lundi, 24 août 2009
Faire les planches, mais la planche un peu moins

Rhoooooo...on dirait presque les Raboteurs de parquet de Caillebotte! (-tis)
(C'est trop intellectuel de la référence, ici).
Ayé mon bobo, je suis reviendue à la capitale.
J'étais à Deauville, dis-donc, et c'était la première fois que j'y mettais la Birk.
Oh bon ça va, j'ai un autre transgénérationnel plagesque, on s'esscuze (du côté de Port-la-Moule), et puis Mister400 encore un autre (chez les chapeaux ronds ousqu'il pleut tout le temps et qu'il te faut quatre bonnes heures pour aller te taper douze degrés été comme hiver) (pas de risque de chaud-froid au moins là-bas).
Alors on m'avait pas menti, des planches, y'en a. Je saurais pas te dire combien, mais beaucoup, qui courent le long de la plage et des cabines aux noms des grands d'ollioudechouinnegueumme).

Nan, c'est pas Kim Basinger.
Pimousse et la Blonde (qui sont tenues au courant de toute ma vie et qui s'inquiètent si je ne leur envoie pas de mèl toutes les 48 heures) m'avaient dit que ohlàlà, qu'est-ce que tu vas faire là-bas, c'est trop m'as-tu vu (j'ai beau me pavaner avec mes rébanne, je suis étiquetée écolo, donc forcément pour les autres j'aspire à l'authentique).
Et ben tu sais quoi.
Elles avaient raison.
C'est une échappée du XVIè bling-bling en fait.
D'ailleurs il paraîtrait (enfin localement) que Deauville serait le 21è arrondissement de Paris.
Ouais.
Alors on s'esscuze mais moi j'avais plutôt en tête que c'était Neuilly?
C'est que Deauville est déjà dans la eurlie-attitioude du Grand Paris sarkoziste, faut croire.
Déjà, dans mon sac, j'avais prévu un short pour la plage, deux robes (dont les libellules), deux jupes et un djinnsse.
J'avais oublié les essentiels de reconnaissance sociétaux du XVIè cho-offe en vacances, non initiée que j'étais aux us et coutumes deauvillais.
Alors pour ta gouverne, si tu vas à Deauville l'été il te faut :
- si tu es une femme et que tu as plus de cinquante ans: pantalon blanc (in-dis-pen-sable) + chaussures blanches (quelles qu'elles soient ou presque) + polo lacoste au colori pétard pour faire ressortir le cramage (fuschia ou corail préférablement cette saison) + plein de bracelets autour du poignet qui font glingling (ou bling).
- si tu es une femme de moins de cinquante ans : une espèce de jupe longue avec des trous trous en cotonnade + un top très échancré. Merde j'avais pas non plus, + des birk. Ouf j'en avais - mais pas les bonnes (il fallait celles avec le plot au milieu des doigts-de-pied).
Et pour tout le monde bronzage pain d'épices donc.
Ca non plus je fais pas, rapport que c'est le mal.
Et puis le regard qui porte au loin, au dessus de la masse.
Pas d'enfants, à la rigueur ado.
La mini-cooper noire est un plus certain.
Ce qui me donner une habile transition pour parler de l'autre motif de déception : la pollution. Le beurk.
Deauville est un carrefour géant. Il y a des caisses partout, partout, qui klaxonnent, démarrent, se garent, bouchonnent, ne te laissent pas passer sur les clous (le regard qui porte au loin des conducteurs), font un barouf d'enfer; et qui puent. Ah c'est pas l'île de Bréhat.
Et pour finir la plage était dégueulasse à chaque fois que j'y suis allée. Mégots, coton-tige (y'en a qui profite du grand air pour se curer les oreilles, faut croire), emballages de biscuits, feuilles de sopalin détrempées, vieux pansements et j'en passe, matin comme après-midi.
C'est la fête du slip du staphylocoque, mon bon.
Déjà que j'ai laissé MissCaca tremper son bécégé suintant dans une bâche que 2.000 personnes ont traversée en une heure, j'ai des spasmes quand j'y repense.
Pas la peine de me sauter dessus dans les comms, que gnagnagna Deauville c'est super et que j'ai qu'à rester chez moi si ça me plaît pas (nan, mais l'année prochaine, dans le coin je retournerai à Cabourg). Chacun ses élections sableuses, y'a le choix et si tout le monde trouve son bonheur c'est tant mieux, et les vaches sont bien gardées quand sonne midi à sa porte. M'enfin y'a des municipalités qui dépensent plus que d'autres en matière de propreté, et quand je vais au grand air claquer mes économies, c'est pas pour retrouver ce que j'ai quitté dans mes caniveaux parisiens.
Et quand j'accuse je donne des preuves :

Oh!

