une vie, en même temps.
Utilisation : direct dans le tambour avec le linge.
Vinaigre d'alcool blanc

Les + :
Pour un prix bas (+-1€), dissout le calcaire dans le tambour et le linge,
rend sa douceur au coton sans faire de mal à l'environnement ni à la peau
Les - :
odeur bof, mais qui disparaît avec un peu d'assouplissant ou de lavande au rinçage
Utilisation :
Un verre dans le tambour avant de lancer le programme à 60 ou 90°
(dissout le calcaire si l'eau est chaude) et en voiture Simone
L'avis de la 400 :
Vieux truc de grand mère contre le calcaire,
quand même moins reuch et plus naturel que le Goncal.
Si les fibres de tes serviettes sont toutes rêches, c'est la faute au calcaire qui les colle chouchou...
Adoucissant Mieux vivre Auchan

Les + :
base lavante végétale, biodégradable,
Marque De Distributeurs donc prix très accessible.
Les - :
une odeur de détergent très prégnante,
qui empeste l'appart,
si tu aimes les effluves genre usine à lessive...
Utilisation :
comme d'hab
L'avis de la 400 :
Auchan lance sa gamme de produits écologiques MDD comme les copains.
Des prix très accessibles, des bases écologiques,
mais un peu de chimie et des parfums très forts,
pour ceux qui aiment transporter avec eux une odeur de lessive,
voire de détergent...perso je déteste.
Détachant Mieux vivre Auchan

Les + :
un détachant avant lavage bien plus sympa avec l'environnement
que la version classique, hyper toxique.
Efficace en petite dose, autant que la version classique
Les - :
pas du 100% végétal...
Utilisation :
très peu sur la tache avant de mettre dans le tambour
L'avis de la 400 :
Le plus propre pour la planète, c'est encore de frotter avant à l'eau chaude et au savon de Marseille...
mais parfois le baobab qui nous pousse dans la main nous gêne.
Huile Essentielle biologique de Lavandin Florame

Les + :
Une HE de très bonne qualité,
très odorante, parfume naturellement et agréablement le linge,
biologique, accessible (+-6€),
tolérée même par les bébés,
multiples utilisations.
Les - :
rien
Utilisation :
pour le linge, 4-5 gouttes dans le bac à assouplissant parfume toute la lessive,
mais aussi dans les tiroirs et les dressings,
sur la nuque pour éviter les poux,
sur les tempes pour chasser les maux de tête,
...
L'avis de la 400 :
HE de Lavande ou de Lavandin,
l'essayer, c'est l'adopter, une odeur désuète genre madeleine de Proust (enfin pour moi)
et meilleure pour les fesses
(bien que son efficacité sur les hémorroïdes m'est inconnue)
Un de ces quatre lundis, on continuera sur une autre thématique produits...
Et en attendant, j'annonce le prochain retour de Mami400 sur les écrans...
08:37 Publié dans L'écologie de la 400 | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : arbre vert, lessive bio, produits d'entretien écolo, produits verts, produits propres, biodégradables, sans pétrole, sans allergènes |
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mercredi, 27 mai 2009
Jouets écologiques et biologiques

Vroum-vroum!
Compte tenu de son (très) jeune âge, MissCaca a obtenu chez Frédérique un prix spécial du jury sous forme d'un jouet écologique (forcément, Frédérique me connaît bien).
Doubleremercions-la puisqu'elle a allumé dans mon cerveau atrophié cette idée de billet.
Si tu as de la progéniture, ou que ta frangine ou tes copines ont commencé à pondre avant toi, tu hantes de temps à autres les rayons jouets d'éveil. Tu as remarqué comme les jouets "biologiques" ou "écologiques" gagnent du terrain?
Pourtant il n'est pas si loin le temps où je suçotais avec délectation des cubes aux phtalates et autre PVC (nostalgie, nostalgie).
Je me suis demandée ce qu'il y avait derrière tout ça, parce que je bouffe pas bio les yeux fermés alors encore moins quand il s'agit de la chair de ma chair (le dernier qui a osé poser un doigt dessus sans mon autorisation est encore en observation à Bichat), le fruit de mes entrailles, fallait pas qu'elle s'en aille oh-oh-oh.
Les jouets écologiques
Sous ce terme on trouve des jouets propres pour la planète : qui consomment peu ou plutôt pas d'énergie ou produisent leur propre énergie pour fonctionner (par friction par exemple, comme la voiture de MissCaca), recyclables (pour leurs matières de composition mais aussi pour le pack), sans susbtance toxiques ou polluantes (pour bébé également).
Les jouets UE sont sans PVC depuis quelques années grâce à une nouvelle législation, en revanche ils peuvent encore contenir des phtalates qui se libèrent dans la bouche, ainsi que des colorants pas franchement naturels, et autres traitements toxiques.
Les jouets écologiques peuvent également favoriser une production locale (certains sont made in France, mais pas tous, le plus souvent made in UE ce qui est déjà mieux qu'une provenance Chine* sur le plan de l'acheminement et du CO2), être fabriqués dans une matière naturelle qui ne favorise pas la destruction de la nature (bois non rare, culture qui n'empiète pas sur les productions locales, pas de déboisement spécifique...).

