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mercredi, 12 décembre 2007
Un baiser s'il vous plaît
Réalisateur : Emmanuel Mouret
Acteurs : E.Mouret, V.Ledoyen, J.Gayet, M.Cohen, F.Bel
Ce que j’en ai pensé : si le style Mouret s'est affirmé dans le récent Changement d'adresse, (qui a répandu dans la ruche de ma mémoire fatiguée par des milliers de films dont seule une vingtaine se détache franchement, une gelée royale apaisante et revivifiante), il se confirme, persiste et signe dans Un baiser s'il vous plaît. Des situations incongrues, des personnages anachroniques (mention spéciale à Julie Gayet dont la douceur et la tenue naturelles et sensuelles collent parfaitement à l'univers de Mouret), un phrasé posé et un brin désuet, une pudeur de style et une économie (positive) de moyens, une touche d'humour décalé et en retenue, c'est ça, du Emmanuel Mouret.
Il y aura les relations hommes-femmes selon Rohmer, l'humour selon Woody Allen, et désormais le marivaudage intemporel selon Mouret. Et ça, c'est si bon.
20:30 Publié dans Cinéma & more | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Film, critiques, cinéma, résumé, Julie Gayet, Emmanuel Mouret, Virginie Ledoyen































Commentaires
j'arrête pas d'entendre du bien de ce film et je vais bien être obligée à force, d'aller le voir. Pour Virginie L. outre le fait que c'était le fantasme incarné de l'Ex (et donc forcément, mesquinerie féminine naturelle oblige, je ne l'ai jamais vraiment portée dans mon coeur) j'ai souvent eu l'impression qu'elle se la jouait dans des films de seconde zone se prenant pour des trucs hyper trop n'intellectuels intelligent (et moi, le snobisme intellectuel, surtout quand y'a pas grand chose pour le justifier, ça me fatigue vite)
Ecrit par : Une blonde dans la ville | jeudi, 13 décembre 2007
Mouret c'est pas snob pour un sou, et les personnages ne surjouent ni se la jouent, au contraire. Il y a plutôt une atmosphère de candeur et de simplicité globales, voire même un côté neuneu des protagonistes...
Quant à Virginie, je la trouve déjà un peu tapée, et avec son rang de perles et son chemisier blanc, elle botte plutôt en touche.
Vas-y sereinement.
Ecrit par : Les400clics | jeudi, 13 décembre 2007
Merci du conseil ! (décidément, je me demande ce que je ferai sans toi !)
Ecrit par : Une blonde dans la ville | jeudi, 13 décembre 2007
Alors, moi j'y suis allée vendredi dernier. Sans doute que c'est un film auquel on accroche ou on accroche pas. J'ai aimé les textes mais j'ai vraiment pas réussi à rentrer dans l'interprétation, le parti pris de base est ambitieux, on se demande comment il va faire prendre sa mayonnaise, on l'espère parce que s'il y parvient, ça peut-être vraiment génial mais... splotch. le duo mouret/ledoyen ne m'a pas convaincue, ni passion, ni sensualité ni complicité permet de les rendre crédible et c'est dommage parce que tout y était, je sais pas si ça vient des acteurs ou de la mise en scène car le texte est impec le scénar sans accroc.
Pour le reste, si Ledoyen joue comme une actrice débutante d'une série d'AB production (mais sans la boite à rire) mais Julie Gayet et Michaël COhen sont parfaits (d'accord pour dire que cet homme à une bouche, comment dire... hypnotisante ?) le mari de Judith s'en tire bien aussi.
c'est dommage, je trouve.
Ecrit par : Une blonde dans la ville | jeudi, 17 janvier 2008
Chère Blonde,
merci pour ce retour de salle obscure.
L'interprétation dirigée par Mouret, c'est plutôt la voie de l'économie, et des personnages qui jouent la timidité et le mal-être, quand ce n'est la godicherie ; c'est totalement voulu et ça signe (ou contre-signe) le style Mouret.
Après, comme c'est assez atypique et particulier, je ne peux que comprendre ta position : on aime ou on n'aime pas.
Au moins, il y a une vraie tessiture Mouret, et c'est vrai qu'elle ne laisse pas indifférente.
Je pense que c'est pour cela que le duo Mouret+Ledoyen est jusqu'au boutiste dans cette logique d'interprétation, et qu'à contrario le duo Gayet+Cohen plus "libre" (ce n'est pas le couple gauche et timide à la Mouret, c'est le couple qui tente de s'en affranchir justement).
(Ohptin la bouche de Cohen raoohhah)
Ecrit par : les400clics | jeudi, 17 janvier 2008
J'entends bien la griffe mouret tout ça, et je trouve que d'un point de vue littéraire, et scénaristique, ça se tient parfaitement. J'entends bien aussi la volonté "d'originalité" dans la façon d'interpréter "cela m'intéresse" de Ledoyen parfaitement bien articulé au lieu d'un ça m'intéresse plus langage parlé standard, j'entends bien aussi le style très épuré de la mise en scène qui est un parti pris ambitieux, mais quand on veut faire du minimalisme il faut faire passer quelque chose avec le peu qu'on montre. Alors oui, la godicherie, j'ai bien compris, c'est bien vu, entre les gestes hésitants, la façon de parler et même les fringues (la pauvre Virginie, ça m'a fait un grand plaisir mesquin mais ils ne l'ont pas arrangées et c'est bien vu) mais une fois, et on a compris. Dans une logique de personnage qui grandissent et qui évoluent, on sent que Judith devient plus femme qu'épouse juste respectable mais ça met beaucoup de temps à arriver et c'est peut-être dommage. après tout, il est question de passion retenue et finalement assumée. Et c'est pas forcément ce qui ressort de leurs hésitations et de leur tartignoleries...
Je dis pas que c'est une bouse de seconde zone, je dis juste que même si mouret à son style, ce n'est pas suffisant pour faire de ce film le truc génial qu'il aurait pu être et c'est dommage.
Ecrit par : Une blonde dans la ville | vendredi, 18 janvier 2008
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