vendredi, 27 février 2009
Paris, capitale de la mode, épisode 1 : ouverture et capillaire
Mon bobo,
depuis que je t'ai expliqué que j'allais chasser le kangourou chic et indémodable faubourg st honoré avec les nouveaux riches russes, tu le sais, la mode et moi, ça fait deux.
Ouais je sais que dire ça sur un blog de fille c'est s'essposer à l'anathème blogosphérique. Mais j'aime vivre dangereusement.
Attends, même que je ne me maquille pas tous les jours.
Oh ptin je suis malmalmalmal là.
Pourtant, et en réalité il faut lire : dès lors, je crée une nouvelle catégorie brillamment et justement nommée Paris, capitale de la mode*.
Interlude.
T'as le look coco
Coco t'as le look
Pas de doute coco
T'as le look qui te colle à la peau**
Merci Maryse, les programmes sont rétablis.
Donc.
T'affole pas, je ne te donnerai aucun conseil modesque, ça vaut mieux pour toi, et de toi à moi, je m'en cogne d'une force que je préfère encore faire du billet sponsorisé. C'est limite plus dans ma ligne éditoriale, et au moins je take the money and run.
Bref.
Bien au contraire, je te mettrais ici toutes les horreurs qui viennent heurter ma sensible prunelle. Parce qu'on a beau habiter à la capitale, des affreusetés accessoristiques et frusquesques, y'en a qui se ramassent à la pelle.
Cette semaine, je m'occupe de tes cheveux.
Qu'avec ça tu vas faire ton petit effet au rayon boucherie de ton supermarché Cora, et que Jessica avec le petit Brandon assis à califourchon dans le caddy, elle va être si verte jalouse qu'elle va te l'arracher direct.
La mèche clipable

Au choix, l'impression damier (ou échiquier pour les plus intellectuelles d'entre vous mesdames)
ou banane-plantain.
Note l'élégance de la vitrine...lamé or et peau de léopard synthétique
GrrrrÔôÔôArrrrrrrrr
je t'entends d'ici ruuuugir d'envie
----
* J'ai proposé Paris, capitale de la mode et puis aussi Paris, city of lights à Mister400, il a tranché, vox Mister400i, vox dei.
** Un revenant de 1984, et pour que 25 ans plus tard ce truc refranchisse les barrières de mon cortex arrière, c'est que vraiment c'est la B.O qui s'impose pour ce billet.
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| Tags : mèche, cheveux, mode, coiffure, accessoire |
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mercredi, 25 février 2009
Les bloggers sont les radars du Commonwealth