On trouve également souvent une dimension éthique, avec des jouets qui ne sont pas fabriqués par les enfants, issus du commerce équitable ou encore conçus par des populations en difficulté (handicapés par exemple).

Enfin, pour être commercialisés ils répondent aux normes en vigueur (celles de l'UE pour nous) niveau sécurité : résistants aux torsions, aux mâchouillages, aux chutes, au feu...
C'est donc bon pour la planète (pas de polluants, moins de déchets, respect des ressources), bon pour les loulous (non toxiques même portés à la bouche) et sur un malentendu bon pour une certaine population qui a besoin de cette source de revenus pour vivre.
Les jouets biologiques
Ils sont généralement aussi écologiques. Et avec ceux-là tu peux rajouter en plus que la matière mise en oeuvre (bois, coton, ...) est issue d'une production biologique (pas d'engrais, pas de pesticides...). Donc encore plus écologiques.


Pourquoi on ne laisse pas tomber nos sales jouets en plastoc alors?
Tu me diras que ta nièce de 7 ans va beugler si elle n'a pas sa Barbie et que tu lui colles à la place une voiture en bouleau d'allemagne sous le sapin.
Certes, mais pour les tout-petits, que le marketing n'a point encore perverti?
C'est trop cher, que tu vas geindre.
Je te connais toi.
Et bien balance le comparatif, Ginette!
- Ouais ouais ça vient!
(Elle est de la Bourboule, on s'esscuz).
Ca tombe bien je veux acheter des anneaux empilables pour MissCaca.
Le pas du tout bio ni écolo, 100% plastoc, 100% pétrochimie : 14,90 euros

Le pas bio, en bois certes mais avec peinture on sait pas quoi et fabriqué on ne sait pas où, donc moyennement écolo : 9 euros


