vendredi, 30 janvier 2009
Your natural MissCaca, la suite
Ouais, nous les bloggeuses, toutes assoiffées d'argent que nous sommes, nous pouvons encore parler d'un produit sans être rémunérées et même sans que personne nous le demande.
Après ma note où te racontais les pièges à éviter et les produits à préférer pour éviter que ton nourrisson ressemble à un champignon poussé dans un bosquet tchernobylien, tu t'es inquiétée de savoir ousqu'on pouvait trouver des biberons sans ce foutu Bisphenol-A?
Voilà que les bibs GreenToGrow sont achetables en ligne chez Monde du Bio (ce qui t'évitera d'aller te faire arroser d'éternuments tout craspecs et grippeux à la pharmacie pour commander des Medela que ton pharmacien n'a jamais, vu qu'il préfère les Avent et qu'on se demande bien pourquoi).
Tu peux y aller, j'ai pas de capitaux là-bas, mais j'ai déjà commandé plusieurs fois t'es servie comme une reine en 48H chez toi, service client et paquet nickels et tout.
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| Tags : biberons sans bisphenol-a, biberons sans produits chimiques, biberons non toxiques |
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mercredi, 28 janvier 2009
Remonte-moi ton pont-levis, épisode 2

Depuis que tu as lu le début de mes pérégrinations périnéales, je suis retournée chez ma copine la sage-femme.
Souviens-toi, il y avait le « pont-levis » situé au bout de ma « grotte » que je devais remonter le plus doucement possible,
et puis ensuite la « herse» que je devais abaisser sur le même rythme.
C’est que j’ai rapidement maîtrisé l’affaire, avec un score de quatre sur cinq, et puis la séance suivante, cinq sur cinq.
Ouais. J’suis trop fière.
Je maîtrise l’entrée de ma grotte maintenant t’as même pas idée.
Comme le périnée c’est une zone assez étendue, il n’y a pas que la « grotte » qui est concernée.
Nan.
C’est ainsi que la sage-femme, dès la troisième séance, alors que nos relations étaient jusqu’ici cordiales sinon légèrement empruntées – et que je te parle de grotte et pas de vagin, et que je mets un gant, tu vois le genre – m’assène un brutal :
- Maintenant que vous maîtrisez bien le pont-levis et la herse, on va faire un nouvel exercice. Ca s’appelle « l’anus souffle ».
Hein ? quoi ? bon j’ai dû mal comprendre.
- Alors « l’anus souffle », vous contractez très fort très vite, et puis après vous imaginez un point qui rentre et qui remonte le long de la colonne vertébrale touuuuuuuut doucement.
Ah ben si c’était bien ça.
Anus souffle.
C’est moi qui suis soufflée pour le moment, attends que je reprenne mes esprits.
Tu pourrais pas me trouver une métaphore là, ça doit être mon éducation chez les bonnes-sœurs, mais le mot « anus » ça me dérange un chouille tu vois.
- Alors vous êtes prête pour « anus souffle » ? Quand vous voulez.
Un point qui remonte vers l'intérieur parfait.
Parce qu’avec un nom pareil j’imaginais plutôt un exit qu’un in et là on était mûres pour le spectacle de Bigard.
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| Tags : rééducation périnéale, sage-femme, maternité |
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mardi, 27 janvier 2009
Ca vient de loin c'est japonais

Rien à voir avec la choucroute, mais c’est ce que m’a inspiré le site hinoki.
T’as reconnu la réplique j’espère ?*
Déjà le nom qui ferait presque Okinawa sur un malentendu (maieuuuuh tu sais, là où il y a des japonais centenaires comme pigeons à Paris, sauf que j’ai lu y’a pas longtemps que c’était en train de partir en eau de boudin cette affaire, rapport à la nouvelle génération qui bouffe occidentale et crache dans la soupe aux algues), l’épure globale et les petites fleurs dans les coins qu’on dirait presque du Kenzo d’il y a dix ans.
Alors là dedans, t’as tout pour te sentir bien dans ton corps et dans ta tête, mens sana in corpore sano c’est l’idée tu vois** avec des fiches pratiques sur un tas d’activités idoines et de thèmes genre sur le blues de l’hiver et comment le combattre, que le chocolat dans ton alimentation ça fait du bien et les couleurs et la relaxation aussi.
