dimanche, 11 mars 2007
Manger ou ne plus manger de poisson?
Je ne peux m'empêcher de poster sur le délicat sujet du poisson et de l'écologie.
J'ai été plusieurs fois sensibilisée (presse, télévision, Internet) par l'urgence écologique autour des espèces de poisson que nous mangeons. Au rythme où le poisson est consommé, d'ici trente ou quarante ans on sera condamné aux pousses de soja, ou aux panés de poulet en forme de poisson rouge.
J'ai vu passer plusieurs fois la liste rouge des poissons qu'il faut purement et simplement arrêter de consommer, car compte tenu des quotas de pêche actuels (qui ont a peine été révisés à la baisse, intérêts économique et d'emploi oblige), ces espèces sont en train de disparaître.
La liste des poissons à ne plus consommer avant que la population ne soit plus en baisse dangereuse :
- crevettes roses
- flétan
- cabillaud (ou morue)
- merlu
- eglefin
- saumon atlantique
- carrelet
- bar
- raie
- thon rouge
- lotte
En outre, le chalutage, qui consiste à traîner un immense filet en raclant les fonds, cause d'immenses dommages dans les fonds marins. Un filet de 500 mètres tiré durant une heure détruit l'équivalent de 180 terrains de foot. De plus, des espèces non grata se retrouvent piégées dans ces filets. 70% de la pêche en France est réalisée avec cette méthode. Ca donne à réfléchir.
Peut-on se rabattre sur les poissons d'élevage alors? Eh bien non, car la plupart est carnivore (ce qui nécessite d'autres poissons pour concevoir leur nourriture), et surtout ces poissons génèrent une grande pollution avec leurs rejets.
Que faire concrètement quand on n'est pas un fanatique du végétarisme, et que malgré les méfaits de la pêche et des élevages (on a parlé du poisson mais les élevages de bovins et d'ovins génèrent également une forte pollution - lisier, émission de CO2...) on est prêt à faire des efforts mais on a parfois envie de se mettre quelque chose de carné sous la dent?

- On consulte le livret conçu par Greenpeace qui explique le pourquoi du comment des méfaits de la pêche et reprend en détail la liste rouge des poissons. On y apprendra aussi les périodes de reproduction pour chaque espèce (où il faut donc encore moins la consommer), les tailles minimales, les poissons et les pêches à privilégier.
C'est ICI.
- On va trouver un peu d'inspiration sur le site de deux "apprentis écolos" comme ils se définissent, qui ont choisi de diminuer leur consommation de viande et de poisson (entre autre) pour la remplacer par des aliments intéressants sur le plan nutritionnel et de moindre impact écologique. C'est simple, c'est clair, c'est bien illustré, et c'est LA.
Les400clics vous offre un résumé efficace, dont les principes sont simples :
- arrêter de consommer les poissons de la liste rouge (les sushis thon du jap, c'est terminé. Mais y'a tout plein d'autre poissons à la carte...et le poulpe et l'anguille c'est bien meilleur)
- consommer davantage d'autres sources de protéines (oeufs - bio et pas issus d'élevage en batterie où les poules survivent dans 20cm2 bourrées aux antibio - fromages...)
Et oui, les petits gestes personnels comptent.

08:45 Publié dans L'écologie de la 400 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : poissons à ne plus consommer, poissons en disparition, écologie, liste rouge, greenpeace, modifier son alimentation |
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