mercredi, 31 octobre 2007
Grenelle de l'environnement, suite et fin

Je publie aujourd'hui un extrait significatif de la lettre que tous les adhérents Greenpeace ont reçu par email aujourd'hui suite au Grenelle.
Cet email constitue un dernier bilan concis et clair, et fait également le point sur les éléments qui n'ont pas su générer l'adhésion malgré l'urgence. Il est signé Y.Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France.
“ Cher Adhérent,
Vendredi soir s'est achevée la première phase du Grenelle de l'environnement.
4 mois de travail intense pour nos équipes d'experts et de négociateurs, des actions fortes pour faire monter la pression et 3 jours de négociations : nous avons créé un rapport de force pour faire bouger les lignes. C'est enfin la reconnaissance de l'urgence écologique et de la pertinence de nos analyses et des campagnes que nous menons depuis des années.
Lors de ces négociations, Greenpeace a défendu des positions claires et fermes.
Notre expertise et notre indépendance nous ont positionnés comme un acteur incontournable de ces négociations.
Parmi les avancées les plus significatives :
- OGM : la France s'engage vers le moratoire que Greenpeace réclamait. Le risque des OGM est maintenant reconnu : l'impact sanitaire et environnemental des OGM va désormais être mieux évalué.
- Efficacité énergétique : le programme « Bâtiment » proposé par l'Alliance a été entièrement accepté : plan national de rénovation de 400.000 logements par an.
- Energie : 20% au moins d'énergies renouvelables d'ici 2020 et interdiction des ampoules à incandescence en 2010.
Si nous avons obtenu des avancées, tout n'est pas acquis, loin s'en faut. Les choix indispensables de « rupture » pour faire face à la crise écologique n'ont pas été faits.
Des sujets qui pèsent très lourdement sur notre environnement n'ont pas obtenu d'avancées suffisantes :
- Nucléaire : pas de remise en cause du programme EPR alors que les économies d'énergie envisagées le rendent d'autant plus inutile.
- Océans : pas de moratoire sur le thon rouge alors que les stocks en Méditerranée s'effondrent
- Forêts : l'enjeu global que représente la déforestation en zone tropicale (Amazonie et Bassin du Congo) n'a été qu'à peine débattu.
- Toxique : pas de moratoire sur l'incinération pour développer effectivement la valorisation des déchets. Les négociations continuent pendant 12 semaines... "
Vendredi soir s'est achevée la première phase du Grenelle de l'environnement.
4 mois de travail intense pour nos équipes d'experts et de négociateurs, des actions fortes pour faire monter la pression et 3 jours de négociations : nous avons créé un rapport de force pour faire bouger les lignes. C'est enfin la reconnaissance de l'urgence écologique et de la pertinence de nos analyses et des campagnes que nous menons depuis des années.
Lors de ces négociations, Greenpeace a défendu des positions claires et fermes.
Notre expertise et notre indépendance nous ont positionnés comme un acteur incontournable de ces négociations.
Parmi les avancées les plus significatives :
- OGM : la France s'engage vers le moratoire que Greenpeace réclamait. Le risque des OGM est maintenant reconnu : l'impact sanitaire et environnemental des OGM va désormais être mieux évalué.
- Efficacité énergétique : le programme « Bâtiment » proposé par l'Alliance a été entièrement accepté : plan national de rénovation de 400.000 logements par an.
- Energie : 20% au moins d'énergies renouvelables d'ici 2020 et interdiction des ampoules à incandescence en 2010.
Si nous avons obtenu des avancées, tout n'est pas acquis, loin s'en faut. Les choix indispensables de « rupture » pour faire face à la crise écologique n'ont pas été faits.
Des sujets qui pèsent très lourdement sur notre environnement n'ont pas obtenu d'avancées suffisantes :
- Nucléaire : pas de remise en cause du programme EPR alors que les économies d'énergie envisagées le rendent d'autant plus inutile.
- Océans : pas de moratoire sur le thon rouge alors que les stocks en Méditerranée s'effondrent
- Forêts : l'enjeu global que représente la déforestation en zone tropicale (Amazonie et Bassin du Congo) n'a été qu'à peine débattu.
