mercredi, 06 février 2008
Didine
Réalisateur : Vincent Dietschy
L’histoire : Didine (Géraldine Pailhas) est une célibataire de 35 ans, discrète et modeste en tout, se définissant inapte aux relations sociales, et qui ne rappelle de fait jamais ses amants d'un soir. Sa meilleure amie tente de se suicider après une rupture. La visitant à l'hôpital, Didine trouve un ours en peluche oublié par sa voisine de chambre, une mémé en fin de vie. Didine décide de faire passer la peluche via l'assistante sociale, qu'elle va alors rencontrer dans une association d'aide aux personnes âgées et isolées. Didine devient bénévole.
Ce que j’en ai pensé : un film au rythme et à la tessiture uniques, doux-amer et sensible comme une soie, jamais larmoyant pour autant, qui s'étire lentement au travers de plans non esthétisants en prenant le temps de se développer à sa façon. Géraldine Pailhas est totalement adaptée au ton et au personnage, elliptique et pudique. On peut d'ailleurs en dire autant de Benjamin Biolay, bien qu'il peine d'avantage à convaincre, encore néophyte. On ressort avec l'impression de n'avoir jamais rien vu de semblable, une sorte d'OVNI comme je les apprécie, dans ce monde cinématographique ultraconformiste.

18:40 Publié dans Vu! | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : comédie, critiques, cinéma, géraldine pailhas, célibat, amour |
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Commentaires
Bonjour, je passe en revue les critiques sur mon film. Et après en avoir essuyé une particulièrement vindicative et négative, je pourrai presque dire haineuse, je tombe sur la votre, positive, attentionnée et pleine de tact. Force m'est de constater que Didine divise, en tout cas beaucoup plus que je m'y attendais. Merci à vous, Amicalement, Vincent Dietschy
Ecrit par : Vincent Dietschy | jeudi, 07 février 2008
Répondre à ce commentaire>Vincent,
si ce commentaire provient bien de l'expéditeur présumé, ravie de vous avoir apporté une certaine satisfaction dans la (j'imagine dangereuse et assez masochiste) quête aux critiques.
S'éloigner des sentiers battus cristallise toujours la vindicte, car cela bouleverse les repères des uns et remet en question le chemin creusé par les autres depuis longtemps.
Heureusement qu'il y a des cinéastes pour penser et faire autrement, je songe notamment et également à Emmanuel Mouret dont je ne taris pas d'éloges.
Bonne continuation dans vos projets,
Ecrit par : les400clics | jeudi, 07 février 2008
Répondre à ce commentaireJ'ai eu un choc en lisant le titre de ta note aujourd'hui. Mon père m'appelait "Ma petite Didine " quand j'étais toute petite. J'avais complètement oublié cela, jusquà aujourd'hui.
Bon, je sais , tu t'en fous !
Ecrit par : Louise | jeudi, 07 février 2008
Répondre à ce commentaire>Louise,
en fait, notre Louise de la blogosphère ne s'appelle pas Louise! Quel choc!
(moi miss400 c'est mon vai prénom. Oui, mes parents n'ont pas manqué d'originalité c'est vrai)
Ecrit par : les400clics | vendredi, 08 février 2008
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