Pour MissCaca j'ai dit d'accord, plusieurs fois d'accord pour le jouet mou écolo et autre doudou bio, d'autant que ce sont des jouets qui sont mâchouillés à longueur de journée.
Mais à cet âge les gniards ont une fâcheuse tendance à se balancer violemment les jouets dans la tronche. Et un Duplo en plastoc dans l'oeil ou sur l'arête du pif, c'est quand même moins fâcheux qu'un gros anneau en bois.
On ne peut pas tout avoir, faut croire.
Pour faire des emplettes de joujoux bio et écolo, je t'ai trouvé le portail écolo, là.
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* Chine où sont fabriqués 75% des jouets mondiaux
08:00 Publié dans L'écologie de la 400 | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : écologie, biologique, jouets, éveil, bébé |
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lundi, 30 mars 2009
L'écologie a bon dos
Comme je suis une sale bobo, je fais mes courses en ligne.
Oui, je sais, pour l'écologie en vrai il faudrait aller au marché bio à pied avec le caddy à roulette de mémé. On y va aussi, mais moins souvent, et que pour les fruits et les légumes.
Mais pour le reste, du pécu à la boîte de tomate pelée, franchement, moi aller au Monop dans les rayons pousser le caddie ou porter le panier en plastoc rouge tout cracra, attendre une demi-heure en caisse que Jessica s'active avec ses codes barres et charrier le barda sur trois étages, et risquer le prolapsus* tu me vois? Ca me gonflait déjà avant MissCaca, alors maintenant je ne te dis pas.
En plus, les courses en supérette de quartier ça coûte un bras. Ca reste franchement plus rentable de supermarchéiser sur Internet. Nous autres les parisiens pour aller dans l'hyper, faut sortir de Paris ou limite (genre le Carrouf Auteuil qui est sur le périph). Donc tu prends ta caisse. Donc c'est une plombe aller, une autre retour, et deux sur places. Donc tu trouves pas de place en bas de chez toi en revenant. Donc c'est l'enfer. Donc t'oublie.
J'ai testé pas mal de supermarchés en ligne, depuis dix ans que je les pratique. Certains ont disparu. D'autres m'ont déçu. D'autres ont su me séduire à grand coup de promo et autres livraisons gratuites. Ca faisait plusieurs années que j'étais fidèle à une enseigne, et puis voilà qu'ils refont leur site de fond en comble et que ça ne passe plus sous mac.
Je vais donc voir ailleurs. Depuis, mes relations avec mon fournisseur sont légèrement, comment dire, tendues. Les imèls volent une livraison sur deux, entre mes oeufs bio qui arrivent déjà brouillés, ma crème déjà renversée, le livreur à la bourre,.(et, et, et non ou)... La dernière connerie en date étant l'oubli dans mon sac de surgelé du bloc de carbone glacé (genre -70°), que j'ai saisi à pleine main en pensant que c'était mes courgettes en rondelles.
Brûlée la main. Ptin je me suis lâchée (à une main) sur le clavier. Ils ont lâchés du code de réduc comme des porcs, je te le dis. Et du mail d'excuse qui était un brin obséquieux.
Bref.
Il y a quand même une constante qui vaut pour toutes les enseignes. C'est la débauche d'emballages et de suremballages à chaque livraison.
Pour une livraison, il y a un nombre incalculable de cartons et de sacs. Comme il ne faut pas mélanger les types d'aliments, parfois tu frises le ridicule niveau remplissage avec un pauvre petit article esseulé au fond d'un carton de 50 litres.
Toutes les bouteilles et bocaux en verre sont bulpackisés.
Tous les flacons et bouteilles ont le goulot triplecerclé de gros scotch.
On met tout ça au recyclage certes, mais quand même, tous ces déchets c'est franchement pas écolo.
Et voilà ce qui tombe dans ma boîte mail, genre on surfe trop sur l'écologie, on est trop écoresponsables nous autres de l'hypermarché en ligne.
Que faire ses courses en ligne, c'est écologique, et qu' "à chaque commande vous protégez la planète" et que aussi tu peux ouvrir ton compte écolo pour calculer ô combien t'es écolo en raquant chez eux.

Je clique, voilà où ça m'emmène :

Ah ouais d'accord, en comparaison avec si je vais à l'hyper...mais justement on n'y va pas nous les parigots, on va au monop à pied ou au marché du quartier, y t'ont pas dit ça aux études marketing?
Y'a que les banlieusards qui y vont, et eux, tu les dessers pas pour la plupart...
et pis t'envoie ça à tes clients, donc qu'est-ce qu'on en a à cogner, c'est pour pas qu'on reprenne la voiture pour aller au Auchan Bagnolet? T'inquiète, si je te quitte,ce sera pour tes concurrents directs. C'est pas demain que je remettrai du jeton en plastoc dans le caddie ou que MissCaca sera à cheval là-dessus, manquerait plus que je retrouve une feuille de laitue flétrie collée à ses fesses...
En revanche si tu causes écologie, justement moi je te parlerai bien de tes emballages et de ta gestion du déchet...

