lundi, 20 décembre 2010

Tea for two, more or less

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Au tout début des années 00, quand on était une minette CSP+, il était plus que de bon ton d'adorer Mariage Frères.

Et que je te faisais des commandes de théières en fonte à mille balles au Père Noël après mille atermoiements et questionnements existentiels (je prends la verte ou la bleuuuue? Quoique noire c'est sobre, pis c'est indémodable). Et que je te filais des rencards pour un brunch dans le salon de thé du Bourg Tibourg. Et que je me ventais d'avoir été suffisamment conne pour faire une bonne heure de queue derrière le comptoir pour aller acheter 100 grammes de leur dernière "nouveauté". Et que je discutais ferme avec les voisines de bureau pour déterminer si, oui ou merde, le blend Marco Polo était plus indiqué pour le tea time que le Surabaya.

 Le comble du trendy étant d'avoir alors son petit nécessaire à thé Mariage Frères au bureau. La base, d'exposer deux-trois boîtes en métal noires et estampillées des frangins dans sa cuisine de célib. Sans oublier les cartes de saisons et événements éditées par Mariage Frères et qu'on glissait ostensiblement en marque-pages dans le dernier Beigbeder. 


Toutes ces niaiseries datent d'il y a une bonne décade, et je suis bien infoutue de te dire si elles ont perdurées chez les nanas qui ont 25 balais aujourd'hui et qui bossent mas o menos dans la com ou le market.

Ces minauderies ne m'ont amusée qu'un temps très court. Finalement tous ces thés compliqués quand tu les as bu trois fois, tu reviens fissa à ton bon vieux lapsang souchong de base ou à ton arabica bio. Et le concept d'attendre une heure pour 100 grammes de thé ou pour pouvoir m'assoir et bouffer un cake au thé matcha m'emmerde profondément depuis longtemps.

Pendant ce temps de désaffection personnelle, la liste des boutiques Mariage Frères n'a cessé de s'allonger, et on en trouve désormais partout où il y a du touriste. Est-ce ainsi un effet de dilution du consommateur, ou une banalisation et une offre trop importantes qui ont rendu Mariage Frères moins happy few et attirant, ou un peu de tout ça, mais maintenant on peut s'assoir dans le décor Indochinois sans délai.

Je me suis comme ça après 6 ou 7 ans d'abstinence retrouvée chez Mariage Frères au beau milieu du Carrousel du Louvre (ou je n'avais pas mis les pieds depuis au moins aussi longtemps), à côté du Mc Café.

Le néo-colonialisme surrané de la déco Mariage Frères dans le néo-temple du consumérisme avec vernis culturel du Louvre (juste sous la pyramide, pour situer, trop Code Breakers la vérité), il fallait oser. (Oser le mariage, évidemment. Uhuh.)

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Le colonialisme accepté et parfaitement géré de Mariage Frères, le serveur en costume de lin blanc cassé froissé, le faciès légèrement asiat' mais point trop n'en faut, les cartes de la Cochinchine jaunies (avec l'éclairage pisseux qui va bien avec pour l'ambiance), il faut oser aussi, par les temps qui courent. Tout ça a quand même un bon relent de Céline et de mise à l'honneur des temps où la France esclavagisait l'indigène sous des cieux exotiques parfaitement assumé qui devrait déranger - mais non.

Le vernis de la tradition, du savoir faire, et du temps passé où finalement tout était toujours mieux patine l'affaire et rend tout brillant. Un peu de luxe et d'argenterie par dessus tout ça et le tour est joué.

Tout est affaire de polish, au final.


Mais revenons-en à la graille, puisque c'est pour ça que je frappe l'iMac à la base.

J'étais un peu dubitative du goûter chez Mariage Frères. Et j'ai été bluffée.

 

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Les minis madeleine et financier au thé vert, posés sur une feuille de nougatine, sans faute (tellement sans faute qu'ils ont été bouffés avant que j'ai sorti l'iPhone).

L'espèce d'Opéra verdâtre là au milieu, je l'ai regardé un moment avant de m'y attaquer, car je déteste les gâteaux crémeux genre Opéra justement. Mon truc, c'est plutôt le sec, genre macaron ou financier. La couche tout en haut, c'est une gélatine de gingembre un peu couillue. En dessous un praliné sublime. Le tout atypique et juste.

Le macaron était fourré à la pâte d'amande. Juste parfait sur la taille.

Quant aux verrines, je trouve ça juste vulgaire. Je peux pas t'expliquer pourquoi, je ne sais pas moi-même. Mais alors là, entre les mousses de mangue, de citron et de je ne sais pas quoi, c'était juste à se flinguer.

 

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Time for tea, assortiment de desserts avec un thé au choix, 18 euros.

Mariage Frères, Carrousel du Louvre, place de la Pyramide inversée, 99 rue de Rivoli, Paris 1er.

Ou pour une ambiance plus cosy, ma préférence va là :

Mariage Frères, 13 rue des Grands Augustins, Paris 6ème.

 

14:02 Publié dans 4 étoiles, 4-heures, Be snob 4 fun | Lien permanent | Commentaires (6) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

dimanche, 07 novembre 2010

Triple LOL à l'hôtel Banke & au Lol(abar)

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L'autre jour La Blonde nous contait monts et merveilles de l'hôtel Banke. Le Banke est un four stars que je ne connaissais pas (je veux dire même pas de nom, ce qui serait même limite vexant pour moi) avant que La Blonde n'en tarisse d'éloges.

