mercredi, 29 avril 2009

Grouin-grouin, épisode 1 : au courrier des lecteurs

 

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Mon bobo,

j'ai reçu de nombreux emails inquiets de mon lectorat au sujet de la grippe porcine, récemment renommée grippe mexicaine par l'OMS.

Beaucoup de mes lecteurs - et lectrices en particuliers (tu auras remarqué qu'il n'y a pas beaucoup de testostérone qui traîne sur ce blog, fait croire que je leur fais peur) semblent en effet désireuses de connaître mon avis sur la conduite à tenir quant au porc et autre cochon.

Etant végétarienne, je ne suis pas la plus objective en la matière (le cochon fait des prouts telle la vache et c'est pas franchement bon pour le réchauffement) néanmoins je ferai mon possible pour répondre au mieux à tes questionnements.


J'ai choisi deux messages particulièrement significatifs.


"Chère madame 400,

mon mari est un véritable cochon - il vient se coucher avec une grosse goutte de pipi sur son pantalon de pyjama, il pète  bruyamment au lit et ronfle toute la nuit. Compte tenu de la prochaine pandémie de A/H1N1, puis-je continuer à avoir sporadiquement des relations sexuelles avec lui ou dois-je prendre des précautions sanitaires particulières?

Ginette G., La Bourboule."


Chère Ginette,

eh oui, les hommes sont des cochons, ce n'est pas une nouveauté, chaque femme qui partage le même toit et particulièrement le même lit, le même lavabo, la même baignoire et la même cuvette de toilette qu'un homme en fait la douloureuse expérience tous les jours que Dieu fait. Il leur faut a minima dix années de dressage féminin pour présenter face humaine et s'éloigner de l'état porcif.

Tu ne risques pas grand chose sur le plan sanitaire, si ce n'est une bonne mycose annuelle. Courage, perséverance dans ton éducation du cochon, si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour la prochaine.

C'est ça la solidarité féminine.


"Chère 400,

mon voisin de bureau est un gros porc. Il bouffe des nems graisseux au dessus de son clavier d'ordinateur, se cure le nez ensuite et ose me proposer un menthos juste après directement dans sa main. (En plus il écoute Céline Dion sur son Imac sans casque.) Avec l'épidémie de grippe mexicaine, je ne sais plus quoi faire : dois-je donner ma démission?

Jessica P., Fort-Mahon."


Chère Jessica,

cela ne me semble pas utile, tout au moins si ton voisin s'en tient aux nems et ne ramène pas du Tex-mex pour sa pause déjeuner.

N'accepte aucune denrée (porcive ou autre) ayant transitée par ses mains dégueulasses et tu devrais éviter la maladie.

Néanmoins, infliger à ses collègues une telle soupe musicale me semble particulièrement dangereux sur le plan mental et ne devrait pas être toléré davantage.

Je te propose donc d'attendre que le dit collègue s'absente à la machine à café pour commenter avec ses collègues le classement de ligue 1. Le temps qu'il s'éternise sur les Girondins et la déroute lyonnaise te voilà bien tranquille pour une heure. Dépose un sombrero sur son bureau, un tube d'aspirine, appelle le 15 et signale aux autorités sanitaires ce collègue qui rentre de vacances au Mexique et semble présenter des syndrômes grippaux.

Quand l'ambulance et les services sanitaires arrivent à l'étage, investis prudemment les toilettes pour te refaire une beauté.

Ca s'appelle un acte citoyen.


---

Si toi aussi tu te poses des questions sur les porcs, n'hésite pas à m'en faire part, je me ferai un plaisir de te répondre dans un prochain billet.

 

lundi, 27 avril 2009

Crise de la quarantaine

Alors que je saisis bien innocemment le figaro madame le ouikenne dernier, le titrage m'interpelle rapport à Mister400 qui a claqué ses 40 balais récemment

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Mon quadra fait-il une crise de la quarantaine?

Va-t-il dilapider le PEA dans une Porsche rouge, y mettre une pouffe de vingt-deux ans sur le siège avant et nous laisser, MissCaca et moi, au bord de l'autoroute avec un paquet de Crunchips à moitié vide?

Les mains agitées d'un tremblement angoissé telle la feuille d'automne emportée par le vent, je tourne fièvreusement les pages du magazine jusqu'au test qui m'indiquera si Mister400 fait sa midlaïfe craillessiz.