C'est la lune, pas une crêpe suzette vue du dessus.
Je t'ai déprimé avec ma dernière note, allez je le ferai plus mon bobo.
Enfin pas tout de suite, mouarf.
Depuis que je suis devenue la jeune maman en charge de cet être délicieux justement dénommé MissCaca, j'ai un sommeil légèrement - comment le dire avec euphémisme - haché.
Ce qui me permet de me souvenir parfaitement de mes rêves au(x) réveil(s), puisqu'ils sont nettement interrompus dans leur élan, en pleine phase dite paradoxale, et non suivi d'une longue phase de sommeil léger propice à l'oubli de ces mêmes rêves.
Merci professeur400.
L'autre matin je suis réveillée à 06H08 (remercions cette saleté électronique qui projette l'heure au plafond - ça me plombe le moral, j'aimerais mieux ne pas me rendre compte que je me réveille autant) en sursaut.
MissCaca n'y était pour rien pour une fois, elle dormait du sommeil du juste à côté de moi.
Je révais que je dormais.
Oui tu as remarqué comme inconsciemment on compense les manques durant les rêves?
Par exemple, si t'es au régime, tu vas rêver que tu baffres un énorme gâteau au choco. Ou si ça fait quelques temps que t'as pas fait la chose, tu rêves que tu la fais.
Donc moi en ce moment je rêve souvent que je dors.
Tu vois le genre. Ca te donne une idée sur la satisfaction de ce besoin primaire.
Bref.
Je rêvais donc que je dormais, ou plutôt au début que je m'endormais.
Dans un lit vieillot, situé dans un grenier, avec un gros édredon, et pleins de cartons, des malles autour de moi.
Ptin si un psy passe par là je vais prendre cher sur le symbolisme. T'inquiète coco, moi aussi j'ai lu l'Interprétation des rêves hum-hum.
Oui bon, un grenier quoi. Avec une lucarne au dessus de ma tête. Il fait jour.
Je m'endors. En me délassant toute entière sur ce gros matelas pas frais et cet énorme édredon dans lesquels je m'enfonce avec plaisir.
Huuuum c'est bon. Ca y est. Je dors, c'est délicieux.
Et puis toujours dans mon rêve, je sens un petit truc dur remuer sous mes côtes.
Dans mon rêve toujours, je me réveille en sursaut, je touche le truc dur, ça remue sous mes doigts.
Là je me dresse, et je vois une petite souris noire roulée en boule qui se tortille sur le drap.
(J'ai vraiment une peur bleue des souris qui doit venir de là).
Et cette fois pour de vrai je me réveille en sursaut.
Je touche ce qu'il y a sous mes côtes terrorisée, car en effet il y a vraiment et aussi un truc dur.
C'est le bavoir de MissCaca roulé en boule arrivé là je ne sais pas comment.
Rhaaaaaa.
Je regarde l'heure.
06H08 donc.
Rhhaaahh.
MissCaca va se réveiller à 7H00, faut que je me rendorme, faut que je me rendorme, putrie de rêve à la con c'est pas possible.
Je ne me rendors pas.
06H55. MissCaca se réveille, réglée comme du papier à musique.
Je la nourris.
Elle se rendort. 07H15.
Rhaaaa je suis crevée je dois me rendormir.
Je pense, je divague.
Je me rendors finalement.
Je re-rêve.
Je rêve que je suis en train de lire un magazine féminin (dans la vraie vie, je n'en lis jamais, je trouve ça stupide, il faut croire que je dois remédier à ça au plus vite, que mon inconscient me réclame d'arrêter séance tenante l'abonnement au Monde et de m'abreuver de magazines stériles vitevitevite).
Je le tiens grand ouvert devant mes yeux. Il y a plusieurs articles sur la double page, avec des photos qui s'animent quand je les regarde, un peu comme des videos de YouTube tu vois. Et je lis les articles en silence, pourtant au fur et à mesure que le texte défile, une voix off retentit qui débite leur contenu.
C'est un chapelet de phrases qui n'ont rien à voir les unes avec les autres, pour un contenu au global sans queue ni tête (pour ça, on est raccord avec la réalité).
La première image-vidéo c'est une femme qui porte un plat en métal en forme de cochon dans lequel un petit cochon de lait cuit et fumant repose. Elle va le poser sur une table et la voix off parle du plat so rigolo so trendy.
Donc en clair le végétarisme commence à me porter sur le système, je suis mûre psychiquement pour aller bouffer d'urgence une merguez-frites.
Ensuite c'est un article sur les bloggers.
Là, l'image-video qui l'illustre est celle d'une écrevisse, posée au fond d'un aquarium, qui fait des petits filets de bulles et qui remue ses petites pattes et ses petites antennes.
Bloup-bloup-bloup.
Grand rapport avec la choucroute.
Il faut que j'arrête d'être végé je te dis.
La voix off déclame le texte, qui traite en effet de la blogosphère et plus précisément des bloggers donc, ces êtres bizarres venus d'ailleurs, que la presse essaie de comprendre et d'expliquer au grand public.
Je ne me souviens que de cette phrase mythique, juste avant que MissCaca gigote à 07H38 :
"Les bloggers sont les radars du Commonwealth".
Si tu peux m'éclairer, je suis preneuse.
En attendant je vais me taper un plateau de fruits de mer chez Charlot Roi des Coquillages et je te salue bien.
EDIT
Un Dr en psychologie ès bazar par ailleurs lectrice assidue et bloggeuse de grand mérite m'a offert pour la modique somme de 800 euros H.T. à verser directement sur son compte off-shore au Panama son interprétation précise et non moins fiable des mes rêves.
C'est fébrilement, et gratuitement, que je te la fais partager.
Depuis que je suis devenue la jeune maman en charge de cet être délicieux justement dénommé MissCaca, j'ai un sommeil légèrement - comment le dire avec euphémisme - haché.
=> et qui sédimente largement sur touuuuuutes les sources possible d’angoisse d’une jeune maman ce qui, faut bien l’admettre se ressent forcément pendant le sommeil (qualité du repos et rêves)
MissCaca n'y était pour rien pour une fois, elle dormait du sommeil du juste à côté de moi.
Je révais que je dormais. Oui tu as remarqué comme inconsciemment on compense les manques durant les rêves?
=> C’est pas faux, quand j’étais petite dans mon sommeil j’avais envie de faire pipi et je rêvais que je me levais et allais faire pipi, mais j’étais somnambule alors ça compte pas
Par exemple, si t'es au régime, tu vas rêver que tu baffres un énorme gâteau au choco. Ou si ça fait quelques temps que t'as pas fait la chose, tu rêves que tu la fais.
Voilà, c’est ça. Donc moi en ce moment je rêve souvent que je dors.
=> Et pas de fougueux ébats avec Mister400 ?
Je rêvais donc que je dormais, ou plutôt au début que je m'endormais.
Dans un lit vieillot, situé dans un grenier, avec un gros édredon, et pleins de cartons, des malles autour de moi.
Un lit vieillot = besoin d’être rassurée sur les traditions ancestrales. Mon conseil : mange du boudin, va à la messe, passe tes vacances chez Tatie Germaine et écoute ta mère.
Situé dans un grenier = poussières et vieilleries liées aux traditions ancestrales, oublie plutôt le boudin, finalement
gros édredon = besoin de confort, arrête de dormir avec Misscaca, change de sommier et de linge de lit
plein de carton = tu as secrètement besoin de changement, de bouleversifications, de faire tes valises et te barrer rapport que tu peux plus le faire du jour au lendemain, rapport que t’as des responsabilités et qu’inconsciemment ça te stresse à donf