Ah!
Néanmoins, l'architecture de Deauville est très belle. Du colombage partout, et même pour les nouvelles constructions, le style reste identique et le neuf se fond dans le paysage.
(C'est beau comme une brochure du syndicat d'initiative ce que j'écris).
(Ouais. uhuhuh).
Madame Kévin m'a écrit qu'elle préférait Trouville. J'ai cru comprendre qu'il y a un vieux clivage des familles entre les deux stations voisines.
J'ai une copine qui ne jure que par Deauville, parce qu'à Trouville, ce serait des ploucs.
A Trouville, on te dit que les Deauvillais se la racontent et qu'ici c'est plus authentique.
bouaif.
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Sur cette vieille querelle, je te dis tchousse.
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mercredi, 19 août 2009
Plagiat à la plage

Cet art de la mise en scène...
Ca va mon bobo?
Toujours en vacances?
Moi je suis sûr les planches, enfin un peu plus loin, pour que MissCaca puisse patasser dans le sable plein de staphylocoques dorés (c'est très estival - doré comme les blés, le soleil, mais pas comme la peau des vieilles pommes cuites des rombières du coin, qui donnent plutôt dans le cramé).
Dis-donc.
J'étais en train de lire tranquillou un piti roman - que je qualifierais de rien chouette, jusqu'à ce que, dans les dernières pages, j'ai constaté comme un plagiat.
Attends que je rentre et je contacte mon avocate, quoi merde.

Comment ça ça a été écrit en 1931.
Ouais bon.
A part ça?
Je te laisse apprécier la contrepetrie de l'été tirée de l'album de la Comtesse dans le Canard :
"Les campeuses du ponton".
Je vais mettre la journée pour m'en remettre je crois.
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Et c'est tout pour aujourd'hui.
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mercredi, 05 août 2009
L'esprit de Port-la-Moule sévit jusque dans les stations chics
Mon bobo,
Puisque tu le demandes, je suis toujours au grand air avec MissCaca.
On passe nos après-midis sous le parasol, sur l'herbe.
Je lui apprends les oiseaux, les papillons, toussa.
Mais ce qu'elle préfère c'est écraser sous son index les fourmis qui s'aventurent au milieu de ses jouets.
La nature est cruelle, mon bon.
Mais c'est pas pour ça que je t'écris ton billet du mercredi.
Nan.
Il y a quelques temps, souviens-toi, Mister400, MissCaca et moi nous nous étions égarés dans quelques Port-la-Moule au hasard d'un endormissement MissCacatien diurne et motorisé.
Ah en ce moment chez les 400, ça libère du carbone avec la BM qui est sur l'autoroute tous les quinze jours!
Heureusement que j'ai des radis et une passiflore sur mon balcon pour compenser.
Mais notre point de chute (découvert par certaines qui ont l'oeil siouksse) était nettement plus eupeurclass, on s'esscuz.
C'est pas parce qu'en bonne marketeuse je suis pro-MDD et que, en conséquence, on n'a pas de McLaren qu'il faut emmener MissCaca prendre l'air sur un parking de Carrouf.
En vrai, tu sais bien que pour les villégiatures estivales, on n'échappe pas à la madeleine-à-prout (c'est parce qu'elle a des OGM dedans, c'est pour ça)* et autre transgénérationnel. C'est mon destin.
Donc.
Bref.
Et pourtant! Et pourtant!
Point ne puis-je tout contrôler.
Alors que les 400 faisaient le tour des petits commerçants du centre ville pour assurer leur susbistance, chez un boulanger-pâtissier, leurs yeux ont rencontré l'irrencontrable.
Heureusement que MissCaca ne sait pas encore lire, la malheureuse.
La faute de style alimentaire.
Le mauvais goût touristico-gastronomique.
La bévue denresque.