 

Pour mémoire Mister400 m'a amadouée en me disant qu'il l'avait déjà faite à 35 ans.

Tu vois le genre de la maison.

 

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Cinq de ces dix symptômes et on est bon mon bobo.

Je lis tout bien.

A part les deux derniers points, ben nan rien.

 

Mais attends là euh...

ptin on dirait bien que c'est moi qui suis en pleine crise de la quarantaine avant 35 ans?

mercredi, 22 avril 2009

On m'a offert un livre

J'aime pas trop parler de mon blog à mon entourage - en réalité je n'aime pas du tout, d'ailleurs y'en a beaucoup qui ne savent même pas que j'en ai un.

Je préfère, comme ça je peux encore raconter ce que je veux sans qu'on vienne me casser les pieds.

Ma mère a même cessé de me harceler le poil pour connaître l'url - vaut mieux pas qu'elle passe par ici, elle aurait un infarct je crois.

 

D'ailleurs je suis la seule à avoir un blog, la plupart de mes copines savent à peine ce que c'est. Je suis sûre que quand elles lancent une requête gougueul et qu'elles aterrissent sur un blog, elles ne s'en rendent même pas compte.

 

Mais bon, y'a quand même des gens qui savent vaguement que je blogue, même s'ils ne savent pas trop en quoi ça consiste.

Et donc récemment on m'a offert ça, de façon très gentille et mignonne en plus, tellement que j'ai bien été obligée de me confondre en remerciements :

 

 

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Les boules

 

 

 

09:00 Publié dans 40° à l'ouest de la Giquerie | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, livre, débutant | |

lundi, 20 avril 2009

Paris, capitale de la mode, épisode 4 : où on regarde la poutre qu'on a dans l'oeil

Cette semaine dans Paris capitale de la mode, j'ai décidé de faire preuve d'un peu d'humilité.

Oui.

 

Ah parce que ça va bien de se moquer des accessoires des coiffeurs, des tenues des gens dans la rue ou des actrices, faudrait pas oublier aussi de se regarder dans un miroir aussi!

De miroir, j'ai pas eu besoin, vu que c'est de mes pieds dont il s'agit.

J'ai juste eu à me pencher un peu vers l'avant.


Nan, je ne m'auto-dauberai pas sur le kangourou chassé dans les quartiers chics (c'est la classe indémodable, y'a pas à revenir là-dessus), ni sur la botte en plastoc chinée à l'Intermarché breton (c'est la haïpe kètmossienne, comme m'en a informé une de mes lectrices).


C'est d'un fatiguant cet over-linkage, j'en ai le doigt tout engourdi.

 

Je te parle d'une de mes passions douloureuses et au long-cours (comme toute passion inassouvie, je te renvoie à l'Education Sentimentale, chère au coeur des blondes, saine lecture) : la tong.


Car vois-tu mon bobo, depuis toute petite, j'aime les tongs.

Oui, je le clame urbi et orbi sans que nulle rougeur ne vienne altérer mon teint de nectarine : J'AIME LA TONG!

 

J'aime l'idée d'avoir le pied à l'air, tout en étant protégé des rugosités du chemin et autres échardes par une semelle épaisse, le pied non sanglé, non étouffé, le doigt de pied remuant et le pore bien aéré.

Le peton juste maintenu par une petite barre entre le gros orteil et l'index du pied (il a sûrement un joli nom en anatomie mais point ne le connais-je).

Et c'est bien cette même barre, qui définit l'esprit de la tong, qui contrarie mes amours.

 

Car voilà, elle m'irrite furieusement l'entre-doigt-de-pied.

 

Oh tu me diras que bien des amours sont contrariées et que ce n'est pas une petite irritation qui viendrait t'arrêter dans ta fougue.

Je te répondrais que parfois si.

Rappelle-toi ta dernière mycose.

 

C'est que rapidement j'ai (très) mal, je ne sais plus comment avancer avec les foutues tongs.

Et les tongs sont quand même là à la base pour te rendre la marche confortable, sinon autant aller nu-pieds sur les chemins (au risque insensé de te mettre des staphylocoques dorés sous les ongles de doigts de pied).