Malles autours de toi = encore une symboliques liées au passé, écoute les conseils de ta mère sur l’éducation des enfants
Ptin si un psy passe par là je vais prendre cher sur le symbolisme. T'inquiète coco, moi aussi j'ai lu l'Interprétation des rêves hum-hum.
Ouais c’est ça, genre éh :! Tu m’la fais pas
Oui bon, un grenier quoi. Avec une lucarne au dessus de ma tête. Il fait jour.
dis-moi, tu n’aurais pas été punie d’enfermement toi dans ton passé ? En pleine journée alors que les enfants jouent dehors, toi hop, consignée dans ta chambre (munie d’un velux) ou dans un réduit (muni d’un petit interstice qui laisse passer la lumière) ? Et il y a un rapport avec tes aventures à la Bourboule ? Non ? Ah. Moi je dis, le grenier, ambiance pesante tout ça, avec la lucarne qui montre qu’il y a du jour, c’est la tentation de t’enfuir.
Je m'endors. En me délassant toute entière sur ce gros matelas pas frais = heuuuu…. T’as pensé aux bains de boue ?
et cet énorme édredon dans lesquels je m'enfonce avec plaisir. = édredon, nuage, ciel, besoin d’évasion, ça se confirme
Et puis toujours dans mon rêve, je sens un petit truc dur remuer sous mes côtes.
C’est normal, dans les grenier, il y a souvent des rats et puis tu culpabilises inconsciemment de vouloir prendre la tangente et de pas assez manger de boudin. Je comprends.
Dans mon rêve toujours, je me réveille en sursaut, je touche le truc dur, ça remue sous mes doigts.
Je sais pas toi mais là, moi j’y vois un truc grave sexuel, là… tout va bien avec Mister400 en ce moment ?
Là je me dresse, et je vois une petite souris noire roulée en boule qui se tortille sur le drap.(J'ai vraiment une peur bleue des souris qui doit venir de là).
Une souris noire ? D’après le dico des rêves c’est soit parce que tu penses à ta défunte tante Gertrude, soit à une personne discrète bien intentionnée qui œuvre pour ton bien (donc moi) ou alors à un sexe mâle intempestif. Et compte tenu de ta phrase précédente, je vote pour cette dernière hypothèse.
Et cette fois pour de vrai je me réveille en sursaut.
Bin oui, le sexe mâle intempestif, ça fait peuuuuuur, je comprends.
Je touche ce qu'il y a sous mes côtes terrorisée, car en effet il y a vraiment et aussi un truc dur.
Je ne ferai aucun commentaire sinon on va encore croire que je suis du genre obsédée
C'est le bavoir de MissCaca roulé en boule arrivé là je ne sais pas comment.
Mais tu vis où ??? comment se fait-il qu’un bavoir se retrouve dans ton lit ? C’est comme ça que tu vas lui apprendre les bonnes manières qui feront de misscaca une fille bonne à marier qui réussira sa vie grâce à un époux riche ?
Je ne me rendors pas. 06H55. MissCaca se réveille, réglée comme du papier à musique. Je la nourris. Elle se rendort. 07H15.
ça prend seulement 20 minutes ? En vrai tu dois pas être très beaucoup débordée moi je dis… hihihihi
Je rêve que je suis en train de lire un magazine féminin (dans la vraie vie, je n'en lis jamais, je trouve ça stupide, il faut croire que je dois remédier à ça au plus vite, que mon inconscient me réclame d'arrêter séance tenante l'abonnement au Monde et de m'abreuver de magazines stériles vitevitevite).
Je pense oui, qu’en fait, inconsciemment, tu aimerais aimer Marie-Claire et Elle et Cosmo et le lire avec passion toutes les semaines et en débattre furieusement avec tes copines. Ou alors, tu te dis que depuis que tu es mère tu prends moins de temps pour entretenir tes attributs féminins et qu’il est temps de faire quelque chose avant que mister400 ne s’en aperçoive.
Je le tiens grand ouvert devant mes yeux. Il y a plusieurs articles sur la double page, avec des photos qui s'animent quand je les regarde, un peu comme des videos de YouTube tu vois.
ça veut dire qu’inconsciemment tu voudrais passer au livre numérique qui s’anime tout seul et qui a plein d’options top délires trop chant-mé.
Et je lis les articles en silence, pourtant au fur et à mesure que le texte défile, une voix off retentit qui débite leur contenu.
Ouaip, comme le livre numérique que chez Oualter y nous cassent les oreilles avec. Tu as dû être touchée par le virus.
C'est un chapelet de phrases qui n'ont rien à voir les unes avec les autres, pour un contenu au global sans queue ni tête (pour ça, on est raccord avec la réalité).
Ah tiens, comme chez Oualter aussi. En fait tu as rêvé que tu étais une salariée dans une boite cotée en bourse et que tu assistais à l’une de ces réunions assommantes sur la stratégie et qu’on te raconte – comme toujours – des âneries sans fondement.
La première image-vidéo c'est une femme qui porte un plat en métal en forme de cochon dans lequel un petit cochon de lait cuit et fumant repose. Elle va le poser sur une table et la voix off parle du plat so rigolo so trendy.
Tu rêve de cochon ? Je pense qu’il est temps de vraiment manger du boudin, cette fois, c’est clair. Et puis cette image merveilleuse de la mère au foyer versus années 50, c’est magnifique, en fait tu aimerais être comme les da-dames qui apportent la soupe dans la soupière et sont entièrement dévouées à la cause de leur époux et de leurs enfants pour qui elles sacrifient tout.
Donc en clair le végétarisme commence à me porter sur le système, je suis mûre psychiquement pour aller bouffer d'urgence une merguez-frites.
moi j’avais plutôt pensé à du boudin mais tu peux aussi te faire un bon grec ou un McDo
Ensuite c'est un article sur les bloggers. Là, l'image-video qui l'illustre est celle d'une écrevisse, posée au fond d'un aquarium, qui fait des petits filets de bulles et qui remue ses petites pattes et ses petites antennes.
L’écrevisse parait-il correspond à Bach associé au 69. Tu as quelque chose à nous livrer sur tes fantasmes secrets ?
Bon, sinon, l’écrevisse peut aussi symboliser une idée de – je cite – lenteur, d’incertitude, dans une alternance de progressions et de régression, d’activité et de passivité, d’avancée et de retrait.
Grand rapport avec la choucroute. Il faut que j'arrête d'être végé je te dis.
Parfaitement, ce soir c’est boudin et tripes pour tout le monde, et que ça saute !
La voix off déclame le texte, qui traite en effet de la blogosphère et plus précisément des bloggers donc, ces êtres bizarres venus d'ailleurs, que la presse essaie de comprendre et d'expliquer au grand public.
Tu nous fais un complexe de starification (la presse d’intéresse à moi) mêlé à une crise d’adolescence tardive (personne ne me comprend)
Je ne me souviens que de cette phrase mythique, juste avant que MissCaca gigote à 07H38 : "Les bloggers sont les radars du Commonwealth".
Les carottes sont cuites, je répète.
Si tu peux m'éclairer, je suis preneuse.
Mais sans problème, tu soupçonne les grands bretons d’espionner secrètement le monde via la blogosphère pour nous voler le secret chimique de la fabrication du camembert. T’as déjà entendu parler de la théorie du complot ?
En attendant je vais me taper un plateau de fruits de mer chez Charlot Roi des Coquillages et je te salue bien.
N’oublie de prendre un peu de boudin et de tripes pour faire passer
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lundi, 23 février 2009
Chronique d'une mort annoncée