Enfin on est pas en train de te dire que pour être belle et en forme faut aller suer ton dimanche matin dans ton jogging en coton peigné à faire des tours autour de l’hippodrome d’Auteuil et boire une tisane de passiflore pour detoxifier accompagnée de son sachet protéiné quand tu rentres chez toi.
Je reviens d’une série de séances chez mon bourreau dentiste alors le trip je suis maso et j’aime ça (oui, d’ailleurs c’est le principe) ça va bien cinq minutes.
Et puis y’a Michaël. Tu connais Michaël ? Moi non plus mais ce que je peux te dire c’est qu’il fait des massages genre shiatsu et que vu son physique moi c’est direct que je veux bien aller me faire réénergiser. Sans compter qu'on peut gagner 3 mois de coaching en ce moment en participant au concours. Avec lui?
Mate un peu l’affaire.

Alors ?
hinoki.fr : le jogging from hinoki_jogging on Vimeo.
* Attends, c’est pas moi qui le dit, c’est Jean-Claude Dusse (de Paris)
** Un esprit sain dans un corps sain, t’as vu comme j’ai relevé le niveau d’un coup là on rigole moins
C'était un Article sponsorisé pour vous servir.
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| Tags : take the money and run |
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lundi, 26 janvier 2009
Grande braderie sur le bio

Tu croyais que les soldes c'était que pour les sapes et les meubles chez Roche Bobois? ben moi aussi remarque.
Ben on a tout faux.
Ouais.
Le bio s'est fait aussi essorer la tronche tel le pull en soie de chez Comptoir des Cotonniers moyen.
Ah non ça veut pas dire que le bio va être moins cher.
On s'esscuz.
Ca veut juste dire que grâce à l'Europe, on nous tire les exigences du bio vers le bas sévère.
Alors il paraîtrait que ça serait à cause que le français comme toi et moi il consomme de plus en plus biologique chaque année.
Nan mais ça va être notre faute bientôt, ils sont marrants à Bruxelles.
Faut croire que le français serait en train de comprendre que bouffer de l'OGM et du E-machin et autres graisses de palme hydrogénée ça le rend gras et malade.
Tout arrive. (A défaut de becqueter bio pour préserver la planète).
Y'a donc demande mais l'offre ne suit pas. Bon je vais pas te faire un cours sur Keynes non plus hein. Mais avec 2% des surfaces agricoles en bio dans l'hexagone, ça suffit plus. Donc on importe un maximum du bio.
Vise un peu la dépense en C02 pour l'acheminement, me dit pas dans les commentaires que pour être écolo faut donc arrêter de manger bio, je préfère me mettre la tête dans un sac, je vais pas dormir de la nuit avec cette affaire-là.
Donc à partir de pas plus tard que maintenant, les exigences en bio sont méchamment plus faiblardes.
Prends l'éleveur bio par exemple. Rapidement, il ne devait plus faire Que de la bête bio. Ben maintenant il aura le droit de faire une bête bio, pis dans l'enclos à côté, une bête pas bio. Mouais.
Et 50% de ce qu'il mettait dans la mangeoire de ses bestiaux devait être bio de la ferme. Ca tombe à 10%. Re-mouais.
Les bêtes toujours. Les délais avant de passer sous les mains de l'égorgeur à l'abattoir vont être drastiquement réduits. Mon poulet il ne va plus courir aussi longtemps qu'avant dans la tendre herbe verte du petit pré ousque poussent les champignons sauvages et gambadent les lapins. Nan.
Poultoques toujours. En bio, la tolérance aux antibio était nulle. Mon poulet bio n'avait jamais connu la chimie avant d'arriver dans mon assiette, ce qui m'évitait à moi aussi de bouffer de l'antibio. Ben à partir de maintenant il aura le droit à un petit traitement.
Ne parlons pas des vaches, j'en mange pas, mais elle elle aura le droit à trois traitements antibio. Carrément.
(la vache serait-elle plus fragile que le poulet? Elle devient vite folle note bien).