Ah c'est sûr qu'après trois verres de Sancerre le monde est très joli et tous les services impeccables.


C'est donc aiguillonnée par la curiosité que j'ai dit okidoc (nan mais en vrai tu me vois dire okidoc) à la Blonde quand elle m'a proposé de me déniaiser du Banke.


Arrivées à 15h, on se pose sur l'un des divans en cuir doré du bar. Pas d'autres clients au bar.

Niveau déco imagine qu'elle aurait été faite par la fille naturelle de Superjamie qu'aurait lu juste avant de s'y mettre "Le rococo pour les nuls" et virée pute dans la même semaine. Enfin, disons que ça peut parler aux émirs ou à des gens appréciant le 4e degré. C'est mon cas en règle générale, mais cet après-midi là le Banke a vraiment réussi à me faire perdre mon humour.

On est donc restées sagement assises sur la golden lady banquette un bon quart d'heure, sans que personne ne daigne venir nous voir. Or, si je vais raquer 12 euros mon Orangina dans un four stars, c'est bien pour qu'on se précipite pour me servir, et avec le sourire, sinon autant aller acheter ma canette au Franprix, on est d'accord.

Avec la Blonde, et motivées par une sécheresse oesophagique croissante, on se décide donc à lever nos royales fesses en direction du bistrot/resto à côté du lobby, où le quidam graille et picole devant nous. Le type à l'entrée nous arrête en nous disant que le resto est fermé depuis 16 minutes (ni 15, ni 17 : 16), et nous demande de retourner au bar.

Je lui précise qu'on y fait le poireau depuis un bon quart d'heure (16 minutes précisément), en vain. Il nous rassure: le barman va venir nous voir. On retourne se poser sur le canapé en or massif.

Le barman passe et repasse devant nous, sans s'arrêter. Nouvelle attente. Il prépare lentement deux cocktaïls en se la racontant un maximum (genre Tom Cruise dans le film éponyme, le must seen de mes 12 ans).

Il vient finalement nous demander si on attend un taxi?!! Ah ben quand je veux un taxi je vais a la réception coco, pas au bar. Je lui demande si on peut boire un verre, rapport que ça fait genre 25 minutes qu'on est là. Il maugrée qu'il est tout seul au bar. (Ah j'en suis bien désolée mais c'est pas notre problème, pour ça va voir ton DRH ou la CGT).

Il finit par nous poser sur la table, sans un mot, et dans une mauvaise grâce extrême, les cartes.

Avec la Blonde on s'est barrées vite fait, et au au revoir du clampin de la réception, j'ai répondu adieu et que la qualité de service du Banke méritait un bon brainstorm interne.


En sortant j'ai vu que leur bar s'appelait le Lolabar.

Triple LOL en effet.



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Hôtel Banke ****
20, rue Lafayette
Paris 9e

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mercredi, 04 août 2010

Green fresh air au Terrass Hôtel

 

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Le Terrass Hôtel (il manque un "e" pour que ça fasse un peu plus classe du name) est un four stars chrotiqué un peu partout depuis un bon moment pour son brunch et sa terrasse (sans blague) montmartroise au 7ème ciel (enfin au 7ème étage).

(Oui, chrotiqué©, une petite création linguistique de ma part qui est un agglo de "chronique" et "critique". Vas-y, prononce-le à voix haute, tu verras que c'est marrant).

Je m'y suis d'abord cassée le nez un samedi matin avec ma plus vieille amie (plus ancienne pour être précise) et marraine de MissCaca accessoirement. J'avais cru naïvement que le brunch se déroulait sur la terrasse, tout là-haut. En fait, non, il est servi au RDC, dans une salle de resto bécebège et sans intérêt. Pour la peine, on avait rebroussé le poil du chemin, non sans avoir demandé quand et comment on pouvait avoir accès à la fameuse terrasse.

 

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La terrasse est ouverte en été à partir de 15h. C'est donc à cette heure que j'ai filé rancard à la Blonde en semaine. Au ras du bitume, ce jour-là, il faisait une chaleur étouffante, et il n'y avait pas un souffle d'air pour te rafraîchir de la cagne urbaine.

Arrivées sur le toit de l'hôtel, au 7ème étage donc (et tu peux en rajouter 2-3 rapport à la butte pour situer le niveau de la mer à boire), il faisait carrément bon, et même limite frais, avec un vent qui faisait voleter les veuch de la Blonde sur son décolleté n° 27 que pour un peu on se serait cru dans Alerte à Malibu. Enfin en vrai c'était un peu plus chic 90's compassé : mobilier de garden sans originalité mais de bon ton, serveurs sapés et seau à champ' bien en vue.

Niveau bon ton on notera aussi celui des touristes et des gens en général qui avaient oubliés d'être là. La terrasse était à nous et les serveurs aussi (mais 40+, ils n'ont pas intéressés la Blonde, qui m'a confié ce jour-là que les mecs de 40 ans et plus sentaient un peu trop la vieillerie et la routine sexuelle pour qu'elle envisage seulement de poser un oeil dessus).