Ah il s'en passe de belles à Port-la-Moule et environs.
N.B : pour les testicules, je ne saurai dire (je n'en ai pas personnellement), mais pour les tétons, les miens ne sont pas exactement conformes à ceux-là.
N.B.2 : les testicules et les tétons, c'est de la haute gourmandise? Ca va finir porno trash ici.
N.B.3 : les testicules et les tétons, c'est typiquement french? Ah ben je comprends mieux pourquoi on est champions niveau fécondité, tout s'essplik.
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* Punaise, on ne dira pas que je ne me donne pas du mal pour être chaque semaine dans les FBAG. C'est que depuis que j'ai été élue Miss FBAG de juillet, j'ai une réputation à tenir.
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mercredi, 15 juillet 2009
En pique-nique

Ooooohhhhhh
Des gens sur une pelouse...
Mais?
Ne serait-ce point le grand théâtre des bobos-au-vert?
(En fait, là-bas, c'est plutôt la bonne bourgeoisie du 8è et du 17è)
☀☀☀☀
En pique-nique
Théâtre-réalité en un acte
avec dans le dedans
des rimes drôlement bath
☀☀☀☀
Lieu : au parc Monceau, grande pelouse centrale.
Personnages : trop de parisiens bècebège, en recherche de fraîcheur, d'ombre et de verdure.
Plus précisément : deux femmes, un homme, deux garçonnets de 2 et 5 ans, que nous désignerons pour la facilité du récit par leur caractéristique principale et perceptible immédiatement, respectivement : Blonde N°1, Blonde N°2, Homme, Pot-de-colle et Nounouille.
Also starring : Mister400, Miss400 et MissCaca.
Scène 1 : où une scène culte de 2001, l'odyssée de l'espace, est rejouée de façon ingénue par un jeune indigène.
Les 400 s'installent à l'ombre d'un grand marronnier. Seules deux blondes sont vautrées à 3 mètres. Elles regardent MissCaca en biais - merde, un bébé qui va brailler.
C'est mal connaître MissCaca. MissCaca ne braille pas. MissCaca rigole souvent, ronchonne quand quelque chose ne va pas, mais ne braille pas en flux tendu.
Miss400 va enfin trouver un peu de calme, de tranquillité et de chlorophylle. En ce moment, Miss400 a la rate au court-bouillon avec les scooters kités bruyants et les voitures qui mettent les gaz sous le nez délicat et virginal de MissCaca.
Une grande nappe blanche est étalée sur le sol. Mister400 déballe le pique-nique (acheté chez Lenôtre en passant - à la bourre, trop la flemme).
Miss400 assoit MissCaca, lui met son bavoir et commence à lui donner son petit pot biologique à la cuillère, amoureusement réchauffé avant de partir.
Nounouille, Pot-de-Colle et Homme rejoignent Blonde N°1 et Blonde N°2 dans un grand vacarme de cris stridents.
Blonde N°1 et Blonde N°2 ne sont pas deux célibataires comme Miss400 l'avait supputé. Merde. Y'a du moutards dans l'air. Et du sales moutards.
Nounouille frôle impudemment Miss400 et se jette dans le buisson juste derrière MissCaca.
Nounouille, émergeant du buisson, interpelle Blonde N°1 et Blonde N°2 :
- "Regardez ce que j'ai trouvééééééééééééééééé!!!
Silence.
Nounouille (de plus belle) :
- Regardez ce que j'ai trouvéééééé dans le buissooooonnnnn!!
Silence persistant de Blonde N°1 et Blonde N°2.
Nounouille, brandissant au dessus de sa tête un os de poulet mâchouillé :
- D'abord, MOI j'ai trouvé un os!!
Nounouille serre jalousement dans son petit poing crasseux un os de poulet tout dégoûtant, nappé de terre séchée et rongé à une extrêmité.
Haussement de sourcil dégoûté de Miss400.
Aucune réaction côté Blonde N°1 et Blonde N°2.
Nounouille, défiant Miss400 du regard :
- Et d'abord, l'os, il EST PAS POUR VOUS!!"