N'oublie pas ton Xanax, tu seras gentil.
Cher poisson-clown,
il y a quelques années, munie d'un masque et d'un tuba moyenne gamme, je t'ai découvert au détour d'une promenade en snorkelling en mer de Chine.
C'était sur une plage déserte d'une île asiatique presque complètement couverte par la végétation.
Il n'y avait qu'une seule route à emprunter à pied, trois heures au moins pour traverser entièrement l'île par la jungle et par 35° et 99% d'humidité, avec comme possibilité de se faire attaquer par les singes ou les iguanes d'un mètre de long. Pour parvenir jusqu'à toi, j'ai préféré emprunter une heure durant le bateau d'une famille locale en pensant que je ne survivrai pas.
Dans la coquille de noix prévue pour un maximum de six personnes, nous étions une bonne vingtaine. L'Européenne avait monnayé son transport au prix d'un bon mois de salaire local. Le patriarche avait pu remplir le bateau d'essence, et les cousins, voisins et amis profitaient de l'aubaine pour échapper à la marche à pied.
Pour moi c'était le prix d'une course en taxi parisien, et pour échapper à la horde des touristes restée sur l'autre côte, celle desservie par la navette maritime et bétonnée, où s'égrainaient les plages bruyantes, j'étais prête à tout. Pas mécontente après ce trajet néanmoins de retrouver la terre ferme.
J'ai trouvé là-bas à me loger chez l'habitant. Quinze francs la nuit. Pour ça j'avais un bungalow aux planches mal jointes, un matelas que je ne préférais pas regarder de trop près, une moustiquaire trouée, un tuyau en cuivre sous lequel je pouvais m'asperger d'eau froide et une fenêtre qui s'ouvrait sur la mer de Chine.
Le ciel, bleu limpide. L'eau, turquoise. L'arbre devant ma fenêtre, vert explosif.
Le vent, délicieusement tiède. La mer, paisiblement chaude. Le sable, atrocement brûlant.
Je crois que j'ai vécu là bas quelques jours paradisiaques dans un Eden terrestre qui n'existe probablement plus*, à dormir, lire, manger des soupes et des nouilles surépicées dont j'étaignais le feu à grandes lampées de ce thé au lait archisucré que la maîtresse de maison me servait à chaque repas.
A observer les animaux sauvages qui descendaient de la jungle avec la nuit, peu craintifs et immédiatement aimables, comme les animaux qui n'ont jamais connu la méchanceté de mon espèce.
Et à snorkeller. De l'aube au crépuscule, des heures durant. J'explorais les fonds dans leur moindre parcelle, jamais fatiguée, centimètres par centimètres. Je m'émerveillais devant les coraux rouges, mauves, verts, bleus, et ses habitants aux couleurs aussi variées qu'intenses.
Et puis un jour, là-bas, sur la gauche du rivage, juste avant de gros rochers taillés par les vents et les vagues, je t'ai aperçu avec toute ta petite famille, au milieu d'une énorme anémone. Toi, poisson-clown, avec ta dame clown, et tes enfants clowns, petits comme une graine de tournesol.
J'ai cessé de nager pour ne pas vous effrayer. Je me laissais flotter, je ne respirais plus qu'une fois sur deux. J'ai avancé la main et tu es venue me picorer le bout du doigt après quelques minutes d'observation mutuelle.
Et puis je n'ai eu de cesse de revenir te voir. Tu n'étais plus farouche, tu avais compris que ce gros poisson sans couleur, là, un peu bizarre, était totalement inoffensif. Je te regardais jouer dans l'anémone, disparaître, réapparaître, venir me voir et repartir te cacher, courageux mais pas téméraire.
Aujourd'hui, j'écris en souvenir des derniers paradis maritimes, assassinés par mon espèce.
Qui arrache les coraux en souvenirs, qui pêche à outrance au cyanure et à l'explosif ou en trainant ses filets en ferraille sur les fonds marins, qui coule du béton sur la côte pour bâtir des hôtels pour ces touristes qui ne respectent rien et veulent leur petit confort au lieu d'une certes spartiate, mais inoubliable rencontre avec la nature.
Pour toutes ces raisons, mais aussi à cause du réchauffement des océans, près de 55.000 km2 de coraux sont déjà morts, et 35% de la surface actuelle aura disparu d'ici à vingt ou quarante ans.
L'Homme continue à scier inlassablement la branche sur laquelle il est assis, puisque 500.000.000 être humains tirent leur alimentation et/ou leurs revenus de ces mêms récifs.
Adieu, poisson, je t'ai bien aimé.
---
* le tsunami puis les promoteurs sont paraît-il passés par là depuis.
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vendredi, 20 février 2009
Remonte-moi ton pont-levis, épisode 4