C'est ce qui s'appelle tendre le bâton pour se faire battre
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* ça me fait penser que je t'ai laissé sans nouvelle de mon périnée depuis un bail, va falloir remédier à ça.
EDIT : résultat des galoches demain matin première heure, MissCaca a décidé de faire grasse mat. Les participations sont closes!
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| Tags : courses en ligne, dépense en carbone, écologie, éco-citoyenneté, dévelppement durable, courses écolo, bobo |
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lundi, 23 février 2009
Chronique d'une mort annoncée

N'oublie pas ton Xanax, tu seras gentil.
Cher poisson-clown,
il y a quelques années, munie d'un masque et d'un tuba moyenne gamme, je t'ai découvert au détour d'une promenade en snorkelling en mer de Chine.
C'était sur une plage déserte d'une île asiatique presque complètement couverte par la végétation.
Il n'y avait qu'une seule route à emprunter à pied, trois heures au moins pour traverser entièrement l'île par la jungle et par 35° et 99% d'humidité, avec comme possibilité de se faire attaquer par les singes ou les iguanes d'un mètre de long. Pour parvenir jusqu'à toi, j'ai préféré emprunter une heure durant le bateau d'une famille locale en pensant que je ne survivrai pas.
Dans la coquille de noix prévue pour un maximum de six personnes, nous étions une bonne vingtaine. L'Européenne avait monnayé son transport au prix d'un bon mois de salaire local. Le patriarche avait pu remplir le bateau d'essence, et les cousins, voisins et amis profitaient de l'aubaine pour échapper à la marche à pied.
Pour moi c'était le prix d'une course en taxi parisien, et pour échapper à la horde des touristes restée sur l'autre côte, celle desservie par la navette maritime et bétonnée, où s'égrainaient les plages bruyantes, j'étais prête à tout. Pas mécontente après ce trajet néanmoins de retrouver la terre ferme.
J'ai trouvé là-bas à me loger chez l'habitant. Quinze francs la nuit. Pour ça j'avais un bungalow aux planches mal jointes, un matelas que je ne préférais pas regarder de trop près, une moustiquaire trouée, un tuyau en cuivre sous lequel je pouvais m'asperger d'eau froide et une fenêtre qui s'ouvrait sur la mer de Chine.
Le ciel, bleu limpide. L'eau, turquoise. L'arbre devant ma fenêtre, vert explosif.
Le vent, délicieusement tiède. La mer, paisiblement chaude. Le sable, atrocement brûlant.
Je crois que j'ai vécu là bas quelques jours paradisiaques dans un Eden terrestre qui n'existe probablement plus*, à dormir, lire, manger des soupes et des nouilles surépicées dont j'étaignais le feu à grandes lampées de ce thé au lait archisucré que la maîtresse de maison me servait à chaque repas.
A observer les animaux sauvages qui descendaient de la jungle avec la nuit, peu craintifs et immédiatement aimables, comme les animaux qui n'ont jamais connu la méchanceté de mon espèce.
Et à snorkeller. De l'aube au crépuscule, des heures durant. J'explorais les fonds dans leur moindre parcelle, jamais fatiguée, centimètres par centimètres. Je m'émerveillais devant les coraux rouges, mauves, verts, bleus, et ses habitants aux couleurs aussi variées qu'intenses.
Et puis un jour, là-bas, sur la gauche du rivage, juste avant de gros rochers taillés par les vents et les vagues, je t'ai aperçu avec toute ta petite famille, au milieu d'une énorme anémone. Toi, poisson-clown, avec ta dame clown, et tes enfants clowns, petits comme une graine de tournesol.
J'ai cessé de nager pour ne pas vous effrayer. Je me laissais flotter, je ne respirais plus qu'une fois sur deux. J'ai avancé la main et tu es venue me picorer le bout du doigt après quelques minutes d'observation mutuelle.
Et puis je n'ai eu de cesse de revenir te voir. Tu n'étais plus farouche, tu avais compris que ce gros poisson sans couleur, là, un peu bizarre, était totalement inoffensif. Je te regardais jouer dans l'anémone, disparaître, réapparaître, venir me voir et repartir te cacher, courageux mais pas téméraire.
Aujourd'hui, j'écris en souvenir des derniers paradis maritimes, assassinés par mon espèce.
Qui arrache les coraux en souvenirs, qui pêche à outrance au cyanure et à l'explosif ou en trainant ses filets en ferraille sur les fonds marins, qui coule du béton sur la côte pour bâtir des hôtels pour ces touristes qui ne respectent rien et veulent leur petit confort au lieu d'une certes spartiate, mais inoubliable rencontre avec la nature.
Pour toutes ces raisons, mais aussi à cause du réchauffement des océans, près de 55.000 km2 de coraux sont déjà morts, et 35% de la surface actuelle aura disparu d'ici à vingt ou quarante ans.
L'Homme continue à scier inlassablement la branche sur laquelle il est assis, puisque 500.000.000 être humains tirent leur alimentation et/ou leurs revenus de ces mêms récifs.
Adieu, poisson, je t'ai bien aimé.
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* le tsunami puis les promoteurs sont paraît-il passés par là depuis.
00:00 Publié dans L'écologie de la 400 | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : corail, poissons, réchauffement climatique, écologie, mers, océans, récifs, écosystème |
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mercredi, 04 février 2009
L'eau du hamburger