 

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J'ai aimé aussi le côté jardin à la française de la terrasse. Non carrée, mais plutôt baroque, enclavée entre des morceaux de toits et des bouts de conduits de cheminée, très plantée façon destructurée, on se sentait comme dans son jardin.

 

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Je ne m'étends pas sur la vue, parce que je suis une sale blasée, à force de monter de-ci, de-là, dans Paris depuis un bail. Mais il faut bien avouer qu'elle vaut, pour les amateurs, le déplacement.

 

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La carte se la raconte un peu, avec des noms de cocktaïls pompeux pompesques ("Fresque" et "Royal Terrass", non mais je te demande un peu...), mais tout ça n'est pas bien grave.

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Je sais pas pourquoi, mais "Mojito des Princes", je verrais plutôt ça aux "3 obus" (les amateurs du PSG comprendront).

Au bilan, c'est un endroit rafraîchissant dans tous les sens du terme, qui fleure agréablement la province bécebège. On n'en ferait pas son QG, mais l'escapade est fort dépaysante et agréable.

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Terrass Hotel ****,
12-14, rue Joseph-de-Maistre,
Paris 18è
M°Blanche ou Place Clichy

Suite à des protestations du lectorat myope, les billets seront désormais publiés en police plus grande.

13:55 Publié dans 4 étoiles | Lien permanent | Commentaires (7) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 06 juillet 2010

Massage thaï au Saithan Spa

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Comme souvent accompagnée de ma comparse 2.0, je suis allée  tester le "massage aux huiles chaudes" du Saithan Spa, dans le 1er.

Dès l'entrée, parsemées de petits galets et autres dalles de granit zénifiants, la Blonde et moi sommes invitées à ôter nos petits souliers non pour les mettre devant la cheminée mais pour enfiler une paire de tongs en bambou (ou quelque chose de végétal dans ce goût-là).

L'évocation sud-est asiatique, où l'on est souvent invité à se déchausser, me plaît (les resto au japon, les temples, tout ça tout ça). Mais le côté occidental et obscur de ma personne, un peu hystéro de l'hygiène sur les bords (et bien un peu aussi au milieu) se demande quels pieds plus ou moins propets ont été là-dedans avant les miens : j'aurais encore préféré rester pied-nus ou avoir une paire de claquettes en plastoc nettoyées (on dira que oui) à chaque nouveau client.


Une jolie masseuse asiatique, au non moins charmant accent, vient nous chercher. Elle nous emmène au sous-sol où se trouvent les salles de massage. Quoi! La Blonde et moi n'avons même pas eu le temps d'échanger deux cancans que nous sommes déjà séparées dans la pénombre - seules quelques bougies et loupiotes assurent l'éclairage, en bas.

On me dirige vers un salon de massage privatif. Je repère illico la douche italienne attenante : un bon point car je déteste recoller mes frusques sur une peau huileuse après un massage.

La décoration est sobre et zen : petits galets dans la douche encore, murs taupe, éclairage très tamisé du plafond, pas de chichis. Mais des haut-parleurs s'échappent une soupe asiatico-relaxante, avec des relans de Richard Clayderman en goguette à Phuket, qui ne me relaxera pas du tout : trop cucul, volume trop fort.

Une fois fort élégamment (bien que sobrement) vêtue du sacro-saint string jetable, j'attends ma masseuse sagement assise sur la table. Toujours aussi délicieusement, elle me demande de me coucher sur le ventre. Elle verse de l'huile dans sa main : l'huile n'est pas chauffée comme prévu et promis, mais sort d'une bouteille, à température ambiante.


Un massage thaï pour occidentales chochottes démarre. Je veux dire par là que c'est un peu comme quand tu vas bouffer indien ou  sud-est asiat à Paris : ça t'arrache la tronche mais dis-toi que c'est encore dix fois moins épicé que si tu vas grailler là-bas pour de vrai. J'ai déjà expérimenté le massage thaï en Asie : la masseuse m'a tiré tous les membres dans tous les sens, m'a pincée comme une dératée, m'a frappée deux cents fois et a fini (véridique) par me marcher dessus, debout, avec ses deux pieds. J'ai hurlé  durant une heure (de douleur et de rire), je suis ressortie brisée, mais étonnamment dans une forme éblouissante.

De façon relativement modérée donc, la masseuse plie et étire mes jambes vers l'arrière, elle me palpe un peu le mollet mais sans plus, tapote un peu mais pas trop fort. Elle dénoue aussi mes tensions dans le dos pendant 20 bonnes minutes, en me disant que je suis très tendue (tiens ça me rappelle un autre test).

L'huile pas vraiment chaude est remisée, et elle sort l'arme fatale du Baume du tigre. Je connais le Baume du tigre car j'allais l'acheter vers 15 ans dans le 13è pour calmer les douleurs de ma grand-mère. A l'époque on ne le trouvait que dans les échoppes chinoises. Mes boules de nerfs de blogueuse et mère surmenée, et tensions dorsales sont triturées, palpées, compressées. Ca fait mal certes (je serre les dents plusieurs fois) mais ça fait du bien, aussi.

Le massage du côté face est plus calme.


On termine par des étirements, assise en tailleur sur la table. Ma masseuse est debout derrière moi, elle pousse ma tête et mes bras devant, puis me tire en arrière, m'imposant des rotations du buste. Avec ses avants-bras, elle appuie également sur mes trapèzes assez fortement, pour les détendre.