Bon alors ne me fais pas dire ce que j'ai pas dit. En mangeant ce bio-là tu mangeras toujours moins de cochonneries qu'en bouffant batterie et compagnie.
Mais bon.
Bruxellisation.*
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* Ca aurait plu à Brel cette histoire là.
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| Tags : bio, europe, normes européenne, ogm, abaissement des exigences pour le bio, agriculture biologique |
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jeudi, 22 janvier 2009
MissCaca et le raton crétin
MissCaca a trois mois bien tassés, mais les cadeaux de naissance arrivent encore.
Ca doit être l'épiphanie effect genre un truc comme ça.
Dans la série des cadeaux improbables mais bon-chic bon-genre, on nous a offert le raton laveur de chez Bonpoint.
Déjà Bonpoint je savais pas qu'ils faisaient dans les peluches, à part les mini-doudous genre lapins débiles que j'ai vus à la caisse cet été quand on est allé acheté un petit ensemble Bonpoint à la dernière née d'un très pote de Mister400.
Faut dire aussi que je passe ma ma life chez Bonpoint, vu que la moindre robette taille 3 mois en coton coûte un demi-rein.
J'ai tenté la connexion au site Bonpoint merci bien ça m'a fait planter successivement safari et firefox, je t'ai quand même trouvé ça toi lecteur ou lectrice de province qui ne connaît ptete pas cette marque pour enfants bessebège.

Tu vois le genre. Très Neuilly-La Muette. Mais pour ça tu dois raquer ta race.
Ouais bon je vais pas te faire une note juste pour te dire qu'on a reçu une peluche, vu que MissCaca en a déjà une bonne vingtaine et que je t'ai pas saoulé avec ça jusqu'à présent si je ne m'abuse, qu'on ne sait pas quoi en faire et que MissCaca s'en tape comme de sa première couche.
C'est que là Bonpoint se la joue carrément Geekerie. A première vue c'est un raton laveur de base, à l'air un peu con il faut bien l'avouer. Pourtant les ratons laveurs j'aime bien depuis Candy et Prévert (vise la culturisation).
Mister400 et moi on repère quand-même qu'il a un truc dur dans le bide, donc on se dit encore une peluche musicale, d'où qu'il faut appuyer pour lancer la zizique.
- Regarde il a une étoile jaune sur la patte, vas-y j'appuie dessus j'y dis.
- Ben il se passe rien ça doit pas être ça que je rajoute. Où qu'il est le cordon pour tirer dessus?
- Rho ben si regarde, vla qu'il clignote! m'indique Mister400.
De musique, que nenni. Mais le raton créton se prend pour quelque chose entre une rampe de cinq spots que t'avais la même pour tes boums en 6ème et le lapin Nabaztag (so geek, enfin l'année dernière, mais bon, la hype et Bonpoint si ça se conjuguait ensemble ça se saurait).





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| Tags : bonpoint, lapin nabaztag, cadeaux de naissance, peluche, jouet 1er âge, et un raton laveur |
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lundi, 19 janvier 2009
22, vla les poulets

Tu le sais, toi qui est en couple, et même peut être aussi toi le célibataire, la vie à deux c’est une vie de concessions et de compromis.
Toute végétarienne que je suis, je laisse donc Mister400 bouffer de la bête autant qu’il veut (manquerait plus que ça, le prosélytisme ça m’a toujours gonflé) en dehors et aussi à la maison. Il raconte pourtant à qui veut l’entendre qu’il est végétarien « oui parce que tu comprends l’homme est végétarien à la base c’est prouvé par les anthropologues gnagna » (recrachant le discours que je lui ai servi quand je suis devenue végétarienne) mais se commande gaillardement une adouillette triple A au resto avec ses collègues et ramène régulièrement à la maison une entrecôte bien bardée de gras qu’il fait cuire dans 50 grammes de beurre de baratte.
Mais enfin avec les hommes, j’ai appris à ne plus m’étonner de rien.
Et là où je suis vraiment une femme formidable, c’est que parfois (rarement, mais parfois quand même) je cuisine de la viande pour Mister400.
Ouais.