Kécessé l'eau virtuelle?
Un groupement de buveurs d'eau anonymes sur fesse-mouc qui se mettent minables IRL?
Que nenni.
L'eau virtuelle c'est la quantité d'eau nécessaire à la production d'un bien.
On apprend ainsi au passage que les pays exportateurs de ces biens dépensent de l'eau, alors que les pays importateurs en économisent.
Pas essentiel en France où l'eau coule à flot au moindre pipi et autre brossage de chicots, mais ça a son intérêt par exemple pour les pays importateurs riches et arides commes les émirats.
zzz-zzz-zzzz-zzzzz.
Bref.
Mais c'est pas ça le plus important. Tu peux te réveiller ça va devenir intéressant.
Ce qui m'a interloquée c'est la quantité d'eau virtuelle dépensée pour produire, disons un kilo de hamburger.
Nan attends je te dis pas, je te laisse deviner dans les commentaires.

Salut Roni!
(Qu'il a l'air niais celui-là...)
Alors pour indication, pour produire un kilo de riz, il faut 5.000 litres d'eau (normal banane, ça pousse dans la flotte, le riz tu vas me dire).
Bon alors autre indication, pour produire un kilo de sucre, il faut 1.500 litres d'eau.
Pour un litre de vin, 960 litres d'eau.
Pour un kilo d'oeufs, 3.300 litres d'eau.
Compte tenu de la quadrature du cercle et de ses deux côtés égaux que multiplie 3,14 avec une probabilité de 0,2,
merci de m'indiquer au doigt mouillé le nombre de litres d'eau (mouillé - eau...humour!) nécessaires à la production d'un kilo de sandwich étazunien plus banalement nommé hamburger.
Silence dans les rangs.
Vous avez 2 heures.
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EDIT : la bonne réponse était 16.000 litres d'eau nécessaire à l'élaboration d'un kilo de hamburger. Bravo Bernie.
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| Tags : eau virtuelle, écologie, consommation d'eau, planète, production des biens alimentaires, environnement |
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vendredi, 30 janvier 2009
Your natural MissCaca, la suite
Ouais, nous les bloggeuses, toutes assoiffées d'argent que nous sommes, nous pouvons encore parler d'un produit sans être rémunérées et même sans que personne nous le demande.
Après ma note où te racontais les pièges à éviter et les produits à préférer pour éviter que ton nourrisson ressemble à un champignon poussé dans un bosquet tchernobylien, tu t'es inquiétée de savoir ousqu'on pouvait trouver des biberons sans ce foutu Bisphenol-A?
Voilà que les bibs GreenToGrow sont achetables en ligne chez Monde du Bio (ce qui t'évitera d'aller te faire arroser d'éternuments tout craspecs et grippeux à la pharmacie pour commander des Medela que ton pharmacien n'a jamais, vu qu'il préfère les Avent et qu'on se demande bien pourquoi).
Tu peux y aller, j'ai pas de capitaux là-bas, mais j'ai déjà commandé plusieurs fois t'es servie comme une reine en 48H chez toi, service client et paquet nickels et tout.
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| Tags : biberons sans bisphenol-a, biberons sans produits chimiques, biberons non toxiques |
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lundi, 26 janvier 2009
Grande braderie sur le bio

