« 2008-02 | Page d'accueil
| 2008-04 »
dimanche, 23 mars 2008
Amis péquins, ennemi Pékin
Rhôôô c'était pour le jeu de mots.
Vous savez bien que vous n'êtes pas de simples péquins mais mes lecteurs chéris.
Mille pardons, petits lecteurs, de ce silence prolongé.
Juste pour vous dire que je ne vous oublie pas, que je culpabilise même de mon silence éditorial (on ne se débarasse pas comme ça de sa judéo-chrétienté après plus de quinze années passées chez les bonnes soeurs, les jésuites et autres colos du même bord).
C'est que j'ai un taf de malade. La journée, le soir, et le week-end. Plus de vie sociale, même plus de petite virée ciné. Tout juste le courage de m'affaler devant Cinéculte ou Cinécinéma, puisque mon FAI m'offre gracieusement toutes les chaînes du câble en ce mois de mars (dans l'espoir de me voir raquer plein pot dès le mois prochain).
Ce matin, c'est promis, je vais faire le tour des popotes des copines et des copains de la blogosphérie, et puis (teasing oblige) je vous annonce un prochain sujet sur Pékin 2008, parce que c'est juste pas possible cette affaire de JO en Chine.
On parlera du Tibet, et des exécutions sommaires, et de la répression tout ça, et de pourquoi y'aura pas chez moi une minute de télé allumée sur Pékin.
En attendant vous pouvez toujours aller voir le site de Reporters sans frontières en cliquant sur leur image détournée des anneaux olympiques.
09:11 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la loi du silence, pékin 2008, jeux olympiques, boycott, boycotter les jo
lundi, 10 mars 2008
La Colo - épilogue
Résumé du dernier épisode : miss 400 a détaillé par le menu à ses lecteurs la nourriture de la colo, du genre qui f'rait dégueuler un rat crevé.
N'y revenons pas, j'ai l'estomac fragile.
Cher lecteur, à la lecture des différents épisodes qui ont composé cette saga de la Colo, tu t'es fréquemment inquiété. Tu étais à 2 doigts (deux) d'appeler la DDASS.
Tu as crié aux parents indignes, au traumatisme freudien.
Tu t'es étonné que, conséquemment, je n'élève pas des escargots pour les faire périr dans les flammes dans d'affreuses souffrances (bien au contraire, t'as qu'à voir). Gnerk.
Je suis devenue anti-catho, végétarienne, globalement dissidente et assez misanthrope.
On peut pas tout avoir.
Donc.
Pour répondre à tes pressentes questions lecteur inquiet, oui, j'ai dû retourner dans cette colo tous les ans.
Jusqu'à ce que mort s'ensuive, non, mais jusqu'à ce que la DLC 400 clics soit atteinte. C'est-à-dire jusqu'à ce que j'atteigne l'âge de l'adolescence.
Pas d'ado aux Faucons. Jézabel!!
Je te dirais que certaines tarées prolongeaient le plaisir en devenant aide-mono (de 15 à 17 ans) puis mono (à partir de 18 ans).
Y'a quand même des limites au masochisme judéo-chrétien.
Tu t'es aussi étonné de l'indifférence de mes parents face aux douceurs dont mère Pète-Sec nous comblait au quotidien.
Comme je te l'ai expliqué dans les commentaires, mes parents sont allé en pension catho après-guerre, bouffer des rutabagas et de la confiture moisie, et se lever au chant du coq pour aller s'agenouiller dans la chapelle glacée.
Tu vois le genre. Difficile de les émouvoir.
Néanmoins, y'a quand même un truc qui a agacé ma mère. Ca a dû lui rappeler le meilleur de Vichy et de je suis partout. C'est que chez moi y z'ont été assez trauma par l'occupation. Ma grand-mère, dans les années 90, les allemands elle les appelait encore les Boches.
Bref.
La première année, je te rappelle, j'étais chaperonnée par Marie-Cruche (qui quadruplait sa terminale). Plus bête que méchante.
La deuxième année, la mono était vraiment gentille. Elle nous faisait de gros câlinous, était marrante et on l'adorait.
La troisième année, on se tape une mal-baiz' aigrie, qui nous ravissait de diverses vacheries.
Voilà que miss 400 crie à l'injustice dans une lettre adressée à sa môman.
Que la mono elle est vraiment méchante.
Le courrier était affranchi avec les timbres donnés au préalable par papa-maman, et déposé par nos soins dans une grande boîte en bois, placée à côté de la porte du bureau de Mère Pète-Sec.
Le bureau de mère Pète-Sec était lui même situé à côté de la cuisine. Avec une porte qui communiquait entre les deux offices.
Voilà que quelques heures après avoir déposé ma lettre de complainte dans la boîte aux lettres de la colo, je me fais convoquer urbi et orbi par Mère Pète-Sec. Dans son bureau.