En même temps, les intégristes, j’aime pas non plus, et donc depuis que je suis végétarienne j’ai toujours dit que je mangerais de la viande occasionnellement (très). Bon alors tout ce qui a quatre pattes je ne peux pas (plus), mais la volaille, d’accord. D’ailleurs à Noël j’ai fait un chapon, tu vois, et puis pour les 40 ans de Mister400 du canard (je ne m’étends pas sur le sujet, Mister400 déprimant sec et ayant passé trois mois à répéter qu’il allait devenir vieux, que ça y est il était vieux, qu’il était essoufflé après avoir monté quatre étages en courant c’est parce qu’il est vieux, que faire une MissCaca a quarante ans c’était trop vieux la pauvre un papa vieillard etc).
Bref.
Avec les hommes j’ai appris à ne plus m’étonner de rien je te disais.
Je vais dire ça aux copines qui ont des enfants à 42 ans (telle la Rachida Dati moyenne), ça va leur plaire.
Donc les bêtes à plumes je dis oui, et si et seulement si elles ont été élevées dans des conditions décentes.
Donc le poulet qui n’a pas vu le jour, a été bourré aux farines modifiées et aux antibio dans une cage de 20x20cm je dis non. J’engraisse uniquement le producteur qui me prouve que mon poulet il a vécu une courte certes mais belle vie de poulet, avec des graines à picorer, des copains contre lesquels il a fait un peu de frotti-frotta, et sur un malentendu de l’herbe pour se rouler dedans, et de la terre qu’il a pu gratter allégrement du bout de son ergot pour y chercher l’asticot. Donc j’achète du poulet bio, ou le plus souvent ce qui répond à mon cahier des charges, un poulet fermier de Loué (cette note n’est PAS sponsorisée).
Depuis deux semaines Mister400 grogne qu’il veut de la viande, qu’on ne mange pas de viande, qu’il va mourir s’il ne mange pas de viande que gnagnagna. (Ne pas lui dire qu’il a mangé du saucisson hier, des lasagnes bolognaises avant hier avec ses collègues, un tendron de veau-tagliatelles avant-hier, ça ne compte pas car ce n’est pas dans son foyer, ce qui indique quand même que Mister400 est un homme formidable, si tu vois ce qui est sous-tendu derrière tout ça).
Bon c’est pas un hasard, il a décidé soudainement il y a quinze jours d’arrêter l’alcool (je soupçonne Mister400 d’avoir grossi comme une vache entre la couvade de MissCaca et les fêtes de fin d’année, et de mal vivre le fait que deux mois après mon accouchement j’ai reglissé mes fesses dans mon jeans en taille 36 sans aucun régime – merci l’allaitement). Donc il lui faut bien des compensations.
Me voici donc partie dans la réalisation d’un poulet au lait de coco. J’attrape dans le frigo la bête toute cellophanée et j’avise le pack : « un poulet de Loué acheté = un arbre planté ». Enfin si on va valider son achat sur le site de Loué (pas dans la Sarthe hein, sur Internet, ahhaha drôle je suis). Tu connais le topo arbre = absorbtion de CO2 = moins de réchauffement donc je fonce me connecter.*
J’apprends ainsi que ces producteurs sont déjà très engagés dans le développement durable, en investissant dans les énergies renouvelables (solaire et éoliennes), en reboisant de façon importante (« A ce jour les Fermiers de Loué ont planté plus de 800 000 arbres et 1 500 km. Ces plantations sont réalisées par les éleveurs eux-mêmes. »), et en plus n’utilisant pas d’OGM pour nourrir leurs volatiles selon le principe de précaution.
Tu peux aller lire tout ça en cliquant sur les images au dessus.
Un petit extrait qui m’a fait marrer :
« Pour assurer le bon développement de ces jeunes plants, il est nécessaire de les protéger des volailles toujours prêtes à les picorer ou à s’y percher. »
C’est un rigolo le poulet.
Que de bonnes raisons pour acheter Loué (ou bio, les deux n'étant pas incompatibles, certains poulets étant lermiers label rouge ET biologiques), que je t’ai expliqué dans cette note décidément pas sponsorisée**.
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* en réalité vu que t'as aucun moyen de prouver que t'as acheté ton poultoque tu peux dire que tu l'as fait, cliquer et voilà un arbre de plus
** néanmoins si les producteurs de Loué veulent me rémunérer en volatiles (2 ou 3 par an suffisants à ma consommation), je suis d'accord. A vot' bon coeur.