 

A cinq ans je n'avais aucune tenue (je veux dire moins qu'aujourd'hui), donc la barre passait successivement de l'interstice entre le gros orteil et le deuxième orteil, à l'interstice entre le deuxième orteil et le troisième orteil, puis revenait et repartait.

Un jour en vacances en Martinique ma soeur elle a fait ohééééé regarde maman comment qu'elle porte ses tongs!

Elle est d'un conventionnel ma soeur. Je ne préfère pas m'étendre là-dessus.

 

N'empêche qu'elle m'a foutue la te-hon que j'ai préféré souffrir en silence.

Et puis j'ai même fini par abandonner la tong. J'ai connu une longue traversée du désert, ponctuée d'espadrilles (qui gratte le dessous du pied), puis de Bensimon (qui te font puer des pieds), et puis de mules (qui font clac-clac-clac).

 

Et il y a deux ans en vacances en Californie, cost guards, Alerte à Malibu, tofu et Johnny Hallyday, je me suis sentie l'âme d'une surfeuse.

L'âme seulement hein. Parce qu'après m'être raclée la gueule trois fois en surf et être sortie de l'eau dans une ambiance hémoglobineuse qui n'était pas sans rappeler les meilleurs moments des Dents de la mer, j'ai décidé que le surf et moi ça ne serait pas une histoire possible.


Et puis à Santa Monica je suis tombée sur elles :

 

 

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Gniiik?

 

 

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Putrie de chat!

Toujours à faire son intéressant çui-là...

 

Le motif Hawaï sûrement, j'ai pas pu résister.

Je les enfile direct dans la boutique, rivaïveul tong ouè of laïfe.

 

10 minutes après j'étais en train de claudiquer devant l'Apple Store de Beverly Hills que c'était pas la méga classe parisienne, laisse-moi te le dire.

 

Mais heureusement, peu de temps après (la vie était belle avant MissCaca) je suis allée au Japon.

Et là-bas, j'ai découvert qu'on ne portait pas des chaussons dans son chez-soi, mais des tongs.

Beau pays.


Mais comme au Japon on se les pèle, ben on porte des chaussettes avec ses tongs, et les chaussettes sont prévues pour être tong-compatibles.

 

 

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Ouais je sais y'a des poils de chat sur mes chaussettes.

Elles sont moches, hein? Et encore, c'est les moins pire que j'ai trouvé.

 

 

Ce qui donne sous tes yeux ébahis la japo-californo-parisiano teutch du pied de classe internachionneul suivante* :

 

 

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Mortecouille, j'avais oublié que dans les blogs de filles, c'était pieds en dedans!

 

 

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Ouf, la blogosphérie respire à nouveau...

 

Attention, générique de fin.

 

T'as le look coco
Coco t'as le look
Pas de doute coco
T'as le look qui te colle à la peau

 

 

Merci pour votre attention.

 

______

*uniquement à l'arrivée du printemps. Faut pas abuser des bonnes choses. Le reste du temps j'ai les bottes en caoutchouc.

jeudi, 16 avril 2009

Popotte en alu, k-way et réchaud à gaz

 

 

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Moi quand on me dit camping je me souviens de ma seule et unique virée sauvage en montagne avec deux potes du lycée, et de tout le matos pourrave de deux tonnes qu'il fallait charrier sur son dos si tu voulais survivre.

En ces temps lointains, pour manger là-haut dans la montagne, de nourriture lyophilisée légère et aérienne, n'attendant que son eau de source cueillie à même la roche humide de mousse et chantante comme un doux rossignol par une nuit d'été étoilée, il n'y avait point. Tu trimballais le réchaud, les deux bonbonnes de gaz, et quinze boîtes de conserves entre tes tee-shirts de rechange et tes chaussettes de tennis spéciales ampoules.

Et puis la gourde, la popotte, la tasse, le couteau suisse et la fourchette en alu brossé accrochés au sac à dos pour faire fuir sur les sentiers la faune locale à 500 mètres dans un grand clang-clang-clang sonore.

Sauf les chèvres qui accouraient survoltées pour te brouter les mollets, te prenant pour une cloche géante.

Tu rajoutes là-dessus la tente canadienne deux places avec sa toile épaisse et râcleuse comme une tranche de langue de boeuf de cantine, accompagnée de son paquet de piquets lourds comme une enclume - l'igloo, c'est pour plus tard, la pharmacie, et t'es parée à te taper quinze kilomètres de montée chargée comme un âne.