- Toxique : pas de moratoire sur l'incinération pour développer effectivement la valorisation des déchets. Les négociations continuent pendant 12 semaines... "

19:42 Publié dans L'écologie de la 400 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : greenpeace, Grenelle de l'environnement, pollution, écologie, environnement, actualité |
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Commentaires
Je serai curieux de connâitre ta position sur le nucléaire français. (même si je me suis déjà fait ma petit idée sur la question). Je ne te parle pas d'EPR pour focaliser ton attention sur une des composantes de la problématique comme le font souvent les organisations écologistes.
Non, je me demande quel est ton sentiment profond en ce qui concerne la politique nucléaire à la française en tenant compte de la réalité économique et de sa substitution aux énérgies fossiles.
Je t'rassure, je suis plein de mauvaise foi, j'ai des difficultés certaines à me remettre en cause mais il m'arrive parfois de faire preuve d'honnêteté intelectuelle. Ainsi, même si les arguments que tu avances ne vont pas forcément dans mon sens, je t'aimerai toujours ;) J'aimerais juste voir comment sur ce sujet on peut être une écologiste convaincue et avoir néanmoins les pieds sur terre.
Écrit par : Blackmilk | vendredi, 02 novembre 2007
Répondre à ce commentaireCher Blackmilk,
non, je n'allais pas épiloguer sur l'EPR. Comme tu dois t'en douter, je suis favorable à une diminution significative de l'energie nucléaire. Certes, j'entends l'argument d'une énergie "propre" sur le moment, en comparaison avec les énergies fossiles. C'est aussi la production énergétique aujourd'hui le plus à même de répondre à nos (trop) énormes besoins. Néanmoins, en bonne urbaine avec de vraies sensibilités écolo, je vois plus loin qu'à horizon 10, 50 ou même 500 ans. Aujourd'hui, aucun pays n'est parvenu à gérer les problèmes des déchets nucléaires, qui restent actifs a priori et a minima plusieurs dizaines de milliers d'années, voire centaines pour les prévisions les plus pessimistes. Il semble certain que ces déchets enfouis pollueront à long terme les nappes phréatiques, les sols, les cultures...Alors évidemment, on peut se demander si cela a du sens de se projeter si loin, dans des temps où l'humanité aura déjà peut être été décimée par le réchauffement, de nouveaux problèmes sanitaires ou que sais-je, un nouveau conflit mondial pour les énergies fossiles justement, c'est ce qui apparaît comme plus probable comme cause en tout cas. La question est de savoir si nous sommes prêts à nous mettre en posture d'accepter de réfléchir à de nouvelles sources d'énergie qui ne soient pas anecdotiques, pour ne pas faire du nucléaire la source d'énergie principale. Je ne te parle pas des éoliennes chez nous, on sait qu'il en foudrait des centaines de milliers pour couvrir nos besoins. Mais solaire, géothermie, ...sont des sources propres, inépuisables, et efficaces, si on s'en donne les moyens.
Écrit par : les400clics | vendredi, 02 novembre 2007
Répondre à ce commentaireHum, je me demande justement "si cela a du sens de se projetter si loin". Peut-être est-ce ma réelle difficulté à me projeter dans l'avenir ou mon pragmatisme maladif mais j'ai du mal à réfléchir à des solutions pour après-demain quand il n'y en a déjà pas pour le lendemain.
Sur la nécéssaire rélexion en terme d'énergies alternatives, je partage ton avis. Ce qui m'inquieterait, ca serait qu'on mette complétement de côté le nucléaire (sur le modèle allemand) sous prétexte d'engager une réflexion poussée sur le énergies alternatives. Et c'est cette option (à mon sens) contreproductive que défende aujourd'hui la plupart des organisations écologiques, demandant un arrêt brutal de ce qui constitue la clef de voute de notre système énergétique actuel.
Écrit par : Blackmilk | vendredi, 02 novembre 2007
Répondre à ce commentaireCher Blackmilk,
se projeter loin, à mon sens, ça a un sens (hum) car il n'est pas question de trouver des solutions pour arpès demain quand on a bien du mal à trouver des solutions pour demain. Il est question de ne pas créer de (très graves) problèmes pour après-demain sans trouver de solutions consensuelles et plurielles (à mon sens ce sont toujours les meilleurs solutions) pour demain. Donc d'accord pour une intégration progressive mais non négligeable d'énergies de substitution au détriment des énergies fossiles polluantes et nucléaires. (Bon, après, il ne faut pas que vouloir, et même si cette discussion est passionnante, derrière il y a une économie, un gouvernement, des lobbies...)
Écrit par : Les400clics | vendredi, 02 novembre 2007
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