Tu croyais que les soldes c'était que pour les sapes et les meubles chez Roche Bobois? ben moi aussi remarque.
Ben on a tout faux.
Ouais.
Le bio s'est fait aussi essorer la tronche tel le pull en soie de chez Comptoir des Cotonniers moyen.
Ah non ça veut pas dire que le bio va être moins cher.
On s'esscuz.
Ca veut juste dire que grâce à l'Europe, on nous tire les exigences du bio vers le bas sévère.
Alors il paraîtrait que ça serait à cause que le français comme toi et moi il consomme de plus en plus biologique chaque année.
Nan mais ça va être notre faute bientôt, ils sont marrants à Bruxelles.
Faut croire que le français serait en train de comprendre que bouffer de l'OGM et du E-machin et autres graisses de palme hydrogénée ça le rend gras et malade.
Tout arrive. (A défaut de becqueter bio pour préserver la planète).
Y'a donc demande mais l'offre ne suit pas. Bon je vais pas te faire un cours sur Keynes non plus hein. Mais avec 2% des surfaces agricoles en bio dans l'hexagone, ça suffit plus. Donc on importe un maximum du bio.
Vise un peu la dépense en C02 pour l'acheminement, me dit pas dans les commentaires que pour être écolo faut donc arrêter de manger bio, je préfère me mettre la tête dans un sac, je vais pas dormir de la nuit avec cette affaire-là.
Donc à partir de pas plus tard que maintenant, les exigences en bio sont méchamment plus faiblardes.
Prends l'éleveur bio par exemple. Rapidement, il ne devait plus faire Que de la bête bio. Ben maintenant il aura le droit de faire une bête bio, pis dans l'enclos à côté, une bête pas bio. Mouais.
Et 50% de ce qu'il mettait dans la mangeoire de ses bestiaux devait être bio de la ferme. Ca tombe à 10%. Re-mouais.
Les bêtes toujours. Les délais avant de passer sous les mains de l'égorgeur à l'abattoir vont être drastiquement réduits. Mon poulet il ne va plus courir aussi longtemps qu'avant dans la tendre herbe verte du petit pré ousque poussent les champignons sauvages et gambadent les lapins. Nan.
Poultoques toujours. En bio, la tolérance aux antibio était nulle. Mon poulet bio n'avait jamais connu la chimie avant d'arriver dans mon assiette, ce qui m'évitait à moi aussi de bouffer de l'antibio. Ben à partir de maintenant il aura le droit à un petit traitement.
Ne parlons pas des vaches, j'en mange pas, mais elle elle aura le droit à trois traitements antibio. Carrément.
(la vache serait-elle plus fragile que le poulet? Elle devient vite folle note bien).
Bon alors ne me fais pas dire ce que j'ai pas dit. En mangeant ce bio-là tu mangeras toujours moins de cochonneries qu'en bouffant batterie et compagnie.
Mais bon.
Bruxellisation.*
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* Ca aurait plu à Brel cette histoire là.
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| Tags : bio, europe, normes européenne, ogm, abaissement des exigences pour le bio, agriculture biologique |
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lundi, 19 janvier 2009
22, vla les poulets

