jeudi, 08 janvier 2009
L'arroseur arrosé, épisode 1

Suite des chroniques de voisinage qu'avaient commencé là.
Ça y est. Mon premier appart de grande fille. J’ai 23 ans, je commence à travailler. Un tout petit deux-pièces de trente mètres carrés, certes, mais un deux pièces. Je le regrette encore cet appart, il était trop mignon. Des petites pièces, des petites fenêtres, des petites portes, je l’avais repeint avec de jolies couleurs, toutes différentes d’une pièce à l’autre, le séjour en taupe, la chambre-bibliothèque-bureau en vert anglais, la salle de bain en bleu glacier, avec une jolie vasque en granit noir, c’était rien choupinou. Une vraie petite garçonnière. D’ailleurs j’en ai ramené des garçons. Uh-uh-uh…Il n’est pas très loin d’une porte (d’une porte de Paris, pas d’une porte en bois, je dis ça pour mes lecteurs de province, pardon, « en régions »), comme le studio d’avant l’était aussi, quoique j’avais opéré un quart de tour sur le cadran parisien…près des portes, c’est pas cher, enfin c’est moins cher. J’habiterai près d’un bon nombre de portes en fait, jusqu’à ce que je rencontre Mister400 qui lui, n’habite pas près des portes. Nan. Qu’on se le dise. Mister400, l’est rien snob, en fait. Donc je n’habite plus près des portes. J’habite là où tu mets une plombe à sortir de Paris et où tu ne peux jamais te garer et où tu te fais klaxonner dessus quand tu traverses même si le bonhomme est vert. Mais bon, ça arrive à des gens très bien d’habiter près des portes. Après reste à savoir si tu es du bon côté du périph ou non. La blonde par exemple, c’est une fille très bien, propre sur elle, très sortable au Hyatt ou ailleurs (et qui aime bien être linkée), ben elle habite près d’une porte. Voilà. Mais de l’autre côté du périph. Bon. Et voilà comment on échoue dans des bals des pompiers (à ne pas confondre avec les pals des bompiers, ce qui est différent aussi), de petite couronne, à draguer le maire de … . Hum.
Bref.
C’était la minute topographique.
Donc.
Je m’égare.
J’en étais où ?
Ouais. La garçonnière.
Uh-uh-uh.
Mes folles années de célibat de jeune cadre dynamique. J’ai enfin de l’argent, je claque, je claque, je claque tout et au delà. Je passe mes samedis après-midi dans les boutiques ou à me faire faire des coupes à 4 chiffres avec des mannequins d’un mètre quatre-vingt dix blondasses, (alors que je ne suis ni blonde, et loin du mètre 90, ça me fout des complexes), je me fournis chez Mariage Frère, je file des rencards chez Ladurée, le midi je vais déjeuner dans des brasseries et bouffe le quart de mon revenu quotidien, le soir traiteur Flo Prestige juste en bas pas-envie-pas-le-temps de cuisiner, un bol de céleri rémoulade et zou, je bosse comme une tarée. Il ne reste rien à la fin du mois mais je m’en fous, je suis célibataire. À côté de ça je prends le métro à pas d’heure parce que plus de thunes pour un taco et j’ai même pas une casserole à la maison. Mais je suis dans l’expérience du nouveau-enfin accessible. Ça dure un temps. Le temps de la tolérance de mon banquier.
L’immeuble est plein de petites mamies et papis et de vieilles filles - c’est hyper tranquille. Une vraie pension de famille. C’est le quartier qui veut ça. Pour un peu on entendrait la comtoise sonner. Ça vaut mieux parce que c’est un vieil immeuble fin XIX è mal insonorisé.
Un seul point noir au tableau dans ce havre de tranquillité.
Le voisin du dessus, troisième gauche, fond du couloir, le coin des petits appartements riquiqui. où je loge Il habite seul. Une tronche de surfeur suédois. Ouais y’a sûrement pas beaucoup de surfeurs en Suède vu la caillance mais tu vois le tableau. Genre trente-cinq ans un peu fatigué, très grand style un mètre quatre-vingt dix ou quinze, très maigre, très blond, bronzé la peau usée un peu, avec des cheveux filasses dans le cou, les yeux bleus lavasses et l’air un peu con. Tu l’imagines bien porter le nom d’une étagère Ikéa. SVÖISVIND. Par exemple. S’il n’était pas si maigrelet j’aurais bien écrit : viking, à la place de surfeur. Et puis mou, un peu. Et habillé comme un éternel ado, aussi.
Ça fait envie.
Pour commencer, cet abruti m’inonde un certain nombre de fois dans ma salle de bains.
La première fois je reste zen. L’assureur me rembourse, j’en profite pour re-refaire les peintures au frais de la princesse, voilà. (Bleu galcier toujours).
La deuxième fois, je commence à m’agacer.
La troisième fois, je m’énerve. Le plafond de ma salle de bains dégringole par plaques dans ma cabine de douche. Quand est-ce que cet abruti va faire réparer sa plomberie.