Massage terminé, je rentre dans la douche, (où il y a une petite mare ...) après avoir enjambé un tapis de bain qui n'a pas dû voir le tambour d'une machine à laver depuis un bon moment. Le massage n'a pas eu raison de l'occidentale hystérhygiénique qui est en moi.

 

Je sors de ma douche tirée de ma torpeur post-massage habituelle, requinquée, avec une pêche de malade. Pourtant j'ai dormi cinq heures. Je sens que toutes ces manipulations m'ont replacé les chakras, aligné les flux ou reboosté les energies ou je ne sais quoi comme seuls un massage asiatique peut le faire.

Je retrouve la Blonde pour un petit thé au calme. Je suis mûre pour un marathon, un déménagement, ou une marche de trois plombes dans Paris.

 

Au bilan :

- un massage thaï vendu comme "relaxant" (selon le responsable avec lequel j'ai parlé): relativement et probablement certes pour un asiatique, mais pour les petites occientales élevées aux massages marocains, non. Il s'agit d'un massage assez tonique, qui n'est pas toujours agréable sur le moment, qui n'endort pas, qui ne chouchoute pas à l'inverse d'un grand nombre de massages proposés sur Paris,

- mais un massage qui ôte diablement bien les tensions, les douleurs, qui redonne une énergie incroyable,

- un endroit qui pourrait être un poil plus clean (selon mes exigences en tout cas),

- un personnel très compétent, agréable et souriant.


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Ce test a été réalisé dans le cadre de l'opération "testeurs d'expérience" de Lastminute.com.

Opération spéciale été, massage au Saithan spa, 110 euros pour deux massages au lieu de 220 euros.

 

dimanche, 04 juillet 2010

Brunch dominical au Saint James

 

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Déjeuner en terrasse, c'est bien, mais quand celle-ci est à l'abri des voitures, c'est mieux. Pour les oreilles, le nez, et puis quand tu as une MissCaca, histoire d'éviter de devoir lui courir après sans arrêt et pouvoir la laisser gambader autour de la table sans risque (si ce n'est de la voir plonger la main dans l'assiette des voisins ou casser deux ou trois verres à pied pour le fun. Que veux tu mon bobo, il faut bien que jeunesse se passe).

Des terrasses répondant à ce brief dans Paris, il n'y en a pas 36. Il y a  notamment le patio du Hilton Courcelles.

Et puis également le jardin intérieur de l'hôtel Saint James.

MissCaca est plutôt sage à l'extérieur, pourvu qu'elle ait bien dormi et qu'elle trouve de l'occupation (si possible pas trop synonyme de conneries, histoire d'éviter le regard courroucé des célibataires de sortie). On a donc attendu que la progéniture se réveille de sa sieste du matin, on lui a mis un sac de jouets dans les mains (également appelé "sac à malices" par sa maman qui en connait un rayon en marketing infantile), et en route pour le brunch du Saint James, rue de Rivoli.


Après une douce pensée pour la Blonde qui rêve de s'établir sur zone avec un émir pourvu d'une dizaine d'Infinite, nous traversons le lobby. Tu sais comme moi que pour un lieu comme pour un mec, ce sont les 30 premières secondes qui sont décisives : à l'arrivée un staff souriant et affable sur notre passage, et on ne se tape pas le supplice de la clim à 16° sur le coin de la tronche alors qu'il fait un bon 30° dehors (angine garantie).


Arrivés vers 13h45, plusieurs tables sont libres. Prise en charge immédiate par les serveurs : on nous installe avec gentillesse et on nous apporte dans la minute une chaise bébé.

Le jardin est accoté à un joli hôtel particulier. Le mobilier date un peu, les coussins sont un peu crades. Ca confère un petit côté désuet charmant et reposant, loin des déco Costes so 00's, m'as-tu vu, vues et revues.

 

Le brunch est servi à l'intérieur sous forme de buffet.

Les serveurs, aussi efficaces que mignons (et polis, ce qui ne gâte rien) ôtent avec vélocité la moindre assiette vide, ce qui est fort appréciable vu le concept.

 

 

Pour le salé, on trouve les traditionnels charcutaille-saumon fumé sans grande originalité, qui me rappellent un buffet d'Ibis le matin : pas très glam. Mention spéciale toutefois pour une salade d'haricots verts frais, et une autre boulettes de mozza-tomates cerises.

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Les oeufs pour le brunch c'est sympa et je dirais même incontournable, mais au Saint James il faut en assurer soi-même la cuisson : franchement j'ai autre chose à foutre que de me mettre à la cuistance quand je vais bruncher, le concept étant de poser mes fesses sur une chaise, de me remplir l'estomac en en fichant le minimum.

Deux plats sont également servis chauds au buffet. Ce dimanche, côtelettes d'agneau (servies par une, un peu chiche donc), poisson (en rupture à ce moment-là), pommes allumettes (bouaif) ou légumes vapeur. Réussite pour ces derniers, craquants et très goûteux.

J'ai bien aimé également les mini-clubs sandwichs, format amuse-bouche.

 

Rayon sucré, une jolie salade de fruits frais, des macarons qui ressemblent à ceux du pâtissier du coin (pas terribles donc niveau apparence et texture, mais corrects niveau goût), une mousse au chocolat dont l'aspect scato ne me tente pas.