Eh bien me voilà bien marrie.
Moi qui comptais me curer le nez avec celui-ci.
☠
Scène 2 : où MissCaca apprend un des grands principes de l'existence.
Miss400, imperturbable, mais se maudissant d'avoir suggéré ce spot, continue à nourrir sa progéniture avec de la carotte-riz biologique.
Nounouille, braillant à 140 dbs :
- "Regardez-moi! Regardez-moi! Je vais sauter à la corde!!
Miss400 se retourne. Nounouille, à 30 cm derrière son dos, a lâché son nonos et tient à la place une corde à sauter.
Il s'apprête à la balancer en arrière et accessoirement dans la tronche de MissCaca qui regarde Nounouille avec un air effaré.
MissCaca vient de réaliser que les garçons, c'est bête.
Bravo ma chérie. C'est toujours ça de gagné pour plus tard.
Enfin pas tous. Les petits garçons de la blogosphérie sont bien entendu très intelligents, rapport au 2.0 qui multiplie par 2 le Q.I., comme celui de son grumeau, ses fils ou ses neveux.
(Ouf, j'ai bien failli commettre une gaffe blogosphérique).
Miss400 observe les parents de Nounouille et Pot-de-colle.
Blonde N°1, Blonde N°2 et l'Homme restent totalement impassibles, regardant Nounouille avec la lueur d'intelligence qu'on peut observer dans l'oeil de la vache qui regarde passer le train.
Nounouille commence à se prendre pour Thierry-la-fronde avec sa satanée corde.
Miss400 crie un ATTENTION! qui coupe Nounouille dans son élan.
Blonde N°1 et Blonde N°2 marmonnent un vague :
- Enfin, mon petit chéri, tu as des yeux, non?
Je te laisse méditer sur cette brillante et judicieuse remarque pédagogique.
Pour le mot d'excuse ou autre urbanité, je peux toujours me gratter.
Mais pas avec l'os : c'est Nounouille qui l'a gardé.
☠
Scène 3 : où l'enfant indigène tente une prise de contact avec l'Homme civilisé.
MissCaca a terminé son déjeuner. Ses géniteurs attaquent le leur. Pendant que Miss400 dévore son taboulé verdâtre et que Mister400 avale sa verrine thon-mayo qui a la légereté d'un parpaing (il a décidé de s'arrêter chez Lenôtre au retour et de suggérer un nom pour la verrine : le "COLMA-THON". Un sacré déconneur ce Mister400),
MissCaca suçotte ses Lego Duplo avec un air de ravissement et est étonnamment interpellée par le jeune Pot-de-Colle :
- "PAS A LA BOUCHE bébé!!!"
MissCaca regarde Pot-de-colle avec un air de mépris affiché.
- "PAS A LA BOUCHE bébé!!!" hurle l'enfant de nouveau en foudroyant MissCaca du regard.
Mais qu'est-ce qu'il nous braille dans les tympans çui-là?
- "HEIN MAMAN que le bébé doit pas mettre à la bouche??" qu'il interpelle sa génitrice Blonde, le Pot-de-colle.
Blonde N°2, gênée :
- "Euh, oui mon chéri, normalement on ne doit pas mettre à la bouche, parce que c'est sale."
Quoi, ils sont sales les lego de ma fille, rincés chaque semaine à l'eau chaude et au savon de Marseille biologique et déposés de mes mains baccidées sur une nappe blanche immaculée?
Commence déjà par empêcher ton Nounouille de ramasser les ordures dans les fourrés et on en reparlera de l'hygiène et des enfantelets.
Pot-de-colle, insistant :
- "Alors POURQUOI IL MET A LA BOUCHE LE BEBE, MANMAN???!!"
Blonde N°2, (n'osant pas dire : parce que c'est pas le mien et que sa truie de mère fait comme elle veut avec ce bébé qui est le sien) :
- "Euh parce que c'est un bébé qui...euh enfin voilà...viens voir maman mon chéri".
Attends, Blondie, on t'a jamais dit que les bébés avaient besoin de mettre les objets à la bouche pour les découvrir et se les approprier? Que c'est normal,
et que non, tout n'est pas sale?
Pot-de-colle, quel relou çui-là, se campe bien devant MissCaca et lui hurle une dernière fois :