Gloups. Mes petites camarades me regardent avec compassion.
Mère Pète-Sec m'entraîne dans son antre. Elle passe derrière son bureau.
Mère Pète-Sec me regarde avec un sourire mesquin. Elle ouvre un tiroir et brandit ma lettre.
- Tu vois cette lettre. Je ne l'ai pas ouverte. Mais le Petit Jésus m'a soufflé ce qu'elle contenait.
Ouais c'est trop fort. Je regarde Mère Pète-Sec un peu blême mais affligée.
- Et je sais que dans cette lettre tu racontes à ta maman que ta monitrice n'est pas gentille. Mais je ne l'ai pas ouverte hein.
Je regarde la lettre. Elle est un peu gondolée. Comme dans les films, Mère Pète-Sec a dû la décoller à la vapeur dans la cuisine à côté.
-Voilà ce que je te propose. Je ne te punis pas. Mais tu vas réécrire cette lettre - bien que je n'ai pas lu son contenu. Et tu vas enlever l'histoire sur ta monitrice.
Eh ben j'ai réécrit la lettre, contrainte et forcée, en version édulcorée.
Ben cette histoire, ça a énervé ma reum bien plus que la langue de boeuf pourrie ou les jeux olympiques jansénistes foireux.
Comme quoi.
----
Un instant de bonheur avec Pierre Perret qui chante les colonies de vacances. Nan, pour ta gouverne, Pierre Perret n'est pas un gros ringard. C'est un dissident poète qui a été souvent censuré pour ses propos osés. Voilà, c'est dit. Et sa version des colonies de vacances correspond bien à la mienne.
22:50 Publié dans La Colo | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : colonies de vacances, pierre perret, tu voulais des vacances en vla, l'air pur de la montagne
vendredi, 07 mars 2008
Amuse tes lecteurs avec une blague à deux balles qui t'a bien fait marrer


Quelle est la différence entre
ALBERT DE MONACO
et
NICOLAS SARKOZY?
...
...
...
...
...
...
Albert de Monaco est le premier à Monte-Carlo
Nicolas Sarkozy est le dernier à monter Carla
mouaaarrf!
20:20 Publié dans Girly Attitude | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, blague, nicolas sarkozy, carla bruni, albert de monaco
lundi, 03 mars 2008
I love JP
Cher lecteur, connais-tu la chronique hebdomadaire "Goûts" de JP Géné publiée dans Le Monde 2? La perle alimentaro-gastronomique de ce supplément que l'Homme et moi dévorons chaque week-end avec un plaisir toujours intense et renouvelé (la chronique. Pour le reste l'intérêt du contenu est nettement plus aléatoire).
JP Géné cause de nourriture. La vraie. Celle qui a du goût, qui a fait ses preuves et qui a un parfum désuet de naturalité. Il plébiscite donc souvent les recettes d'antan et la cuisine de mamie qui mijote et qui flatte les sens avant de venir s'épanouir dans nos panses alors apaisées.
Le tout avec un ton et une prose qui lui sont propres, stylés sans stylisme et primesautiers en diable.
Un régal.
Samedi, alors que j'étais étendue sur le canapé avec la grâce d'un bovin au pré, l'Homme m'interpelle :
- t'as vu, y'a Jipé Géné qui a fait sa chronique sur le thon en voie de disparition, m'annonce mon aimé. Ca va plaire aux 400 clics ça! ajoute-t-il.
- fais péter le Monde 2 chouchou, que je lui réponds avec l'élégance qui me caractérise à chaque instant.
Interpellant les thoniers, JP Géné décrit par le menu sa longue histoire d'amour avec le thon. Du thon que l'on trouve en boîte et que l'on avale à grand renfort de mayo-tube étudiant, au shashimi-thon du japonais, en passant par l'incontournable pavé de thon servi dans tout resto qui se respecte.
Passion qui se terminerait brutalement aujourd'hui.
Pourquoi?
Des cris d'alarme répétés des associations écolo attirant l'attention sur la disparition inéluctable du thon rouge pour cause de surpêche.
Des quotas fixés très insuffisamment revus à la baisse pour palier la surpêche passée et quoi qu'il en soit non respectés et dépassés (j'avais fait une note à ce sujet là).
Enfin, un appel au boycott du WWF suivi par Auchan qui depuis quelques semaines ne vend plus de thon rouge dans les hypers de l'enseigne, dont j'avais déjà parlé ici.
C'est donc une invitation au boycott, en tant que consommateur éclairé, que JP Géné a écrit.
JP, c'est le moment de te l'écrire : bien amicalement, je t'aime.
11:20 Publié dans Mon écologie | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jp géné, thon rouge, écologie, environnement, surpêche, quotas, poissons en voie de disparition