 

Le premier soir, épuisée, là-haut près des crêtes, tu jettes ton sac à dos par terre en jurant comme un charretier. Et tu déballes ton fatra.

Tu découvres qu'emporter des boites de sardines à l'huile pour les protéines n'était pas vraiment une bonne idée.

Elles ont explosé dans tes fringues de rechange dans une grande mare d'huile d'olive première pression.

Tu vas donc au choix puer la transpi ou le poisson ranci durant une semaine.

Tu choisis la première option. Tu as ta dignité.

Bah retour à la nature, pour un peu tu t'accrocherais à la première liane qui passe.

 

Tu te lances dans le montage de la tente aidée des hommes de la situation.

Foutue tente qui ne voudra jamais tenir correctement debout, hommes ou pas, rapport au terrain boueux dans lequel les piquets s'enfoncent comme dans une motte de beurre en plein soleil.

T'as pas fini de manger tes choux de Bruxelles tièdes que voilà l'orage qui arrive par grandes rafales. Tu jettes la popotte en alu à 50 mètres de la tente pour ne pas attirer la foudre et tu cours te planquer dans ta tante bancale. Tu comptes quand même 253 impacts autour de toi. Tu le sais, vu que t'as pas fermé l'oeil de la nuit, vu qu'il fallait tenir le piquet central de la tente pour éviter de t'envoler avec. Tu pries tous les saints du répertoire en jurant que tu iras mettres un cierge d'un mètre dans la première église si tu t'en sors vivante.

A l'aube, tu es en vie, mais trempée. La toile de tente n'a pas résisté à l'orage, bien entendu.

Nous passerons sous silence le moment où sous l'oeil rigolard des mecs, tu t'éloignes pour la première fois avec ton rouleau de pécu (humide lui aussi) à la main pour t'isoler derrière un pin.

Oui.

Mais on pourrait s'étendre sur la marche dans dix centimètres de boue et sous la pluie ininterrompue des cinq jours suivants, la tête sous la capuche en k-way rouge.

Oui.

Mais non.

 

Mais ça n'est pas une fatalité.

Nan.

Avec Yelloh Village le camping ça peut être carrément le confort. Y'a pas que de la tente, y'a aussi du mobil home, des chalets et des bungalows upper class que tu te croirais chez toi mais que tu es en vrai au milieu de la nature. Tes choux de Bruxelles tu peux les faire réchauffer sur du vrai gaz, et puis tes petites affaires se passent derrière une porte fermée, en toute classe féminine.

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Ah elle est loin la tente canadienne de papy pendant les trente glorieuses...

Note que tu peux aussi t'isoler derrière la haie hein, moi je dis chacun sa façon de faire un retour au vert...

 

Et puis plutôt que de te rouler dans la boue et de marcher sous la pluie, tu peux te faire masser et faire de la balnéo, c'est plus propre et un chouilla plus agréable.

 

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C'est pas mes potes de lycée qui m'auraient fait tout ça.
Tant mieux, note.

 

 

Et tout ça, si t'as un peu plus de baraka que moi avec le camping (ce qui ne me semble pas bien difficile) tu peux tenter ta chance dans un concours pour gagner un séjour Yelloh Village sans réchaud ni huile de sardine.

 


C'était un Article sponsorisé pour votre plus grand plaisir


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mercredi, 15 avril 2009

Fesses à l'air à la mer

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Ben quoi? j'ai pas dit que c'était les miennes non plus!

Oh l'autre, bientôt tu vas appeler la DGCCRF pour tromperie sur la marchandise!

Et pis t'es d'un vulgaire toi comme c'est pas permis...

 

 

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"- Snirf snirf...

ouqu'il est mon déo Obao?"

 

Bon c'est pas tout ça l'humour à deux balles, on est pas là pour déconner.

 

Pour Pâques, Mister400 m'a fait sa révolution qu'il en avait marre de rester à Paris pour cause de nourrisson.

Y m'a dit aussi que MissCaca était assez grande pour se palucher quatre heures de caisse pour aller chercher des oeufs sur la plage en Bretagne.

C'était râpé pour les oeufs, parce que j'y ai trouvé que des moules à MissCaca, et puis aussi pour le trajet retour, rapport que MissCaca a convulsé de rage pendant une plombe avant Paris.