- "PAS A LA BOUCHE, BEBE!!!!!!"
Punaise, il a dû l'entendre, celle-là, lui...
MissCaca, de défi, fourre deux lego dans sa bouche en même temps.
Les parents de Nounouille et Pot-de-colle regardent ostensiblement ailleurs.
J'avais une autre idée de l'éducation bourgeoise, j'en ai bien peur.
☠
Scène 4 : où MissCaca chavire précocement les coeurs.
Les 400 ayant l'estomac lesté, Mister400 s'affale et se plonge dans La Gazette de l'hôtel Drouot, sa lecture du dimanche avec le JDD.
Miss400 dégaine son téléphone pour faire quelques clichés de son oeuvre d'art personnelle : MissCaca.
En plein shooting (MissCaca suçotant le cordon de son chapeau / MissCaca triturant le cordon de son bavoir / MissCaca léchouillant son Lego rouge etc), Miss400 tourne le dos à ses voisins et les oublie un instant.
Miss400 sursaute.
- "BONJOUR bébé!!!"
Nounouille et Pot-de-Colle sont campés à 10 cm des 400, les pieds sur la nappe blanche immaculée et les yeux braqués sur MissCaca qui a décidé (elle pourtant si sociable d'habitude) de les snober ostensiblement.
- "BONJOUR bébé!" hurle de plus belle Pot-de-Colle.
Miss400 regarde plus attentivement Pot-de-colle. Son visage est maculé d'une matière sèche et jaunâtre.
Elle hésite : elle croit reconnaître la purée de panais séchée.
Mais Blonde N°1 et Blonde N°2 sont, au vu de leur pique-nique, plus branchées chips aux graisses polysaturées et barres chocolatées aux OGM que purées de légumes oubliés.
A moins que ce soit simplement de la morve.
Oui.
- "BONJOUR bébé!" reprend Nounouille.
Mister400 se dresse sur un coude.
Miss400 se retient de ne pas bouter l'ennemi morveux hors de la nappe à coups de fourchettes en plastique Lenôtre.
- "Enfin, les enfants, on ne va pas voir les gens comme ça!" sussure Blonde N°2, sans conviction.
Mirâcle, Mirâcle, intervention divine et parentale!
Quoi que molle comme une feuille de laitue flétrie, nous la soulignerons avec un gloussement guttural.
- "BONJOUR bébé!" reprend Pot-de-Colle.
- "Venez voir maman les enfants" reprend tout aussi mollement Blonde N°2.
- "Allez,votre mère vous appelle, partez!" assène sèchement Mister400 aux indigènes.
Jusque là, il est resté muet et insensible aux approches ennemies.
Mais qu'on entre sur son territoire et qu'on vienne charmer sa fille, c'en est trop pour lui.
Nounouille et Pot-de-colle ont reconnu le mâle dominant.
Ils battent retraite dans le giron maternel.
Mister400 ayant parlé,
il se replonge dans sa lecture dominicale préférée.
☠
Scène 5 : où Nounouille fait preuve d'un sens de l'observation aigu.
Blonde N°2 a senti que la patience de 400 a atteint ses limites. Elle décide donc d'occuper Nounouille et Pot-de-Colle.
Pot-de-colle est expédié plus loin avec un ballon.
Elle met dans les mains de Nounouille un gros sac.
Nounouille délie les liens du sac.
Il extirpe des jeux de plage en plastique : un rateau, une pelle, un seau, un tamis.
Nounouille les dispose sur l'herbe.
Il les manipule un instant.
Et se fige.
Nounouille interpelle Blonde N°2 :
- "Mais maman, Y'A PAS DE SABLE ICI!?"
Nounouille rejette les joujoux de plage.
Nounouille n'a plus d'autres choix que de repartir chercher des ordures.
La vie est cruelle avec les enfants, pour sûr.
☝
Epilogue : où la nature est une fois de plus appréciée pour sa capacité à adoucir les nerfs.
Mister400 s'est déjà replongé dans La Gazette.
MissCaca n'a pas cessé de suçoter ses Lego ou de les manipuler avec le plus parfait ravissement.
Miss400 se renverse sur le dos.
Et voilà ce qu'elle voit :