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| Tags : loué, poulets, volailles, bio, sans ogm, label rouge |
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jeudi, 15 janvier 2009
Remonte-moi ton pont levis
Dans ma récente note sur les pompiers de Paris je t'avais fait un teasing que t'en as encore la bave au coin des lèvres puisque je t'avais dit que je te causerai de ma rééducation du périnée.
Ouais. La maternité c'est trash au cas où tu ne le saurais pas encore.
L'idée c'est quand même qu'il y a un gigot de 6 livres qui s'est gaillardement frayé un chemin à travers ce muscle si complexe qui s'appelle le périnée et qui ressemble à ça :

Ouais bon les mecs pas la peine de prendre cet air dégoûté vous aussi vous en avez un :

T'as vu y'a le zizi qui déporte à tribord mouahah
Donc la sécurité sociale pour que tu puisses quelques mois après ton accouchement battre fièrement le pavé en clamant bien fort : j'ai un périnée comme neuf moi madame!, t'offre gracieusement dix séances de rééducation périnéale.
Les déjà-mamans m'en avaient déjà parlé à peine accouchée, comme le truc vraiment important à ne pas négliger, et que tu seras peut-être pas obligée de faire les dix séances mais bon, et que il faut que tu trouves une sage-femme qui ne fait pas ça à la sonde électronique-truc mais à l'ancienne parce que en fait quand j'ai fait la rééduc pour mon petit deuxième la nouvelle SF elle m'a dit que la première avait fait un boulot de sagouin et patacoufin.
Bon bref, je te passe les anecdotes.
C'était d'un pénible.
Deux mois après la naissance de MissCaca je commence à peine à émerger et je me dis que tiens faudrait ptete que je m'occupe de c't'affaire. Il a fallu déjà retrouver l'ordonnance, car comme j'ai envie de faire cette rééduc comme de me pendre, je l'avais bien planquée acte manqué aidant.
Après un accouchement t'as pas franchement envie que le corps médical revienne trifouiller par-là, t'as eu ta dose à la mater, crois moi. La gynéco elle est pas prête de me revoir celle-là non plus.
Ca a bien pris une semaine.
Je finis par prendre rendez-vous avec une SF (sage-femme ça veut dire) de ma mater qui pratique dans le quartier.
Me voici au rendez-vous de prise de contact, où la SF m'explique comment nous allons travailler et pis que d'abord il faut faire une demande d'entente préalable avec la sécu.
Pour ce premier rendez-vous, en d'autres termes j'ai gardé ma culotte.
Et je m'en suis pas plus mal portée tu vois.
Et là, la SF m'indique que nous allons travailler par visualisation.
Gnê?
Ouais. Parce qu'en fait si tu contractes sciemment telle ou telle zone en fait tu fais n'importe quoi. Alors que peu à peu, à force de visualiser les zones travaillent d'elles-mêmes et tu te fais une rééducation d'enfer.
Et on va visualiser avec des métaphores pour bien faire travailler les différentes zones.
Alors pour commencer, le mot "vagin" devient tabou, on va considérer que c'est "la grotte".
Alors là encore une furieuse envie de me marrer un peu comme quand je suis allée chez le rebouteux sauf que là je te rassure c'est une vraie SF avec un diplôme et une plaque et tout.
En plus moi la visualisation je suis très forte en général, donc me voilà en train d'imaginer mon vagin en caillasse, rempli de stalagmites, avec une petite entrée qui donne sur un champ de blé tendre, tu vois le genre. Ce qui me donne encore plus envie de rigoler.
La sage-femme me donne des exemples de visualisation, me fait remplir un papelar et nous prenons date pour le début des hostilités.
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A partir de là ma culotte est posée sur la chaise à côté.
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Nous démarrons par un premier exercice qui s'appelle "le pont-levis".
Quoi je dois faire le pont? Ouais cool j'adore la gym et le pont j'étais hyper forte au collège.
Nan, c'est de la visualisation toujours.
Ah dommage.
Je dois imaginer qu'à l'entrée de ma grotte il y a un pont-levis.