C'est fébrilement que je publie le quatrième opus dei de mes mésaventures périnéales.
Impie que je suis, je sais bien que je risque là mon excommunication de la Sainte Eglise Romaine*.
Car après la métaphore spéléologique, la no-métaphore, la métaphore châtelaine, la métaphore maritime, voici venir la métaphore spirituelle et catholique.
Pour un peu avec tout ça on se croirait en pleine chouannerie.
Nos relations avec la sage-femme ont tant et si bien évoluées vers un terrain privé que voilà qu'elle me cause désormais religion.
- Alors on va faire un nouvel exercice pour bien refermer l'entrée de la "grotte".
- ...
- Vous allez imaginer que l'entrée de votre vagin est un portail de cathédrale.
Comme toujours, me voilà parachutée dans une cathédrale gothique, atmosphère tamisée, chaises en bois dur comme les pavés de l'enfer, cierges d'un mètre de long, confessionnal et tout le saint-frusquin (ahahah).
- alors un portail de cathédrale très haut, avec trois gros gonds hein...vous allez le faire se refermer toooouuuuuuut doucement, jusqu'à ce que la cathédrale soit bien hermétiquement fermée.
Mon bobo, je m'interroge.
Avec la crise du catholicisme, franchement, est-ce que la Sainte Eglise Romaine a bien besoin de voir ses portes fermées par les sage-femmes?
J'irais même plus loin : la crise du catholicisme n'est-elle pas imputable tout ou partie aux sage-femmes, les pieuses bécébégés, quatre ou cinq moutards aidant, se faisant répéter tout autant que la porte du lieu de culte doit rester fermée coûte que coûte?
J'irais même encore plus loin : la culpabilité judéo-chrétienne n'est-elle pas imputable tout ou partie aux sage-femmes, puisqu'elles mêlent allégrement les affaire de sexe et les affaires du culte, et te disent que notre grotte doit rester fermée non d'un saint chien?
Mais, mais franchement...
...que fait le Vatican ?
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* Ah mais zut, c'est vrai que je la quitte de mon plein gré de toute façon. Bon ça fait rien, faisons comme si. Adieux les papistes! Tu peux me souhaiter une heureuse libération au passage.
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mercredi, 18 février 2009
Où l'esthétisme est précocement enseigné à MissCaca
Tu le sais, j'aime enseigner à MissCaca les valeurs importantes au plus vite, comme par exemple comment avoir l'air d'une vraie bobo dès trois mois l'écologie.
Cette fois-ci, j'ai décidé de lui apprendre à se tenir tranquille un peu tout de seule non mais quand même ça va bien d'être collée à moi au portage 24/24H, dans la vie on naît seul, on meurt seul, autant le savoir tout de suite le goût du beau.
Justement je devisais récemment avec la Blonde à ce sujet, et nous échangions sur ces êtres supérieurs sortis des filières histoire de l'art qui, quand même, partent dans la vie avec un sacré bagage culturel mais surtout esthétique, "touchés par la grâce de l'art" qu'elle disait la Blonde, que c'est tellement beau que je te le remets là, comme ça, là, in extenso.
Enceinte puis jeune et moyennement fraîche maman à peine sortie de la maternité, j'avais juré que jamais ô grand jamais ma fille ne serait exposée à l'une de ces horreurs de jouets en plastoc électronique made in china.
J'avais même peu élégamment gratifié d'un m'en fous! sans réplique les Tu sais moi aussi au début je disais ça mais...
Oui.
Quand on avait menacé MissCaca d'un QI de 35 points les bras levés pour absence de tapis d'éveil à deux mois, j'avais même fais une étude de marché hyper sévère pour trouver LE tapis d'éveil sans plastique, sans couic-couic-vraoum-meuh-meuh et autre pouèt monté dans une obscure usine pékinoise.
J'avais donc trouvé LE tapis d'éveil sobre, chic et français, qui ne laisse s'échapper aucun bruit électronique sinon un mélodieux diling-diling de bon ton d'un délicat grelot enfermé dans une petite étoile jaune paille en tissu premier choix.
Tu la poses là dessus, MissCaca crie d'ennui au bout de dix minutes que c'en est d'un désepérant mes bons.
Il faut croire que si les jouets sont en plastoc, avec des couleurs criardes, bruyants et affreusement laids au global, ce n'est pas dû au hasard ni à une faute grossière de goût des fabricants, mais bien à une étude cautionnée par d'éminents pédopsychiatres qui ont nécessairement conclu que pour attirer et captiver un mouflet, il fallait en passer par là.
Déprimant je te dis.
Bref, constatant le flop et sévèrement motivée par la possibilité de pouvoir abandonner MissCaca à son propre sort dix bonnes minutes sans hurlements la mort dans l'âme, j'achète donc un portique aux antipodes de mes convictions.
En plastique, vert, jaune et orange plus pétants c'est pas possible, qui grésille une chansonnette électronique débile dès que tu tapes dans les affreuses bestioles en plastoc qui pendouillent, avec une lumière jaunasse qui clignote dans la face de MissCaca pour bien parfaire l'ensemble.
J'installe à peine MissCaca dans son transat devant l'infâmie qu'elle se met à pousser des cris hystériques, la bouche ouverte dans un immense sourire surexcité, les jambes battant l'air et secouées d'un tremblement quasi-épileptique pour taper la bestiole et déclancher le délire au plus vite.
Déprimant je te dis.
Forte de ce succès (ça sonne comme une lettre de motivation que ça me fait froid dans le dos) voilà donc que je m'emballe, et vas-y que je prospecte sur le net pour trouver une horreur semblable pour accrocher au lit de MissCaca (qui me sert de range-livres, étant entendu qu'en bonne bobo et en grosse feignasse qui ne veut pas lui tenir la main des heures pour l'endormir et me relever la nuit, je cododote avec ma fille) histoire de lui faire passer là-dedans seule quelques demi-heures d'extase électro-chinoises .
Sûre de moi, je traîne sur les forums parentaux et autres sites conso-contributifs j'achète donc sur la toile ze toy plebscité par la foule en délire des jeunes parents sur le net, et baptisé par ses fervents admirateurs : l'Oie.
Un corps de volatile obèse qui se visse aux barreaux du lit, un long cou qui fait arceau au dessus du même lit, à l'extremité une tête d'oie, et accrochée à la tête, un mobile avec trois petits d'oie (des oi...sillons?) qui tournent. Le tout mesurant pas loin de mètre. En plastique comme il se doit. Avec des couleurs pas possibles bien entendu. Et des chansons nasillardes et autres bruits de la nature qui rappelent plus Starre Ouarz dans ses grandes heures que nos forêts de pins Bourboulaises et le front de mer Fort-Mahonnais.
Mister400 pose lestement La Gazette de l'hôtel Drouot, avise l'objet et me gratifie d'un mi-lugubre, mi-agressif :
- Tu envisages de mettre cette horreur dans la chambre?!
- T'as envie que ta fille aille un jour dans son lit oui ou non? j'y dis.
- J'adore cette oie, elle m'est fort sympathique corrige Mister400 prudemment.
La fin justifie certes les moyens.
Mais quand même.