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Le choix de MissCaca

 

Les pâtisseries sur leurs plateaux en argent font franchement la gueule : sur leur part de tarte, les fraises nagent dans une pâte à choux qui se délite. Les mini-millefeuilles sont secs comme le foin et on y retrouve la pâte à choux incertaine : seul Mister400 s'y risque et est déçu.

Une bonne surprise avec des mini-florentins (une de mes passions), très savoureux. Les pancakes se défendent très bien aussi, pour peu qu'on évite de verser dessus les topings proposés.

 

La clientèle est bobo et bécebège détendue et friendly, essentiellement parisienne. MissCaca est observée avec amusement pendant qu'elle balance ses voitures dans les pieds du serveur et qu'elle recrache (non sans une certaine poésie) son macaron au chocolat sur le sol. Ca clope pas mal, un peu pénible.

Dernier point positif : il n'y a qu'à traverser la rue pour aller faire une petite promenade digestive aux Tuileries.


Au bilan :

- un service très efficace et souriant, digne d'un palace,

- un lieu calme et agréable, une ambiance presque amicale,

- mais une bouffe inégale, qui ne me laissera pas de souvenirs impérissables.

 

 

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Hôtel & Spa Saint James & Albany ****

202, rue de Rivoli, 1er

M° Tuileries ou Pyramides

Brunch de 12 à 15h, 39 euros/personne.

vendredi, 25 juin 2010

Grand ravalement de façade au Hammam & Spa O'Kari

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Chaussée de mes Adidas trois bandes vintages, j'ai battu (en ces temps de grèves) le bitume parisien pour retrouver la Blonde au Hammam & Spa O'Kari, institut caché au fond d'un cour du côté du sentier et du quartier Montorgueil.

Alors je dois te dire que le hammam et moi, on avait comme un vieux compte à régler. C'est que ça faisait quelques années que lui et je, on était en froid, malgré la chaleur et la moiteur environnantes. Et c'est bien ce que je lui reproche.

Eau + chaleur + promiscuité humaine = plein de microbes et autres mycoses qui grouillent et sautent avec allegresse de la mosaïque  marocaine en direction de mes entre-doigts-de-pieds et même dans les replis les plus intimes de mon anatomie. Après quelques passages chez un dermato rigolard, et autres tartinages de crèmes anti-mycosiques de rigueur, j'avais donc laissé tombé les après-midis entre copines dans les hammams parisiens.


C'est donc quasiment avec mes bottes en caoutchouc et ma combi néoprène sous le bras que j'ai bravement franchi les portes du Hammam et Spa O'Kari, la Blonde devant moi en éclaireuse, brandissant le spray de javel à bout de bras.

Ce Spa "de luxe" est réservé exclusivement aux femmes et fonctionne sur rendez-vous uniquement. Aucun risque donc de se retrouver dans une salle remplie de 50 nanas (plus ou moins nickel des entournures) à partager le même banc humide, ou à risquer un frotti-frotta de pieds pouarks au détour d'une flaque d'eau, pour un échange de verrues en bonne et due forme.

Ce matin-là il n'y avait donc que la Blonde et moi dans les salles pavées de granit, en bikinis sexy (on a refusé poliment le string jetable) et claquettes fournies au pied.

Les hôtesses, aux petits soins, nous ont emmenées au Hammam pour qu'on se ramollisse l'épiderme en prévision d'un gommage au savon noir. Porte  hermétiquement close et thermostat poussé à 50°, voilà que les poulettes étaient mises à cuire à l'étouffée pour une petite demie heure.


C'est qu'il fait une chaleur de bête, là-dedans, et rapidement j'ai perdu de vue la Blonde dans les opaques vapeurs d'eucalyptus. On a passé notre temps à sortir en douce du hammam, dégoulinantes de flotte et de transpi, pour respirer un peu d'air frais. Mais il a fallu se prêter à l'exercice jusqu'à ramollissement optimal du gras, vérifié par le staff.

Les hôtesses nous ont ensuite enduites de savon noir dilué dans l'eau chaude, et en avant pour le grand décrassage. Les rares fois où l'on m'a fait un gommage au savon noir, j'ai été toujours impressionnée par la quantité monumentale de peau morte que je laissais sur la table, tel le boa moyen pour sa mue annuelle (genre grosse cradingue qui ne se lave que trois fois l'an alors que je passe ma vie à me faire des gommages dans ma baignoire).

Cette fois-ci encore, je n'ai pas été déçue. La Blonde et moi on s'est allongées sur deux tables en granit bouchardé (oui, bouchardé, parfaitement) et chauffées à bloc.

Avec un gant neuf (je précise car j'ai déjà subit l'affront suprise d'être gommée avec un gant  gratouillant qui avait déjà servi à 100 clientes avant moi, sisi), le gommage, lent et appuyé, sans être agressif, me débarrasse de mille pelures de peau morte de la tête aux pieds.

Nous sommes ensuite rincées puis savonnées au savon d'Alep, que je connais pour l'utiliser avec MissCaca. Huile d'olive, baie de laurier, c'est un savon naturel, très doux, nourrissant et anti-bactérien.

On termine par un shampooing-massage, toujours sur la table, avec des mains fermes et expertes qui viennent nous pétrir les tensions jusque dans le dos (détendez-vous madame, me répète-t-on en me malaxant les épaules - rah mais ce sont ces longues heures à écrire mes billets ineptes sur mon blog voyez-vous).