Le retour était un peu chaud, moi qui avais voté pour l'Eure à 1h30 je te fais pas de dessin.


 

 

Le premier jour était digne d'un vrai temps Breton.

Note que je précise même pas "pourri" ou "à iech" parce que le pléonasme et moi, ça fait deux - ce qui est tout de même assez exceptionnel.

(Tu noteras néamoins que l'air breton m'a fait le plus grand bien au cerveau).

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Ah ben quand ça pleut, ça pleut.

Avec tout ce brouillard, pas moyen d'apercevoir les cloches dans le ciel.
C'était bien la peine de se fader 500 bornes.


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Quand il pleut vraiment beaucoup (c'est-à-dire tous les jours), ben ça fait comme des torrents un peu partout dans les rues, dans les jardins pis les escaliers qui s'écoulent jusque sur la plage, charriant qui ses mégots jaunis, qui ses canettes de coca vides.

Y'a pas à dire, c'est quand même une merveille de la nature ce temps breton.

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Le Diesel effrangé et les Gola en nubuck sur la plage détrempée, ça ne le fait pas du tout, du tout.

Heureusement que j'étais pas munie de mon kangourou, tu vois pas le massacre?


J'ai donc fait un shoppingue-escarpins de folaï à l'Intermarché du coin :

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Attends, c'est la haïpe en Tagne-Bre!

(Enfin le shoppingue à l'Intermarché hein, on est bien d'accord).
Passque pour les bottes en caoutchouc bleu marine par dessus le slim, c'est un truc de parigot en ouiquende, je le sais bien.

Je t'avais pourtant dit que j'avais été à la pêche aux moules, nan?


Je me suis tâtée sur le ciré jaune, et pis nan.
Trop c'est trop, j'avais beau avoir le neurone exalté par l'iode, j'ai quand même gardé le sens commun vestimentaire.
Farpaitement.


A la place j'ai bouffé des galettes au sarrasin tomate-oignon.
Et pis des frites (pour aller avec les moules).


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Et pendant ce temps, Mister400 joue les blasés sous son grand parapluie blanc.
Lui alors...


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Et pis le lendemain et le jour après, y'avait comme des éclaircies comme on dit, et que même parfois il faisait franchement beau.
J'adore dauber sur le temps breton, mais bon là il faut savoir parfois faire preuve d'un peu d'honnêteté intellectuelle.
Ouais.

Alors on a fait tout plein de promenades le long de la côte et sur les chemins de douaniers et tout.
C'était rien chouette de voir les fleurettes, de ne pas entendre les klaxons mais seulement le bruit des vagues et de sentir autre chose que le super sans plomb 98.
Ouais.

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J'ai même croisé un cousin breton de Ouadelsse.


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Première glande de l'année sur transat au soleil, rah que c'était bon.

(Tu notes que de l'autochtone, je ne parle point. Je laisse ça aux expertes ès sociologie bretonne.)




Mes bottes parigot-qui-pêche-à-la-crevette, j'les aime trop en fait.
Je crois que je vais les mettre à la ville.
C'est cro classe, nan?


lundi, 13 avril 2009

J'ai du poil aux pattes

Oh je t'entends d'ici, normal pour une écolobobo et blablabla.

Ben la pilosité non maîtrisée ça m'a toujours debectée.

Et puis la Blonde témoignera que je suis une fille très propre sur moi, même qu'en public je ne mets jamais les doigts dans mon nez.

(Ou presque).

 

Oh je t'entends d'ici, que je succombe aux diktats sociétaux autour de la féminité et gnagnagna.

Peut être bien, mais le poil dégueu et migrant ça me dégoûte aussi bien sur moi que sur Raoul. La moquette qui bouclette derrière le col de chemise ouvert d'un bouton, ça me soulève le coeur autant que l'aisselle féminine pas fraîche.

Je laisse ça à la Casta, je m'en suis toujours pas remise de cette vision traumatique, déjà qu'elle joue comme une pelle à tarte.

 

Alors j'arrache, ou plutôt je fais arracher, depuis que j'ai compris que repeindre ses murs de salle de bains et ses serviettes en coton d'Egypte à la cire chaude n'était pas souligné comme étant de la dernière haïpe dans AD.