Euh ouais ok.
Et je vais juste me représenter le pont-levis qui remonte le plus doucement possible.
...
Bon je vois le pont-levis qui remonte, avec ses grosses charnières qui crissent, la roue avec la chaîne qui tourne, et même qu'en dessous y'a des douves avec des crocrodiles hyper méchants. Et des nénuphars.
- Ca va pas j'ai rien senti, qu'elle me dit.
Ben ouais parce que, comme te dire, la SF contrôle tout sur zone...enfin je veux dire "à l'entrée de la grotte".
- On recommence plus doucement.
Je ne suis pas plus convaincue mais il paraît que ça commence à viendre.
Et après on fait quoi?
Ben on abaisse la herse.
Je te le dis j'ai pas fini de rigoler.
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mardi, 13 janvier 2009
L'arroseur arrosé, épisode 2

Résumé du dernier épisode : miss400 en a sa claque du voisin du dessus qui prend son plafond pour un sopalin. Et c’est pas tout.
Surtout ses petites manies de vieux garçon que, de fait, je supporte de plus en plus difficilement.
Un vrai rituel. C’est pas possible d’être aussi routinier et tue-l’amour.
Tout d’abord, le radio-réveil.
Je l’entends tous les matins à 5H30 tapantes. Un iiip-iiip-iiip strident. Il met bien 30 secondes avant de l’éteindre, soit 29 de trop. Ça y est, je suis réveillée en sursaut.
Ensuite, il se lève dans une grand Baoum qui ébranle mon plafond fissuré et donc déjà fort mal en point. J’en déduis qu’il n’a pas de lit mais un hamac suspendu au plafond dont il s’éjecte en se balançant avec force (catalogue Ikéa page 154).
S’ensuivent des boumboumboumboum plus légers. Le suédois se met en marche en direction de sa salle de bain. Si encore il sortait se rouler nu dans la neige ou allait au sauna, le bruit finirait plus vite. Mais non.
À la place, le comble du chic. Tous les matins à 5H35 précises, j’entends pendant une longue minute un glouglouglouglouglou profond et sonore.
C’est le suédois qui pisse comme un cheval au fond de sa cuvette de chiotte.
Ben ouais. Ca prend de l’élan et fait du bruit quand sa tombe d’un zizi monté sur mec d’un mètre quatre-vingt dix (ou quinze).
Et il pisse un litre. À croire qu’il ne pisse qu’une seule fois par jour.
Quelques secondes de silence s’ensuivent. J’imagine que, comme 90% des mecs, il doit être du genre à secouer et non essuyer (ptin les mecs sont d’un crade).
Donc quelques secondes de secouette.
Ayé. Il remballe et tire la chasse d’eau.
Une grosse goutte de pipi est tombée dans son pyjama.
C’est pas grave, il prend sa douche - à grands bruits. 5H40.
Il est 5H45. Ca y est, il est en retard. Boumboumboumboumboum il court dans l’appartement à la recherche de son sempiternel jean et son vieux sweat-shirt vert bouteille.
6H00. Sa porte d’entrée claque avec fracas.
6H01. Il dévale les escaliers en faisant trembler tout l’immeuble.
6H02. J’entends claquer la porte d’entrée de l’immeuble.
6H03. Le silence se fait. Comme souvent, je ne me rendors pas.
Un jour, je l’attends en pyjama derrière ma porte quand il descend. J’ouvre la porte. Oui bon je suis en pyjama mais je ne vais pas exprès me lever à 5H pour parler au suédois douchée maquillée habillée. Il me regarde un peu surpris, je l’arrête dans son élan. Il regarde mon pyjama (je n'ouvre pas la porte en pull un sein à l'air comme certaines). Je lui demande poliment de faire un peu moins de bruit : il me réveille tous les matins en se préparant. Déjà pourrait-il baisser le volume de son radio-réveil ? Et puis éviter de sauter de son lit genre Mérinos ? Rho il ne fait pas tant de bruits, j’exagère, mais bon il va voir. Au revoir il fait en rigolant.
Non seulement il me fait trois dégâts des eaux mais en plus il m’envoie sereinement balader.
De fait rien ne change. Le cirque recommence tous les matins.