Nous voilà de nouveau rincées à grandes eaux. A peine descendues des tables en granit, les hôtesse pschittent allègrement du désinfectant partout, ce qui n'est pas pour me déplaire, tu l'auras compris.

Enveloppées dans nos peignoires, devant un thé à la menthe et une citronnade à la fleur d'oranger délicieuse (compensant à peine les 30 litres de flotte qu'on a perdu au Hammam), la Blonde et moi on se sent douces, lavées, récurées comme pour un grand nettoyage de printemps, et détendues en profondeur. La peau, stimulée et décrassée comme jamais, semble en pleine forme et je dois bien avouer qu'on a une mine éclatante.

(pourvu que ça dure)


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Ce test s'est effectué dans le cadre d’une opération "testeurs d’expériences" lastminute.com : Opération spéciale été - soins du corps au hammam & spa O'Kari.

Bain vapeur eucalyptus + gommage au savon noir + savonnage au savon d'Alep + shampooing massant + trempette à discrétion pour 90 euros pour deux personnes (au lieu de 2x90 euros).

lundi, 31 mai 2010

Dissection du chocolat CSP+

Je suis une grosse consommatrice de chocolat. C'est grâce à lui que je parviens à me maintenir à un poids décent. Si tu crois que c'est tous les jours facile d'aller acheter ses jeans au Gap Kid, section 12-13 ans (oui, je sais, tu me hais - et j'aime ça).

Chocolat au lait. En tablettes. Et bio de préférence, histoire de ne pas bouffer de l'exhausteur de goût, de la graisse étrange et surtout de la lécithine de soja OGM. Et de favoriser (en passant) une agriculture propre, et pour peu qu'il soit équitable, ça permet de me racheter une morale à petit prix

(quand Mami400 avait mon âge, il y a avait les troncs dans les églises pour ça. Depuis, il y a Max Havelaar).

Mes préférés :

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Le lait noisettes entières et le Lait dégustation Alter éco. La totale : bio, Fairtrade, zéro carbone (et sûrement bien d'autres choses très bien).

Et qui c'est qui le fait?

C'est Osvaldo, il a même sa photo au dos et son biopic à l'intérieur (t'es calmé(e)).

 

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Avec Osvaldo tout fripé en photo dans la jungle, vas-y l'évocation naturalité, savoir-faire, artisanat, éthique et tout le saint-frusquin. Ah ils sont forts en marketing chez Alteréco.

Mais surtout, il est bon, ce chocolat. Très bon au palais, pas trop sucré, croquant puis fondant comme il faut, juste bien.

Et le test digestion, c'est fatal. Car le mauvais chocolat me file la gerbe après 3 carrés, et un mal de bide d'enfer. Si la compo est square, je peux me farcir la moitié de la tablette en gardant la tête haute (elle ne finit ni dans la cuvette, ni repliée sur mes genoux, si vois ce que je veux dire). Ici, c'est le cas.

 

Ah, tu me diras, effet placebo et tout le bordel. J'en sais rien. Mais bon.


Quand Mister400 me ramène du chocolat qu'il a acheté chez un traiteur upper ou dans une maison de chocolat de lusque, je peux m'attendre à une bonne qualité, me trompé-je?

 

Deux tablettes de chocolat au lait de chez La Maison du chocolat.

(Leur logo m'a toujours fait penser à celui d'une boîte de literie, mais c'est un autre sujet, ça fait peut être écho chez les Japonais qui font la queue chez eux pour claquer 2.000 euros en business gifts en 10 minutes).

Sur le pack, le design 00's qui en fait trop et qui me fatigue d'avance, vu et revu.

 

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Verdict : un chocolat correct en bouche, sans plus - relativement décevant pour une chocolaterie qui fait un très bon macaron au chocolat, meilleur que celui de chez Ladurée à mon goût. Mais un bon mal de bide après deux carrés, pour les deux tablettes, deux tentatives à chaque fois.

FYI, La Maison du Chocolat s'est fait épinglé par Greenpeace pour la compo de leur chocolat. Pour être claire, si tu veux avoir une chance de grailler de l'OGM, faut pas hésiter.

 

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(Ah oui, au milieu de tous les géants du food industriel, Kraft, Nestlé, fais-toi plaiz'!)

Ouuuh! bouh. Vilains.

 

 

Chocolat lait onctueux de chez Lenôtre.

 

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Code couleur Lenôtre, le rose fuschia, et le doré qui fait chic.

Une tablette de 85g, carrée, avec "Lenôtre" écrit sur la tablette, une lettre par carré (trop sympa pour improviser une partie de scrabble avec tes copains pendant un picnouc).

En bouche : un chocolat élastique plus qu'"onctueux", qu'on est obligé de mâchonner, et totalement insipide. Il me rappelle le meilleur de l'industrie rosbif, genre les tablettes que j'achetais sur le ferry l'été pour aller me faire ièch quinze jours dans une famille anglaise.

Pour le bide, je peux pas dire, j'en ai pas bouffé assez pour ça tellement il m'a semblé mauvais.