Mais bon, parfois le poil repousse plus vite que tu ne mets de temps à faire un sudoku niveau -1, ou Raoul décide de t'emmener passer le ouiken dans les dunes de Fort-Mahon pour contempler l'immensité en monokini sur un plaid 70% wool - 30% acrylic qui gratte.

(C'est du made in China, c'est pour ça).

 

Là tu es bien contente de trouver ça :

 

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Le bic jetable orange.

Dans tous les placards de salle de bain depuis 1975.

(Faut que je m'occupe de mon calcaire moi)

 

Le orange qui crie : danger! danger!

Double danger, plussois le danger, danger bis!


Danger dermique et danger écologique!

 

La première fois, il te rase parfaitement, comme un cours de finances bien maîtrisé.

La seconde fois, il pique un peu, mais te rase encore convenablement, exactement comme belle-maman autour du boeuf-en-daube dominical.

Les fois suivantes, il t'arrache l'épiderme et te laisse sanguinolante, et pour citer les Nuls : "les rasoirs jetables, au bout d'un moment, JETEZ-LES!"

 

Et tu finis par le jeter.

Au recyclage (dans le doute, ça peut marcher?)

 

Sauf que non, en fait.

 

En 2009, se trimballer un registre évocatoire autour du jetable et donc du déchet et de la pollution à l'ère de l'écologie et du développement durable pour une marque, c'est pas joli-joli.

On peut carrément dire que d'un point de vue marketing ça craint du boudin.

 

Carrément.

Bic a donc créé le rasoir jetable écologique.

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Ecolutions, on n'a pas chômé du brainstorm mon bobo, laisse-moi te le dire!
Y'en a eu des tasses de café en plastique de remplies pour trouver ce nom là!


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Bon çui là, bien sûr, il est vert, on va pas non plus réinventer le code couleur et réécrire le Mercator, l'écologie, c'est vert, point barre.


- "Eh, l'éclairage est trop naze ici, et le rideau jaunasse derrière me sied mal au teint!

- Pffff...T'ES D'UN RASOIR, toi!"

 

(Je suis grave en forme).

 

Mais le pigment et les encres sont végétaux et donc non nocifs pour l'environnement, et biodégradables.

L'émission de carbone conséquente à la fabrication est tirée au plus bas.

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Le pack est réduit au minimum syndical, un petit morceau de carton, lui-même recyclé, et accepté sans bronché dans les poubelles jaunes.

 

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Et puis en paquet de quatre, c'est mieux, l'énorme paquet de bic orange qui traîne 5 ans dans le placard, c'était plus possible. Si t'as besoin d'un rasoir aussi souvent, tu tapes dans le rasoir pour mec, avec les lames à changer et tout le saint-frusquin, on est d'accord.

 

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Trois lames, tu noteras, et une barre adoucissante pour te faire l'épiderme suave.


Avec ça Raoul a pas fini de te tripoter le mollet d'un air niais, je t'aurais prévenue!

 

Et ça se trouve ici, avec frais de port à 1 euro jusqu'au 14 avril :

 

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mercredi, 08 avril 2009

Faire son âge ou pas

 

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Je sais pas toi mais quand j'avais dix-huit ans, on m'en donnait quinze, et encore.

 

J'allais en boîte avec mes copains et j'étais la seule à être systématiquement contrôlée de la carte d'identité.

Je la sortais toute confite dans ma honte sous l'oeil rigolard de mes copines de 17 ans qui passaient la tête haute devant le vigile.

 

Mon aînée de soeur, elle, affichait pour ses seize ans officiels vingt et quelques années sur sa face.

Rageant.

 

Maintenant que je suis trentenaire et mère de famille (ptin ça fait tout bizarre de me dire ça, y'a des locutions comme ça qui vous collent un méchant coup de vieux moral, vaut mieux éviter), je suis ravie de (toujours) faire quatre ou cinq ans de moins que mon âge.

Ca tient à pas grand chose je pense et pour tout le monde, une vivacité, le fait de sourire pas mal, de ne pas s'habiller en Devernois, enfin je crois? Et puis y'a la peau, surtout. Tu mates le grain, les ridules, ça marche bien, un peu comme quand tu comptais les cercles sur un tronc d'arbre en classe de sciences nat.