Et puis un jour, je m’énerve.
Je me lève, me prépare, et bien agacée, je prends une feuille et un stylo.
J’écris :
Monsieur,
Non content de m’inonder par trois fois, vous me réveillez tous les matins à 5H30 comme je vous l’ai déjà signalé. Vous m’avez répondu que vous ne deviez pas faire tellement de bruits. J’ai bien senti que vous n’accordiez que peu de crédit à mes affirmations.
Pour vous convaincre de ma bonne foi, je vous indique plus précisément que, chaque matin à 5H35, je vous entends pisser au fond de votre cuvette avec la délicatesse d’un cheval de trait.
Bien cordialement,
Votre voisine du dessous.
Et je suis allée glisser ça sous sa porte avant de partir bosser.
Ben après ça, tu me croiras ou non, mais il a étouffé le son de son radio-réveil, s’est levé sans sauter sur son plancher, et a commencé à pisser en visant la faïence. Parfois il y avait bien quelques petits ratés – la quéquette est dure à manœuvrer le matin uh-uh-uh et j’entendais un rapide glouglou mais hop, ça repartait dare-dare sur la faïence.
Mouarf.
Et voilà comment je te mate le Suédois moyen.
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| Tags : voisins, problèmes de voisinage, entre voisins, déménagement, emmenagement |
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samedi, 10 janvier 2009
Killing in action
Alors que tout récemment je m'étais régalée en lisant les mésaventures pompières pompesques (et ils pompèrent, et ils pompèrent) de la Blonde, je les ai vus, tel le David Vincent moyen.
Qui ça? Qui ça? me demanderas-tu inquiet et fébrile à la fois.
Nos amis les pompiers de Paris.
Beaux, grands, musclés, au regard affirmé, à la démarche assurée, au geste précis, ils s'en allaient sauver la veuve ou l'orphelin (ou même les deux, qui sait) avec leur gros camion rouge dans nos rues de Paris.
C'est bon de rappeler qu'ils ne sont pas là que pour vendre des calendriers ou faire du topless au bal du 14 juillet le torse luisant sous les sunlights.
La preuve en image.

Les gens (de jeunes femmes en mal de mâles et des hommes qui se devaient de constater que leur vie n'était que vacuité et vanité face aux utiles pompiers et qu'en plus ils n'auraient jamais l'ombre de leurs pecs) étaient massés à côté du camion et les regardaient avec un mélange d'envie et de respect.
Il y a avait même une nana qui filmait l'action avec son téléphone portable.
Oui bon j'ai pris une photo avec le mien d'accord. Mais c'était une démarche bloggesque. Farpaitement.
Ca m'a réconcilié avec la vie alors même que je rentrais d'une séance de rééducation périnéale chez ma sage-femme.
Je te raconterai ça te fera marrer. Sisi.
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| Tags : pompiers de paris, beaux pompiers, sauver ou périr |
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jeudi, 08 janvier 2009
L'arroseur arrosé, épisode 1

Suite des chroniques de voisinage qu'avaient commencé là.
Ça y est. Mon premier appart de grande fille. J’ai 23 ans, je commence à travailler. Un tout petit deux-pièces de trente mètres carrés, certes, mais un deux pièces. Je le regrette encore cet appart, il était trop mignon. Des petites pièces, des petites fenêtres, des petites portes, je l’avais repeint avec de jolies couleurs, toutes différentes d’une pièce à l’autre, le séjour en taupe, la chambre-bibliothèque-bureau en vert anglais, la salle de bain en bleu glacier, avec une jolie vasque en granit noir, c’était rien choupinou. Une vraie petite garçonnière. D’ailleurs j’en ai ramené des garçons. Uh-uh-uh…Il n’est pas très loin d’une porte (d’une porte de Paris, pas d’une porte en bois, je dis ça pour mes lecteurs de province, pardon, « en régions »), comme le studio d’avant l’était aussi, quoique j’avais opéré un quart de tour sur le cadran parisien…près des portes, c’est pas cher, enfin c’est moins cher. J’habiterai près d’un bon nombre de portes en fait, jusqu’à ce que je rencontre Mister400 qui lui, n’habite pas près des portes. Nan. Qu’on se le dise. Mister400, l’est rien snob, en fait. Donc je n’habite plus près des portes. J’habite là où tu mets une plombe à sortir de Paris et où tu ne peux jamais te garer et où tu te fais klaxonner dessus quand tu traverses même si le bonhomme est vert. Mais bon, ça arrive à des gens très bien d’habiter près des portes. Après reste à savoir si tu es du bon côté du périph ou non. La blonde par exemple, c’est une fille très bien, propre sur elle, très sortable au Hyatt ou ailleurs (et qui aime bien être linkée), ben elle habite près d’une porte. Voilà. Mais de l’autre côté du périph. Bon. Et voilà comment on échoue dans des bals des pompiers (à ne pas confondre avec les pals des bompiers, ce qui est différent aussi), de petite couronne, à draguer le maire de … . Hum.