Et puis un peu plus sur la droite :

C'est fou comme regarder le ciel inchangé depuis des millions d'années, et les arbres tri-centenaires, ça fait du bien.
Azur et oeuf dur
Vert et camembert
Voici comment, mon ami
Faire un pique-nique réussi
08:00 Publié dans Je prends l'air tous les 4 matins | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 08 juillet 2009
Port-la-Moule, fleuron du littoral français

En vrai, Port-la-Moule©, ça existe pas hein.
Nan je sais, tu croyais que ça existait pour de vrai.
Heureusement que je suis là pour chasser les urban legend loin de toi.
(J'ai quand même gougueulisé l'affaire, au cas où ce soit une connerie déjà déposée).
Non pas que je me lasse de La Bourboule ou de Fort-Mahon, ne crois pas ça.
C'est que Port-la-Moule, c'est plus conceptuelle cette affaire.
Tu vois, La Bourboule c'est quand je veux parler de la montagne, ou de la colo catho intégriste, un peu comme un nom générique, et parce que dans Bourboule y'a Bourre et Boule et que c'est marrant (j'ai esspliqué ça à Fanette, y'a pas longtemps, qui elle connaît bien la Bourboule) (il en faut pas beaucoup pour me faire rigoler).
Et puis Fort-Mahon, c'est quand je veux parler de mer, ou de quand Raoul (du service expéditions) t'emmène te rouler avec lui sur un plaid qui gratte à des fins de connaissance biblique.
C'est un fin théologien ce Raoul.
Y'en a qui partent en junior suite pour ça, alors que moi je dis que parfois, sur un plaid, il peut aussi s'en passer de belles.
Mais passons.
Donc Port-la-Moule.
Port-la-Moule c'est un nom générique pour le littoral français du Nord de la France.
Çui ousk'il fait rien moche même en plein été.
Le ciel est toujours plombé, tu ne sais pas pourquoi.
Sur les plages, le nuage, ça va, ça vient, au gré du vent et des marées.
Mais dès que t'es deux kilomètres dans les terres, le ciel est gris perpetuellement.
Ca pourrait donner un petit côté mélancolique à l'affaire, genre Sainte-Hélène et Châteaubriand, ensemble ou séparément.
Mais non.
C'est juste déprimant.
Par exemple là, c'est le plus beau du plus beau paysage bucolico-céleste que j'ai pu photographier en 50 kms.

(☀+☁ )x√ 3,14= ☂ ?
C'est pas mal, quand même.
Tu me demanderas ce qu'on faisait là-bas, avec Mister400.
Je te répondrais qu'on n'était pas à Port-la-Moule, mais un peu plus loin, mais qu'on avait oublié la poussette de MissCaca.
Fatale erreur.
MissCaca s'endort pour sa sieste du matin si et seulement si elle est en mouvement.
(Il y a des petites habitudes comme ça qui te condamnent à des rouleries perpétuelles et te pourrissent la vie).
A défaut de poussette, on a donc endormi MissCaca avec la BM.
Et on a écumé tous les patelins et les fronts-de-mer du coin.
Oui bon je sais.
Tout ça n'est pas très en phase avec mes convictions écologiques.
Mais tous les parents comprendront qu'un bébé fatigué qui braille, c'est pire que le réchauffement climatique et les ours polaires qui dérivent jusque sur le littoral de Port-la-Moule.
Et puis dans les Port-la-Moule, le centre-ville (qui bien souvent se résume à une rue) est tout aussi déprimant.
De l'enseigne criarde, soutenue par du béton et des parpaings.
Parfois une petite perle, avec une maison ancienne ou un vieux bâtiment publique qui ont été conservés.

☏ Allô?
Je voudrais le 22 à Asnières...☏
(c'est nul)
Mais attends la suite, je t'ai appâté avec le meilleur.
De l'enseigne grande classe, que je te disais.

✈✈✈✈✈✈✈✈✈✈✈✈ Jet? ✈✈✈✈✈✈✈✈✈✈✈✈
Après le Fast Food, on gagne encore en rapidité avec le Jet.
C'est prémâché, ptete?
A moins que ça soit pas Djett', mais Jet, comme un jet d'eau, ou un jet de pierre.
On te balance la bouffe dans la tronche, comme un pavé dans la gueule d'un flic.
Ou liquide, en jet, donc prémâchée?
Ca rappelle aussi l'expression "manger avec un lance-pierre".
Donc on en revient à la rapidité quoi qu'il en soit.
La boucle est bouclée.
Après on dira que la province a 20 ans de retard sur Paris.
Pardon mais ici à Paris on en est revenu au Slow Food.
Alors à Port-La-Moule, c'est carrément précurseur, genre.
Ils ont 45 ans d'avance.
Punaise.
J'ai mal au crâne d'avoir trop pensé.
Ne réfléchissons plus et apprécions les choses dans leur expression première.