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Et toi, c'est quoi tes reco en chocolat?

jeudi, 27 mai 2010

Séance de rattrapage pour le Hilton Arc de Triomphe

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Souviens-toi, il n'y a pas longtemps Mister400 et moi étions allés nous rôtir l'épiderme au premier soleil printanier dans le patio du Hilton "Arc de Triomphe". (L'Arc de Triomphe n'est pas franchement à côté, mais c'est sur que c'est plus vendeur pour l'amerloque moyen que le "Hilton Courcelles")

Un petit havre de paix avec palmiers en pots et fausses statues de Maillol, loin du bruit des voitures. Censément (comme dirait la Blonde) un spot de lusque, mais alors version un poil laxiste, avec un staff même pas foutu de venir prendre ta commande et passer un coup de spontex sur les tables lestées par 8 mois de crasse parisienne.


On a décidé de redonner sa chance au produit : fin mai, on espérait bien pouvoir siffler un verre de vin et grailler un club au soleil, sur des tables propres et avec un personnel aux petits soins.

En garant le scoot devant l'entrée, on a failli entrer dans le jardinet sur rue, qui est celui du "Safran", le resto un poil affaires du Hilton. Trop d'ombre, trop de bruit, on a préféré rester sur notre idée première.

Dans le patio, les tables sont dressées pour le déjeuner, et à l'entrée une hôtesse aux veuchs tirés impeccablement nous accueille agréablement. Non, pas de réservation, mais en tout début de service, elle nous case facilement.

C'est que, en belle saison, le patio est également consacré aux tables du "Safran".

Service efficace, poli et discret. Clientèle très bizness et internationale, fidèle à sa réputation, avec un laptop à chaque table ou presque, et ça mâchonne du rosbif business school à tout va.

Je me suis concentrée sur le menu "45'" (le nom est une promesse) avec deux entrées, deux plats, deux desserts au choi (2 plats pour moins de 28 euros) car j'ai un gros problème psychologique avec la prise de décision en cas de choix trop étendu. Mister400 a fait du hors piste.

Un verre de Mercurey très correct par dessus et me voilà comblée (tu sais que j'ai l'ivresse facile, mais ne vas pas en conclure des choses trop hâtives).

 

En amuse-mouth, on nous a apporté du "saumon mi-cuit en croûte de cacao".


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Goût de cacao absent, un peu cheum et flasque dans sa traînée d'huile et son assiette carrée so 00's, et froid comme un vieux sushi : sans intérêt.

 

En entrée, on a livré ça à Mister400 :

 

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Moué.

Je sais pas toi mais c'est le genre de présentation ultra kitsch qui me fait marrer (j'avais pas bu plus d'une gorgée de Freddie Mercurey à ce stade, note bien).

Note aussi le chapeau découpé en forme de feuille de lys gothique, le brin de lavande planté dans le granité à la menthe et les boulettes de melon du dedans.

Genre le chef a fait des jeux de rôle médiévaux dans son adolescence, et le ouikende, il va se faire masser chez l'Occitane? Y'a peut-être un 4ème degré qui m'échappe.

 


Moi j'avais commandé de quoi faire pipi zarbi :

 

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Préparation et cuisson des asperges impeccables, sauce onctueuse et délicieuse, copeaux de parmesan oui pourquoi pas : un sans faute.


 

J'ai remis le couvert (ahah-ahah) avec les asperges en plat, vertes et émincées cette fois, et une souris d'agneau. Je suis un peu perturbée du végétarisme en ce moment, je te raconterai.


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Asperges craquantes, mais la viande beaucoup trop salée (et pourtant, j'aime le sel).

 

 

Me demande pas ce qu'a pris Mister400, j'avais alors bu la moitié de mon verre de Bourgogne, donc j'étais trop avinée pour m'en inquiéter (j'avais mis les ray ban pour ricaner plus discretos, t'inquiète).

 

 

Au bilan : service palace, endroit dépaysant (clientèle cosmopolite, déco m'as-tu vu so US, un AR à LA en 2H), et en cuisine réussite du végétal mais déception de l'animal.

 

(c'est fort de la culinarité, la dernière phrase, laisse tomber)


mercredi, 14 avril 2010

Terrasse au Hilton Arc de Triomphe

 

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L'autre week-end, il a fait enfin beau et même chaud au soleil. Les parisiens sont avides de synthétiser de la vitamine D au plus vite après avoir traversé un hiver trop long et trop froid. Les cafetiers l'ont bien compris, dès que Joël Collado a donné son feu vert printanier, ils ont ressorti dare-dare les tables et les chaises en terrasses. Tables et chaises occupées immédiatement au moindre rayon de soleil.

Après avoir collé MissCaca dans les bras de sa nounou venue faire un extra du samedi, on est allé faire un peu de shopping shoes pour Mister400.

Le soulier est une passion obessionnelle pour Mister400. A choisir, je préfère ça à bien d'autres choses. A part la théorie des vecteurs, Mister400 en a une autre qui structure sa vie, que je pourrais vulgariser par :  mieux vaut une belle paire de pompes à 400 euros qui dure 10 ans que 10 paires de pompes moches à 40 euros qui durent 6 mois. Je suis entièrement d'accord avec lui sur le principe. Pourtant, en suivant cette logique, et au regard de ses étagères à chaussures, Mister400 est donc chaussé jusqu'en l'an 2181 (à peu près).

En sortant de chez Shipton & Heneage boulevard Haussmann, on a eu envie de se faire rôtir la face au soleil.