La tête de la bête. Un oeil vif, un sourire affable, et comble du raffinement, un noeud papillon.

L'élégance est à son comble, mes bobos, puisque tu remarqueras un autre noeud papillon semblable au premier à la base du long cou également.

Le corps de la bête, fixé aux barreaux du lit. Alors on dira que c'est onirique comme plan hein, parce qu'il faut m'esspliquer le coup des nuages verticaux - y'a comme un blème dans la gravité là...

Et pour finir en beauté, l'un des trois volatiles du mobile qui tourne inlassablement, quelque chose comme un hybride entre un papillon neo-zélandais et une taupe rouennaise, que ça si ça peut voler rapport au rapport ailes/corps, je veux bien être 50.000ème dans le classement wikio...
Donc résumons nous...
apprentissage de la musique : zéro, sauf si on ambitionne du Richard Clayderman remasterisé pour son enfant,
apprentissage des notions essentielles de la nature (gravité, ornithologie etc) : idem,
apprentissage de l'esthétisme : pas mieux.
Mais revenons au désiderata initial : occuper MissCaca, et la voir s'endormir paisiblement sur un malentendu, bercée par la chansonnette nasillarde et hypnotisée par le tournoiement régulier des oisillons créés par un zoologue fou.
Ben là t'oublie, parce qu'à chaque fois que je la pose sous la chose, MissCaca tourne affolée la tête vers le corps de l'oie d'où sort le son, puis regarde les oisillons tourner d'un air inquiet, affiche un rictus lugubre, en émettant un faible et geignard uuuh-uuuh-uuuh, pour enfin lancer un long sanglot déchirant qui s'enchaîne sur un torrent de larmes.
Que veux-tu. Y'a pas de logique chez un nourrisson.
A moins que MissCaca ait naturellement du goût?
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| Tags : portique, jouet 1er âge, esthetisme, beau, plastique, made in china, lit bébé |
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mardi, 17 février 2009
(Re)voir la Bourboule et mourir
Tu sais, moi, sous mes airs, à aller prendre le soleil sous la verrière du Hyatt, en fait, le tourisme en régions, j’aime bien.
Par exemple il y a la Bourboule et Fort-Mahon, où je n’ai jamais mis un pied, mais dont je te parle avec la plus grande connaissance pseudo-empirique depuis des mois.
Ah, la Bourboule, son air pur et ses promenades hygiéniques sous les sapins.
Ah, Fort-Mahon, ses dunes et son sable qui gratte sur le plaid.
Cette introduction faite, je t’informe que depuis 1959, VVF est un acteur historique du tourisme associatif qui priviliégie le tourisme solidaire et durable.
Et ça, c'est bien.
En 2009 valvff devient VVF Villages, qu’on se dit que les ptits gars du marketing ne font pas toujours n’importe quoi, que c’est quand même plus digeste et qu’on sait de quoi on parle.
Niveau évocations, moi comme ça je dirais nature et villages vacances et ça tombe bien parce que c’est ça. Et puis c'est aussi de l'authenticité et de la découverte.
La Bourboule, son eau, ses pentes - Fort-Mahon, ses dunes, sa forêt...

En réalité, il y a même les Villages Clubs, all inclusive, ou tu pourras croiser du neo Jean-Claude Dusse (de Paris), et on l’aime bien car il n’oublie jamais d’amener le soleil dans sa valise. Et puis un Bobo, pour faire l'animation, comme ça les mômes sont occupés et toi tu peux enfin souffler l'Ipod vissé sur les oreilles.
Et puis les Villages Location. Alors en général ça veut dire que toi la nana tu te fades la cuistance et la vaisselle pour toute ta smala, alors à moins qu’il y ait un lave-vaisselle moi c’est bien simple, je dis non, ou alors j’envoie tout le monde dans une balade retour à la nature, un couteau suisse, trois allumettes et une couverture de survie dans la forêt de pins, et le premier qui rentre avec douze kilos de champignons peut s’asseoir à table. Non mais. Quant à la vaisselle, la faire en frottant les assiettes au sable, c’est nettement plus écologique, ça tombe bien et les enfants adoreront ça. Bon après ça craque un peu sous la couronne, mais tu verras, on s’y fait très vite.
C’était un Article sponsorisé pour te servir.
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lundi, 16 février 2009
Remonte-moi ton pont-levis, épisode 3