Sea + sex + ☀ = Paris H?
J'ai pas compris si :
a/ c'est la résidence d'été off (très off) de Paris,
b/ c'est la discothèque de l'hôtel H. pour les 12-14 ans,
c/ c'est une annexe de l'hôtel H. pour le petit personnel?
J'ai dit qu'on arrêtait de réfléchir.
Nous resterons donc sur cette interrogation et sur notre faim.
Faim, oui.
Car quand je vois Hilton, je pense Room Service, et j'ai envie d'un club-sandwich frites ou d'une Salade César.
Un jour j'écrirai un billet sur la salade César, pardon Caesar Salad, comme le plat icônique de la société globalisée en général et des hôtels internationaux en particulier.
(Ca serait très intelligent, mais j'ai la flemme, sans compter que j'ai déjà éventée la chute).
A part ça quand ils veulent faire dans le mignon-chic, ils font dans le chichiteux-croquignolet.
C'est choupidou, nan?

♡ J’ai descendu dans mon jardin (bis)
Pour y cueillir du romarin
Gentil coquelicot Mesdames
Gentil coquelicot nouveau ♡
Mais le plus...je sais pas quoi en fait, c'est le laisser-aller qu'on peut trouver.
Ah ça là-bas, ils s'embêtent pas avec le savoir-vivre de Nadine de R. et autres urbanités.
Que te retrouves nez-à-nez avec le slibard humide de ton voisin en sortant de chez toi alors même que tu n'as pas encore pris le temps de l'avoiner sur les branches de son platane qui viennent frotter sur la fenêtre de tes cabinets.
Tu me diras, dans les cours parisiennes, parfois, c'est pas mieux, c'est clair. Sauf que c'est caché, parce qu'on assume pas, sûrement.

Oui, le linge est mis à sécher dans la rue, sur le trottoir.
On est parfois cash, à Port-la-Moule.
Finalement, ils se prennent moins la tête que nous.
--------
☹ J'ai pu de postulants pour l'interview écolo-bobo?
☺ Port-la-Moule est aussi en vedette chez Alexiane dans So ProvicioUs!
08:27 Publié dans Je prends l'air tous les 4 matins | Lien permanent | Commentaires (33) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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lundi, 25 mai 2009
Il a fait beau, j'ai sorti mes bêtes
Avec le pont de la France qui ne travaille pas tellement plus et gagne toujours moins, on quitté Paris pour les verts pâturages ensoleillés avec Mister400.
J'en ai profité pour faire brouter des pâquerettes à mon kangourou:

Grouimphe-grouimphe
(crissement de dents du kangourou au contact de l'herbe fraîche)
et puis à mon bébé-mammiphère :

Euuuuh!
(cri du bébé-mammiphère à la découverte de la nature)
Ils étaient rien contents.
Et toi, t'as fait quoi ce ouikenne?
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mercredi, 15 avril 2009
Fesses à l'air à la mer

Ben quoi? j'ai pas dit que c'était les miennes non plus!
Oh l'autre, bientôt tu vas appeler la DGCCRF pour tromperie sur la marchandise!
Et pis t'es d'un vulgaire toi comme c'est pas permis...

"- Snirf snirf...
ouqu'il est mon déo Obao?"
Bon c'est pas tout ça l'humour à deux balles, on est pas là pour déconner.
Pour Pâques, Mister400 m'a fait sa révolution qu'il en avait marre de rester à Paris pour cause de nourrisson.
Y m'a dit aussi que MissCaca était assez grande pour se palucher quatre heures de caisse pour aller chercher des oeufs sur la plage en Bretagne.
C'était râpé pour les oeufs, parce que j'y ai trouvé que des moules à MissCaca, et puis aussi pour le trajet retour, rapport que MissCaca a convulsé de rage pendant une plombe avant Paris.
Le retour était un peu chaud, moi qui avais voté pour l'Eure à 1h30 je te fais pas de dessin.
Le premier jour était digne d'un vrai temps Breton.
Note que je précise même pas "pourri" ou "à iech" parce que le pléonasme et moi, ça fait deux - ce qui est tout de même assez exceptionnel.
(Tu noteras néamoins que l'air breton m'a fait le plus grand bien au cerveau).








08:42 Publié dans Je prends l'air tous les 4 matins | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : bretagne, pluie, climat breton, embruns, mer, océan, chouchen, moules, frites, coquillages et crustacés |
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