Jusque tard dans la vingtaine j'ai aussi été peut-être un peu aidée par mes deux ou trois boutons d'acné migrants mais constants, note bien.

 

Passé trente ans, c'est mieux de faire moins que de faire plus, on est d'accord. Enfin y'a les veinardes (ma soeur toujours) qui faisaient plus à l'adolescence, quand c'est bien de faire plus, et moins maintenant.

Du genre qui énèrve.

M'enfin c'est rare.

 

Avant de devenir un électron libre et de pratiquer l'intermittence du chômage, j'étais salariée, en CDI, dans une vraie entreprise où je me rendais tous les matins, avec des chèques déjeuners, des photocopieuses au bout du couloir, des réunions à n'en plus finir, une machine à café, un Intranet et le parking au moins un, toussa toussa (le charme de la grande entreprise).

 

Un matin on accueille dans l'équipe une nouvelle chèfe.

Enfin sous-chèfe, la nana qui allait être le niveau juste au-dessus de moi. C'était pas le nom, y'avait des grades très beaux et ronflants comme un moteur de tracteur, propre à la profession.

Le genre de nana qui traînait dans toute la profession une réputation de chacal(e) aux dents longues à racler le macadam du parking (au moins un).

On était au troisième, tu vois.

 

La matinée se passe en réunion de présentation gnagnagna, et voilà notre fine équipe avec son nouveau membre qui part déjeuner.

Team building toussa toussa (le charme de la grande entreprise).

 

Je me retrouve dans l'ascenseur avec ma nouvelle chéfaïllonne, et puis une autre sénior comme moi, et puis un junior.

Bref, le berger et ses brebis.

Enfin plutôt le maître et ses esclaves, mais ça on ne le savait pas encore vraiment bien.

 

La chèfe avait passé la matinée à faire des sourires niaiseux aux plus gros chefs, pour se les mettre dans la poche (le charme de la grande entreprise).

Pas un regard pour nous - les futurs esclaves corvéables à merci.

Mais en même temps ici c'est grâce à nous que ça turbine, mauvais calcul Ginette.

 

Promiscuité de l'ascenseur aidant, voilà la chèfe qui pose enfin un regard condescendant sur nous.

Bah il va quand même que je m'intéresse un peu à eux, maintenant que j'ai été promue manadgeurre, c'est des choses qui se font, je l'ai lu dans Le Manadgmente pour les Nuls qu'elle doit se dire dans le dedans de sa tête :

- Bon alors euh, c'est sympa on va déjeuner...qu'elle dit.

- Euh, ouais que je réponds.

 

Ca part bien.

 

- Et alors, euh, vous vous avez quel âge? qu'elle demande, histoire de faire genre je m'intéresse à vous, j'imagine alors.

- Ah ben moi j'ai vingt-sept qu'elle fait la sénior

- Ah ben moi j'ai vingt-cinq qu'il fait le junior

- Ah ben moi j'ai vingt-six que je fais.

 

Ct' échange de haute-volée.

 

- Et moi, devinez quel âge j'ai? qu'elle demande.

 

Elle est sapée comme une mémé mais bon, ça ça veut pas dire grand chose. Je la regarde bien droit dans les pores avec ma théorie que la peau c'est le genre de truc qui ne ment pas. La sienne est un peu flétrie-bouffie, m'est avis qu'elle doit verser dans le pied de porc et autre andouillette bien grasse (qu'elle trempe peut être bien dans le Nutella), à moins qu'elle s'applique des tranches de foie de veau sur la tronche (quand elle n'a plus de concombre).

Dans ma tête, je me dis "trente-deux bien tapés, minimum". Mais je suis pas si dingue, je ne réponds pas. Si je dis trop jeune, elle va croire qu'elle n'est pas prise au sérieux, vu l'ego supposé, ça ne va pas lui plaire. Si je dis plus vieux, elle va être vexée.

Je me tais donc prudemment.
Comme mes acolytes.

- Allez, devinez qu'elle insiste.

 

Silence.

- Allez quoi qu'elle lourdise.

 

Le junior (c'est beau à cet âge, ça a le sens du sacrifice) tente un :

- Ben, trente-cinq ans, nan?

 

 

Elle rougit et persifle, un rien furax :

- Ah ben t'es gonflé toi! Nan j'ai vingt-sept ans!