Je suis allée chez ma sage-femme pour fermer l’entrée de ma grotte, puis faire souffler dans le dedans une autre partie de mon anatomie sans métaphore que c’est presque un gros mot.
Heureusement, comme j’ai brillamment réalisé plusieurs fois d’affilée "l’anus souffle" devant les yeux éberlués de la sage-femme, j’ai rapidement été dispensée.
Nous avons pu donc, pour mon plus grand plaisir, repartir dans la métaphore.
Jusqu’à présent, nous avions donc eu la métaphore spéléologique (la grotte),
la métaphore châtelaine (la herse et le pont-levis) que dès que j'imagine une herse et un pont-levis hop, ça démarre et que je te ferme hermétiquement la grotte. Attends, si Mister400 m'emmène faire les châteaux de la Loire il risque de se passer des choses dans mon corps et ça risque de pas être un ouiken très romantique cette affaire.
cette fois nous varions les plaisirs avec la métaphore maritime.
- Vous allez imaginer qu’à l’entrée de votre grotte, il y a la mer.
Voilà encore une furieuse envie de me marrer qui me prend, parce que je me parachute mentalement en baie de somme, avec les mouettes dans le ciel, le cri des mouettes, les galets grisouilles et les étrons des mouettes sur les galets.
Je ne peux réprimer un large sourire goguenard.
- Oui je sais, la saison ne s’y prête pas trop.
Euhhhhh...
- Et imaginez qu’il y a une graaaaaaande vague qui rentre dans votre grotte.
Ah non ! moi je suis ici pour assurer l’étanchéité de ma grotte et tout le tremblement, et toi tu me fais rentrer trois tonnes de flotte? Genre dégâts des eaux quoi.
- La vague rentre très vite, elle touche le fond de votre grotte, elle remonte sur le plafond de votre grotte, et fais ensuite un rouleau touuuuuut doucement dans votre grotte.
Voilà. Qu’est-ce que je disais ?
Finalement Mister400 a plus intérêt à m'emmener à Deauville.
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| Tags : sage-femme, rééducation périnéale, mouettes et guano |
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jeudi, 12 février 2009
Comment j'ai tué mon père
La fin d'année 2008 a été riche en occasions de me faire gâter par mon doux, puisque sur quelques semaines, j'ai mis au monde MissCaca, j'ai engrangé une année de plus, et puis le père Noël est passé par ma cheminée (c'est un père Noël anorexique).
Tout aveuglé et auréolé d'amûr pour sa chère et tendre, Mister400 m'a donc posé sa question traditionnelle de fin d'année :
- Qu'est-ce que tu veux que je t'offre?
Oui bon. Tu me diras c'est pas très romantique, on est d'accord. Mais passé un certain nombre d'années voilà ce qui nous pend au nez que c'est pas très glorieux mais qui a le mérite d'être efficace et t'évitera toujours de te retrouver avec un mixer dont tu ne te serviras jamais (à part pour assomer l'outrecuident qui te l'a offert avec tout le message sous-jacent).
Et puis nous les filles, on n'est pas vénales, ce qu'on aime c'est ce qui vient du coeur et qui nous surprend, pas vrai? Une traînée de pétales de roses qui commence dans l'entrée et se termine sur le lit, un homme nu là-dessus une orchidée sur l'oreille, pour un fol ébat gratuit mais mémorable, et nous voilà comblées.
Ouais t'as raison.
Donc.
Tu connais ma devise (non mais faisons comme si) : peu mais bien.
Cette devise je ne l'avais pas encore appliqué à la chaussure.
J'ai donc collectionné d'abord les docs (en mettant une perle sur les lacets, sur le coup de pied tu vois le genre), les kickers (tout ça c'était avant), et puis tout un tas d'escarpins que j'ai mis entre zéro et trois fois, des mules aussi tout un tiroir (note que ça prend pas de place) et en parallèle des boots et des bottes. Avec talons, sans talons, avec talons bobines, avec talons de 12 cm (portées une fois), avec talon plat-cavalières etc etc. A peine achetées sitôt remisées ou presque, eu égard à la mode passée et/ou la qualité moyen + à + sans plus...
Exceptées les bottines en daim noir à talons bobines avec lesquelles j'ai séduit Mister400, il en a encore une larme à l'oeil (de temps en temps il me demande : t'as encore tes petites chaussures là...tsais? ce à quoi je lui réponds invariablement Je les ai pas encore fait resemeller!) - sans fétichisme aucun, je les ai gardées en souvenir - et en attendant une prochaine émergence modesque du bobine.
Note au passage la torridité de nos échanges.
Récemment, trop c'était trop. Le low boot n'est pas passé par moi. J'ai trouvé ça immonde. Depuis deux ans j'étais donc ring' de la boot.
J'ai finalement décidé de prendre le contre-pied (ahahah je suis d'un drôle) et de tabler sur le classique chic indémodable et d'excellente qualité dans la boot en cuir.
La boot qui va donc me durer 15 ans sans prendre une ride ni passer de mode, car en dehors du temps.
"La mode, c'est ce qui se démode".
C'est Picasso. C'est beau. C'est l'instant culture. Tu pourras dire que tu l'as entendu sur Arte.
Nous avons donc dit classique indémodable. Nous disons donc la boot, coupe boot quoi, comme celle que j'avais pour monter le canasson y'a 10 ou 15 ans, avec le talon plat tu la vois...t'as eu la même souvent en troisième...
Nous avons donc également dit cuir, chic et excellente qualité. Nous disons donc les papes du cuir et du classe. (Enfin c'est perso hein...)