En fait Jamais est la réponse. Il élude, il vasouille sur le sujet. Sa machine à laver le linge est pourrie, le tuyau est mal branché, la chaudière coule, c’est la faute de son propriétaire, il ne comprend pas, gnagnagna.
Je le trouve de moins en moins sympathique.
To be continued

09:42 Publié dans 400 voisins (à peu-près) | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : voisins, problèmes de voisinage, entre voisins, dégâts des eaux, emmenagement, déménagement, paris |
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Commentaires
et donc c'est avec lui que tu as vécu cette fabuleuse aventure sexuelle au Meurice ?
Ah non ? Mais c'était qui, alors ?
Ecrit par : Une blonde dans la ville | jeudi, 08 janvier 2009
Répondre à ce commentairela suite... allez!
Ecrit par : Daydreamer | jeudi, 08 janvier 2009
Répondre à ce commentaire>Mister400,
mon chéri, ne l'écoute pas, simple vengeance de fille, tu étais le premier
>Blonde,
hihihi! j'tadore quand t'es comme ça!
>Daydreamer,
bientôt bientôt!
Ecrit par : les400clics | jeudi, 08 janvier 2009
Répondre à ce commentaireMiss400 : ne jamais au grand jamais donner l'adresse de son blog à son chéri (ni même son ex, en ce moment je redoute un peu que L'Ex ne tombe sur les mieux il peut avoir l'adresse comme il veut et c'est pas très confortable comme situation)
Ah oui ? Moi je m'adore tout le temps, question de principe... ;)
mister400 : et encore, je n'ai parlé que du Meurice, hein...
Ecrit par : Une blonde dans la ville | jeudi, 08 janvier 2009
Répondre à ce commentaireet finalement c'est Mister 400 c'est ça????
Ecrit par : Pimousse | jeudi, 08 janvier 2009
Répondre à ce commentaire>Blonde,
encore un lapsus : les mieux au lieu de les miens? mouahah. T'as un autre blog?
>Pimousse,
hihihi z'êtes en forme les filles!
ouais, et il va adorer sa description physique ;-)
Ecrit par : les400clics | jeudi, 08 janvier 2009
Répondre à ce commentairemiss400 : ah oui... et j'ai aucune idée de pourquoi j'ai écrit ça, je devais être saoule, sans doute...
nan j'ai pas d'autre blog même si l'idée m'a déjà traversé l'esprit d'un faire un dédié à la pièce de théâtre que je rédige en ce moment sur Oualter. Et puis encore un autre mais un thème top sicrète.
Ecrit par : Une blonde dans la ville | jeudi, 08 janvier 2009
Répondre à ce commentaireT'aurais dû aller pisser sur sa porte d'entrée. gnarf.
Ecrit par : Bernie | jeudi, 08 janvier 2009
Répondre à ce commentaire>Blonde,
top sicrète, top sicrète, comme tu y vas.
Allez dis le moi dans le creux de l'oreille
>Bernie,
alors tu sais, je suis une fille, et donc je ne peux pas pisser sur sa porte d'entrée, au mieux sur le paillasson, et encore, quand il m'arrive une fois tous les 2 ans de devoir faire pipi ailleurs que sur des toilettes (c'est-à-dire bien souvent chez dame nature), il me faut bien 10 minutes de concentration ou de relaxation pour y parvenir.
Les filles, c'est compliqué tu sais. ;-)
Ecrit par : les400clics | jeudi, 08 janvier 2009
Répondre à ce commentaireArghhhh ! ton voisin, c'est la plaie ! Il fait peut-être du surf chez lui ?
Ecrit par : mamzellescarlett | jeudi, 08 janvier 2009
Répondre à ce commentaireMais quelle suspense, quelle suspense !! :)
Ecrit par : electromenagere | vendredi, 09 janvier 2009
Répondre à ce commentairetop sicrète c'est top sicrète, voyons, petite curieuse... ;)
Moi je dis plutôt que de faire pipi sur sa porte d'entrée, tu aurais dû balancer une bassine de vomi sur son pallier.
Radical...
Ecrit par : Une blonde dans la ville | vendredi, 09 janvier 2009
Répondre à ce commentaireVite la suite!
Tu lui as collé un bouchon? :p
Ecrit par : pivoine | vendredi, 09 janvier 2009
Répondre à ce commentaire>Mamzelle Scarlett,
je n'y avais pas pensé, mais ça devait être ça!
>Electroménagère,
contrôle toi, ne te mets ps la tête dans le micro-ondes dans on impatience!
>Blonde,
t'es trash comme fille. On dit ça, on dit ça, et on n'est même pas fichue de faire une tite vengence de faux-profil aux ONG men... ;-)
>Pivoine,
oussa?oussa?
Ecrit par : les400clics | vendredi, 09 janvier 2009
Répondre à ce commentaireONGman ne méritait pas de vengeance, tout juste mon mépris...
Parfaitement...
Ecrit par : Une blonde dans la ville | lundi, 12 janvier 2009
Répondre à ce commentaire>Blonde,
le début de la sagesse, bravo
Ecrit par : les400clics | lundi, 12 janvier 2009
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