 

En fait elle nous avait demandé ça pour bien nous foutre la te-hon du genre "je suis à peine plus vieille que vous et regardez où j'en suis, moi".

 

Après le junior m'a dit qu'il pensait qu'elle en avait 40, mais qu'il avait fait -5 pour lui être agréable.

Il commençait bien lui!

 

Et toi, t'as l'âge de tes pores ou bien?

 

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lundi, 06 avril 2009

MissCaca est écolo (#2)

 

 

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Tu te souviens que j'avais dès 3 mois propulsé MissCaca sur les chemins de l'écolo-boboïsation par influence stylo-visuelle.

Ouais.

 

Maintenant que MissCaca a six mois révolus - et est donc censée comprendre ce qu'on lui raconte (ou à-peu-près), je me suis lancée dans le bourre-mou auditif.

Je me tâte encore un peu entre les deux méthodes, rapport que je sais pas encore si elle est visuelle, auditive, ou bien un peu des deux.

 

Voilà donc ce que je lui chante depuis deux jours :

 

Dans sa maison, un grand cerf
regardait par la fenêtre
un lapin venir au loin
et frapper chez lui :


-"Cerf, cerf, ouvre moi!
ou le chasseur me tuera!
- Lapin lapin entre et viens
me serrer la main"


Attends, tu connais pas tes classiques ?

Toute une génération perdue, noyée dans du Chantal Goya, du Salut les Musclés et du Chaussettes rouge et jaune à pti pois, que ça fait peine à voir la vérité.

 

Au bilan du plan "végétarisme précoce" :

la purée de carotte a eu grand succès *.

 

Et avec ça c'est pas demain que MissCaca me ramènera un redede qui donne dans la vainerie vénerie, me voilà bien tranquille.

 

__________

* inutile de t'esclaffer que MissCaca est trop jeune pour le boeuf-en-daube ou que c'est carotte ou carotte point barre, je trouve ça un peu faible comme argumentation, laisse-moi te le dire!

samedi, 04 avril 2009

Bêêêêê-êêê

 

chevre2.png

Bidi-bidi-bidi!!

qu'elle faisait pour appeler ses biquettes Emmanuelle Béart dans Manon des Sources

 

Un jour, il n'y aura plus de pétrole. Des légumes et des fruits il n'y en aura que peu ou prou, et pour les faire venir se sera à dos de chameaux, rapport qu'ils supporteront mieux le nouveau climat que le percheron. Tu dégusteras des brochettes de courgettes braisées au sésame de la Bourboule à la chinoiserie du Hyatt uniquement, et ça te coûtera un bras. Il y aura de nouveau des fiacres dans tout Paris (mais toujours tirés par des chameaux, si t'as suivi).

Ca sera drôlement rigolo.

Ce jour là Mister400 et moi on sera en retraite (payée à 30% du SMIC). On s'exilera sur un lopin de terre (du côté de Bethune, rapport à la fraîcheur). On plantera des choux et pis des bettes. Adieu, veaux, vaches, cochons! On aura des poules et des chèvres, des jolies biquettes blanches, avec un pis tout rose et du lait bien crémeux, que c'est moins fous que les vaches et que ça me rappelle La Bourboule et tout. On se roulera dans la mousse semi-nus (enfin pas trop quand même, rapport à l'arthrose).

Ce sera drôlement rigolo.

En attendant ce retour à la nature pas piqué des vers, tu peux aller visiter le blog du lait de chèvre.

Parce que si tu crois que je t'ai attendu pour manger du yaourt 100% lait de chèvre tu te trompes.

Ca fait un bail que je sais que lait de chèvre c'est drôlement plus digeste que le lait de vache, parce qu'il y a moins de lactose.

Et tellement goûtu que t'as pas besoin de mettre trois kilos de sucre ou de confiture de mirabelle de tata Monique là-dedans pour émoustiller la papille moyenne.

Et puis bon pour ton petit corps, avec du magnésium et de l'iode en pagaille telle l'huître de base (mais en moins beurk).

 

Et comme je suis une trop forte marketeuse, j'ai réfléchi toute la nuit à une signature de folie :

 

La biquette, c'est rien chouette.

 


Article sponsorisé

 

09:00 Publié dans Prends l'oseille et tire-toi | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chèvre, lait de chèvre | |

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