Sur ces entrefaits une employée vient me donner du:
- Madâme désirât que je l'aidasse à choisir la bottinette?
Sur quoi je lui réponds :
- Attends c'est grave vos pompes! Je tapine pas au bois et rapport à MissCaca, j'ai pu le temps d'aller chez Castel! Lé où la boot classe que je pourrais mettre pour monter Osiris du Manoir II en forêt de chantilly comme à la ville, faut pas oublier qu'avant de taper sur le russe pour faire sortir la devise, vous étiez les rois de la sellerie chic, chié!
Sur ce elle me répond :
- Mais bien entendu Madâme. Je reviens immédiatement pour vous servir.
Elle revient avec trois ou quatres paires décentes.
Et dedans, y'avait celles-là :

Mon coeur a fondu. Elles m'allaient trop bien, et le cuir était souple (j'ai le peton sensible).
Bon oké c'est quoi le rapport avec le titre du billet?
Attends ça va viendre.
- C'est d'une souplesse ce cuir je lui dis, incroyable ce qu'on est bien dans le dedans! Fuck le lobby Compeed!
- Comme Mâdâme à raison qu'elle me répond.
Et elle ajoute :
- C'est du kangourou.
- Oké je prends j'y dit.
Hasard ou coïncidence? J'ai calculé ça deux mois après.
Ptin ça m'a tué ce billet, je vais dormir.
00:00 Publié dans Looking 4 attitioude | Lien permanent | Commentaires (31) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : boots, hermès, kangourou, cuir, bébé, porte-bébé, cadeau de maternité |
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mardi, 10 février 2009
Bio-concours!
Je te l'avais annoncé là, voilà le concours-à-cadal.
Et pas n'importe quoi, puisque notre mécène c'est le Monde du Bio, qui fait dans le produit sans paraben, sans phénoxyéthanol, sans colorant ni parfum de synthèse, sans matière première animale, sans huile issue de la pétrochimie, sans OGM, et sans tests sur les animaux (produits finis et matières premières).
Ouf.
Pour gagner, tu dois trouver ton cadal sur le site du Monde du Bio.
Pour pas y passer l'année, voilà tes indices, mon bobo :
1- C'est un produit que tu mets sur ta peau
2- C'est un produit qui convient aux filles, mais aussi aux garçons
(bon après y'a des garçons qui mettent du mascara, mais bon, là disons qu'il plaira aussi au plus grand nombre de garçons, on a fait dans le consensuel) (enfin je suis sûr qu'il te plaîra à toi, jeune bobo mâle ou jeune metrosexuel ...)
3- C'est un produit qui s'utilise apriori seul(e), mais aussi potentiellement à deux sur un malentendu
Une réponse par commentaire, tu peux me faire 3 propales précises (marque et nom du produit complet) et pis si je suis d'humeur et que t'es trop à la louze, je donnerai des indications dans la journée, et pis tu pourras ptete rejouer...
T'es prêt pour explorer le site?
T'as pris ton kway, ton sac à dos Quechua, la banane qui pue là-dedans, ta gourde en alu brossé toute cabossée?

- Regardez, Marie-Caroline, il me semble que c'est ce produit là!
- Vous croyez, Jean-Hugues ? hihihihihihi!
Le premier qui trouve, y gagne. Allez, bonne chasse les bobos!
EDIT DE 12H :
4ème indice : dans l'un de ces deux commentaires, il y a du farfelu, mais aussi une réponse VRAIMENT PAS LOIN...

5ème indice : (qu'on ferait comme si c'est le produit qui te parle en vrai) l'un de mes composants, que tu retrouveras aussi dans mon nom, se retrouve parfois dans les pots de confiture et est très recherché des gourmands...
Et c'est Pivoine (qui a mouillé la chemise grave depuis 10h du mat) qui gagne l'huile de soin amande et millepertuis du Dr Haushka !

09:30 Publié dans Prends l'oseille et tire-toi | Lien permanent | Commentaires (59) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : concours, cadeau, produit bio, le monde du bio |
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vendredi, 06 février 2009
Avis de concours!
Salut les bobos!
attention, mardi concours chez ouam.
Avec un produit pour ton corps à gagner.
Qu'il est bio le produit forcément - manquerait plus que je te fasse brouter du paraben, et que c'est pas du Uniprix laisse-moi te le dire.
Est-ce que j'ai l'habitude de me moquer de toi?
Tu te souviens de ma note sur les biberons au Bisphenol-A? Et puis après celle où je te disais que chez Monde du Bio tu pouvais trouver les GreenToGrow sans bisphenol, sans phtalates?
Bon ben je leur ai envoyé un lien de ma note au Monde du Bio, quand même, c'est plus poli.
Avec Angélique-de-là-bas on a commencé à discuté sec ce d'autant qu'elle a aussi sa MissCaca.

Avec Geoffroy? uh-uh-uh
Entre jeunes mamans avec des cernes jusqu'au menton et qui maîtrisent le dégainage du nib en dormant 6 fois par nuit, ça crée des liens tu vois, un peu comme d'anciens légionnaires.
Angélique toute rouge d'émotion m'a demandé comment me remercier. Il y avait bien le fameux bib mais MissCaca est une petite chameau qui refuse obstinément le bib et préfère hurler de faim pendant 3 plombes en attendant que le nib-sur-pattes rentre à la maison. Avec ou sans Bisphénol, ça n'aurait pas changé grand chose à l'affaire, et puis comme pied de lampe, d'accord mais pour la FIAC uniquement.
Donc je lui ai proposé un concours avec un rien chouette produit bio à gagner.
Oui, je me suis sacrifiée pour toi.
C'est beau. Non ne me remercie pas.
Remercie mon éducation chez les bonnes soeurs qui m'ont inculqué le sens du sacrifice.
Donc mardi matin j'annonce les règles et çui qui dit qui y est le premier qui trouve l'a gagné.
Les garçons vous pouvez participer aussi, (nan, je vais pas te dire que tu pourras l'offrir à ta soeur ou à la concierge) rapport qu'on a cherché un produit qui te plaise, aussi pour toi garçon avec ton corps de garçon.
Ptin c'est pas pour rien que je taffe dans le market quand même.
A mardi les bobos!
EDIT : qu'on soit clair, ce cadal plaira aussi bien aux filles, aux garçons, aux mamans, aux pas mamans, aux jeunes, aux vieilles, aux moches, aux jolies... Bon je peux pas être plus claire, alors à mardi!
15:07 Publié dans Prends l'oseille et tire-toi | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : concours, blog, produit bio à gagner |
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