Bref.
C’était la minute topographique.
Donc.
Je m’égare.
J’en étais où ?
Ouais. La garçonnière.
Uh-uh-uh.
Mes folles années de célibat de jeune cadre dynamique. J’ai enfin de l’argent, je claque, je claque, je claque tout et au delà. Je passe mes samedis après-midi dans les boutiques ou à me faire faire des coupes à 4 chiffres avec des mannequins d’un mètre quatre-vingt dix blondasses, (alors que je ne suis ni blonde, et loin du mètre 90, ça me fout des complexes), je me fournis chez Mariage Frère, je file des rencards chez Ladurée, le midi je vais déjeuner dans des brasseries et bouffe le quart de mon revenu quotidien, le soir traiteur Flo Prestige juste en bas pas-envie-pas-le-temps de cuisiner, un bol de céleri rémoulade et zou, je bosse comme une tarée. Il ne reste rien à la fin du mois mais je m’en fous, je suis célibataire. À côté de ça je prends le métro à pas d’heure parce que plus de thunes pour un taco et j’ai même pas une casserole à la maison. Mais je suis dans l’expérience du nouveau-enfin accessible. Ça dure un temps. Le temps de la tolérance de mon banquier.
L’immeuble est plein de petites mamies et papis et de vieilles filles - c’est hyper tranquille. Une vraie pension de famille. C’est le quartier qui veut ça. Pour un peu on entendrait la comtoise sonner. Ça vaut mieux parce que c’est un vieil immeuble fin XIX è mal insonorisé.
Un seul point noir au tableau dans ce havre de tranquillité.
Le voisin du dessus, troisième gauche, fond du couloir, le coin des petits appartements riquiqui. où je loge Il habite seul. Une tronche de surfeur suédois. Ouais y’a sûrement pas beaucoup de surfeurs en Suède vu la caillance mais tu vois le tableau. Genre trente-cinq ans un peu fatigué, très grand style un mètre quatre-vingt dix ou quinze, très maigre, très blond, bronzé la peau usée un peu, avec des cheveux filasses dans le cou, les yeux bleus lavasses et l’air un peu con. Tu l’imagines bien porter le nom d’une étagère Ikéa. SVÖISVIND. Par exemple. S’il n’était pas si maigrelet j’aurais bien écrit : viking, à la place de surfeur. Et puis mou, un peu. Et habillé comme un éternel ado, aussi.
Ça fait envie.
Pour commencer, cet abruti m’inonde un certain nombre de fois dans ma salle de bains.
La première fois je reste zen. L’assureur me rembourse, j’en profite pour re-refaire les peintures au frais de la princesse, voilà. (Bleu galcier toujours).
La deuxième fois, je commence à m’agacer.
La troisième fois, je m’énerve. Le plafond de ma salle de bains dégringole par plaques dans ma cabine de douche. Quand est-ce que cet abruti va faire réparer sa plomberie.
En fait Jamais est la réponse. Il élude, il vasouille sur le sujet. Sa machine à laver le linge est pourrie, le tuyau est mal branché, la chaudière coule, c’est la faute de son propriétaire, il ne comprend pas, gnagnagna.
Je le trouve de moins en moins sympathique.
To be continued
09:42 Publié dans 400 voisins (à peu-près) | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : voisins, problèmes de voisinage, entre voisins, dégâts des eaux, emmenagement, déménagement, paris |
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