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vendredi, 29 juin 2007

Et toi, t'es sur qui?

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Réalisateur : Lola Doillon

Acteurs : L. Desclozeaux, Ch. Theret

L'histoire :
Amours adolescentes/méli-mélo relationnels et sexuels teenage.

Ce que j'en ai pensé :
Premier long métrage de Lola Doillon (déjà assistante dans le sublime Raja de Papa, avec Pascal Greggory au mieux de sa forme, en voilà un bon DVD a louer en cette période de semie sécheresse cinématographique!) très réussi.

La première demie heure est jubilatoire, qui campe le décor, l'histoire, et les personnages dans le carcan scolaire, car elle fait écho sans stéréotypes excessifs à nos années lycées (enfin pour tous les adultes qui ont fait une "vraie" adolescence, j'entends). On rit, on est accroché, on est dans l'empathie, c'est un succès.
Voilà, Lola Doillon rejoint le petit groupe des jeunes réalisateurs prometteurs, de ceux qui font encore du vrai cinéma d'auteur renouvelé. C'est donc à voir.

Dialogue avec mon jardinier

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Réalisateur : Becker

Acteurs : D. Auteuil, JP. Darroussin

L'histoire :
Un peintre d'origine provinciale (Daniel Auteuil) qui a fait son succès à la capitale revient sur ses terres et maison natales après que sa mère ait passé l'arme à gauche. Il cherche un jardinier pour reprendre en main le jardin devenu friche et recréer le potager de môman et - c'est dingue comme le hasard fait parfois bien les choses - il s'avère qu'il s'agit de son copain de primaire, avec lequel il a tendrement usé ses fonds de culottes à l'école communale du coin (JP Darroussin).

Ce que j'en ai pensé :
Durant une heure qui m'a semblée trois (je n'ai pas tenu les 1H50 réglementaires, quant à la personne qui m'accompagnait, elle a rejoint Morphée après 40 minutes), on nous supplicie avec un condensé de lieux communs rebattus et éculés (non, ici il ne s'agit pas d'un pléonasme, c'est pour bien saisir l'ampleur) sur un scénario qui tient sur une feuille de papier à cigarette.

On ne nous épargne rien.
Le copain jardinier le pôôvre, il est pas allé à l'école, alors que son copain peintre, ouhaou il a pu jouer les gosses de riches et aller aux Beaux-Arts. Et le jardinier, il est vraiment inculte, il y comprend vraiment rien à la peinture, il n'a que le calendrier des PTT avec les chatons au mur de son pavillon.
Et pis il n'a pas plein de maîtresses, comme son copain peintre qui se tape des modèle à tout va, blondes, grandes et bien gaulées. Il a une femme qu'il traîne depuis 27 ans de mariage, qu'il emmène comme un métronome tous les ans à Nice dans la même pension de famille rancie.

Et pourtant, c'est qui le plus heureux en amour, hein, devinez? Et qui c'est qu'à le plus de bon sens, pour trouver le bon électricien, biner les patates, et savoir que dans la vie, "il faut toujours un bon couteau et pis un bout de ficelle dans la poche, passque ça peut toujours servir? Ben c'est le pote jardinier.

Et quand Auteuil il remonte à Paris pour régler on ne sait quelles affaires, il en est tout transformé, forcément, because back to the roots. Alors il mouche un gommeux croisé dans un vernissage (c'est so Paris) qui lui parle de la luminosité du noir (sans citer Soulages, rhôaaa l'inculture) en lui parlant de bruit que fait la faux en fauchant l'herbe. Ca c'est envoyé.

Notez que pour réussir à jouer correctement (surtout Darroussin) dans des conditions pareilles, il faut un vrai talent d'acteur.
A Jean Becker, je répondrais comme Yves Robert : Courage, fuyons!

Une vieille maîtresse

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Réalisateur : Breillat

Acteurs : A.Argento, R.Mesquida, F.Ait AAttou, C.Sarraute

L'histoire :
En plein trend Laclos, une mamie qui en a vu d'autres (Claude Sarraute, délicieuse) va marier sa dinde de petite fille (Roxane Mesquida, ratée en blonde, et que l'on a déjà vue se faire maltraiter sans sourciller par les hommes chez Breillat dans A ma soeur ) à un jeune homme totalement irresistible, Ryno (Pharingyte) (pardon, en fait c'est plutôt genre demi-dieu qui provoque le pamoison rien qu'à vous regarder, Fu'ad Ait Aattou) . Bien décidé pourtant à se ranger, le coeur et le corps de ce jeune freluquet sont pourtant la proie d'une courtisane au sang chaud (Asia Argento).

Ce que j'en ai pensé :
Du Breillat bon ton + Asia Argento dans son rôle + le néo acteur débarqué de son mannequinat, lèvres pulpeuses, yeux à se damner, gueule d'amour et j'en passe + scénario à la Choderlos + époque ad hoc + photographie comme il faut
= film qui titille comme il faut l'intérêt, très agréable sur l'instant et qui laisse une bonne trace mémorielle

jeudi, 07 juin 2007

Après lui

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Réalisateur : Morel

Acteurs : C.Deneuve, E.Bouchez, G.Marchand

L'histoire :
Camille, libraire divorcée, vit avec son fils étudiant. Il trouve la mort dans un accident de voiture alors que c'est Frank, son meilleur ami, qui conduisait. Camille cherche à maintenir un lien vivant avec son fils à travers Frank, dont elle se rapproche et avec lequel elle crée un lien de plus en plus toxique.

Ce que j'en ai pensé :
Gaël Morel que l'on a connu acteur au jeu retenu et juste, campant des personnages d'adolescents en recherche, timorés et complexés ( Les Roseaux sauvages, Le plus bel âge ) réalise sur une base scénaristique connue (la mort d'un enfant) un développement originale et qui ne s'essoufle pas. Ainsi, Catherine Deneuve (toujours sublime, portée aux nues par la caméra, Gaël Morel voulant depuis longtemps faire jouer la Demoiselle) perd peu à peu pied avec la réalité, dans le déni de la mort de son fils, créant un lien avec son meilleur ami pour le faire revivre et ne pas voir s'éteindre la relation mère-fils.

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