Tu le sais, toi qui est en couple, et même peut être aussi toi le célibataire, la vie à deux c’est une vie de concessions et de compromis.
Toute végétarienne que je suis, je laisse donc Mister400 bouffer de la bête autant qu’il veut (manquerait plus que ça, le prosélytisme ça m’a toujours gonflé) en dehors et aussi à la maison. Il raconte pourtant à qui veut l’entendre qu’il est végétarien « oui parce que tu comprends l’homme est végétarien à la base c’est prouvé par les anthropologues gnagna » (recrachant le discours que je lui ai servi quand je suis devenue végétarienne) mais se commande gaillardement une adouillette triple A au resto avec ses collègues et ramène régulièrement à la maison une entrecôte bien bardée de gras qu’il fait cuire dans 50 grammes de beurre de baratte.
Mais enfin avec les hommes, j’ai appris à ne plus m’étonner de rien.
Et là où je suis vraiment une femme formidable, c’est que parfois (rarement, mais parfois quand même) je cuisine de la viande pour Mister400.
Ouais.
En même temps, les intégristes, j’aime pas non plus, et donc depuis que je suis végétarienne j’ai toujours dit que je mangerais de la viande occasionnellement (très). Bon alors tout ce qui a quatre pattes je ne peux pas (plus), mais la volaille, d’accord. D’ailleurs à Noël j’ai fait un chapon, tu vois, et puis pour les 40 ans de Mister400 du canard (je ne m’étends pas sur le sujet, Mister400 déprimant sec et ayant passé trois mois à répéter qu’il allait devenir vieux, que ça y est il était vieux, qu’il était essoufflé après avoir monté quatre étages en courant c’est parce qu’il est vieux, que faire une MissCaca a quarante ans c’était trop vieux la pauvre un papa vieillard etc).
Bref.
Avec les hommes j’ai appris à ne plus m’étonner de rien je te disais.
Je vais dire ça aux copines qui ont des enfants à 42 ans (telle la Rachida Dati moyenne), ça va leur plaire.
Donc les bêtes à plumes je dis oui, et si et seulement si elles ont été élevées dans des conditions décentes.
Donc le poulet qui n’a pas vu le jour, a été bourré aux farines modifiées et aux antibio dans une cage de 20x20cm je dis non. J’engraisse uniquement le producteur qui me prouve que mon poulet il a vécu une courte certes mais belle vie de poulet, avec des graines à picorer, des copains contre lesquels il a fait un peu de frotti-frotta, et sur un malentendu de l’herbe pour se rouler dedans, et de la terre qu’il a pu gratter allégrement du bout de son ergot pour y chercher l’asticot. Donc j’achète du poulet bio, ou le plus souvent ce qui répond à mon cahier des charges, un poulet fermier de Loué (cette note n’est PAS sponsorisée).
Depuis deux semaines Mister400 grogne qu’il veut de la viande, qu’on ne mange pas de viande, qu’il va mourir s’il ne mange pas de viande que gnagnagna. (Ne pas lui dire qu’il a mangé du saucisson hier, des lasagnes bolognaises avant hier avec ses collègues, un tendron de veau-tagliatelles avant-hier, ça ne compte pas car ce n’est pas dans son foyer, ce qui indique quand même que Mister400 est un homme formidable, si tu vois ce qui est sous-tendu derrière tout ça).
Bon c’est pas un hasard, il a décidé soudainement il y a quinze jours d’arrêter l’alcool (je soupçonne Mister400 d’avoir grossi comme une vache entre la couvade de MissCaca et les fêtes de fin d’année, et de mal vivre le fait que deux mois après mon accouchement j’ai reglissé mes fesses dans mon jeans en taille 36 sans aucun régime – merci l’allaitement). Donc il lui faut bien des compensations.
Me voici donc partie dans la réalisation d’un poulet au lait de coco. J’attrape dans le frigo la bête toute cellophanée et j’avise le pack : « un poulet de Loué acheté = un arbre planté ». Enfin si on va valider son achat sur le site de Loué (pas dans la Sarthe hein, sur Internet, ahhaha drôle je suis). Tu connais le topo arbre = absorbtion de CO2 = moins de réchauffement donc je fonce me connecter.*
J’apprends ainsi que ces producteurs sont déjà très engagés dans le développement durable, en investissant dans les énergies renouvelables (solaire et éoliennes), en reboisant de façon importante (« A ce jour les Fermiers de Loué ont planté plus de 800 000 arbres et 1 500 km. Ces plantations sont réalisées par les éleveurs eux-mêmes. »), et en plus n’utilisant pas d’OGM pour nourrir leurs volatiles selon le principe de précaution.
Tu peux aller lire tout ça en cliquant sur les images au dessus.
Un petit extrait qui m’a fait marrer :
« Pour assurer le bon développement de ces jeunes plants, il est nécessaire de les protéger des volailles toujours prêtes à les picorer ou à s’y percher. »
C’est un rigolo le poulet.
Que de bonnes raisons pour acheter Loué (ou bio, les deux n'étant pas incompatibles, certains poulets étant lermiers label rouge ET biologiques), que je t’ai expliqué dans cette note décidément pas sponsorisée**.
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* en réalité vu que t'as aucun moyen de prouver que t'as acheté ton poultoque tu peux dire que tu l'as fait, cliquer et voilà un arbre de plus
** néanmoins si les producteurs de Loué veulent me rémunérer en volatiles (2 ou 3 par an suffisants à ma consommation), je suis d'accord. A vot' bon coeur.
00:00 Publié dans L'écologie de la 400 | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : loué, poulets, volailles, bio, sans ogm, label rouge |
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