On a regardé autour de nous, pas de terrasse au calme. On pense au Hilton de la rue de Courcelles pas loin. Pimousse m'a déjà emmenée là-bas avec la Blonde. Il y a un patio intérieur qui doit être bien ensoleillé.

En effet, il l'est.

Mais on ne sert pas dans le patio mi-avril.

Ah bon? Pourtant il est ouvert, et il fait grand beau.

Non.

Il y a des tables et des chaises, une Bat Mitsva dans l'un des salons de l'hôtel et donc plein d'enfants éparpillés dans le patio et des parents qui tendent leur visage au soleil.

Mais on ne sert pas dans le patio?

Non.

Au bar on nous dit (gentiment) qu'on peut nous donner un plateau (et démerde-toi pour emmener tout seul tes conso dans le patio).

Bon.

Arrivés dans le patio, les tables sont ultra-crades, visiblement pas nettoyées depuis 6 mois.

 

 

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Hmmm. Ca donne envie.

Et passer un coup d'éponge sur les tables dans un palace, c'est trop demander?

Visiblement, oui.

 

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Ca, c'est pas Palace, mon bobo. Il est où le service à l'américaine?

 

 

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Une paire de souliers Hermès de Mister400.

T'as vu, j'ai une tache sur mon jeans Gap Kid

(c'est une bavouille de MissCaca)

 

 

Sinon, question mauvais goût, on a été bien servi : moulages en béton imitation art déco sur les façades intérieures, statues faux Maillol en pagaille, le tableau était complet.

 

 

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C'était la minute : parfois, c'est bon d'être snob.

Ces photos (et surtout la 1ère) sont aussi ma participation au défi "printemps" d'Angélita. Le retour du printemps, à Paris et pour bibi, c'est le café en terrasse.

Rien à voir, mais si tu ne l'as pas encore lu, cours chez Electro lire ça. Je n'avais pas autant ri en lisant un billet depuis un moment.

07:00 Publié dans 4 étoiles, Be snob 4 fun | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : palace, grand hôtel, paris, service | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 24 mars 2010

Déjeuner à l'Astor

 

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Dans la série "écumons les palaces parisiens", la Blonde et moi on est allé rue d'Astorg déjeuner à l'Astor, le restaurant de l'hôtel Astor.

Me demande pas où est passé le "g", j'en sais rien, et puis nous on y allait pas pour jouer aux Agatha Christie mais pour tester la formule entrée-plat ou plat-dessert du déj' à 20 euros.

20 euros pour un déjeuner dans un palace avec un vrai Chef aux commandes (Nicolas Clavier) je voulais voir ce que ça pouvait donner.


Tu le sais, j'ai une passion (partagée avec la Blonde) pour les bars de grands hôtels, mais l'Astor on ne connaissait pas. Il faut dire que l'hôtel est bien planqué dans une petite rue calme entre Madeleine, Saint-Augustin et la Concorde.

(Très) faiblement éclairée au naturel par une verrière, la salle du restaurant  et son atmosphère feutrée de se prêtent certainement mieux aux roucoulades officieuses d'un soir qu'aux déjeuners, surtout au printemps où on a envie d'exposer ses ridules naissantes à une belle lumière et au soleil. D'ailleurs en ce jour de semaine, il n'y a pas foule. Le service est donc particulièrement attentionné avec nous et c'est tant mieux.

La Blonde et moi ne sommes pas très sucre, on opte donc pour l'entrée et le plat.
La Blonde, qui a des envies carnassières (c'est parce qu'on est en train de parler de Carla Bruni et des hommes, alors forcément) opte pour la Noisette de selle d’agneau rôti, Parmentier d’épaule confite, jus parfumé à la sauge en plat. Et pour les asperges blanches sauce maltaise (qui sont vertes ce jour-là) en entrée.

Comme j'évite les bêtes à quatre pattes, je commande le Filet de rouget flashé minute, vierge de légumes croquants, toast de tapenade, et la Daurade royale à la plancha, bataille d’artichauts poivrades, tomates confites et roquette.


La Blonde est ravie de ses asperges et de leur sauce corto, ou maltaise, je sais plus (elle la sauce avec un très bon pain malgré son excellente éducation chez Nadine de R., c'est dire), mais est déçue de son plat, avec un agneau et un parmentier qu'elle juge en l'essence assez insipides. C'est vrai que dans son assiette ils font un peu triste mine.


De mon côté les deux poissons, servis en jolies portions, ont une cuisson parfaite et sont bien parfumés.

En entrée, la tapenade est une réussite et le toast impeccable, ce qui n'est pas une évidence (ni trop mollasson, ni trop sec option allô dentiste à la sortie).

Avec le plat, je me mettrais même à aimer les artichauts. Une belle surprise avec des pommes de terre type Grenaille ou Ratte du Touquet qui se sont invitées en plus dans l'assiette.
Déception en revanche avec la roquette posée en petit tas sur le méli-mélo de légumes chauds : à l'arrivée sur notre table, elle a pris un coup de chaud et fait la tronche.
Malgré tout le mélange de légumes chauds (artichauts, grenailles et tomates-cerises confites) est une réussite aussi bien d'un point de vue gustatif que visuel.

 

Au global, un déjeuner avec un bon rapport qualité/prix dans un cadre agréable, rondement mené par un service discret, affable et efficace comme on les aime dans ce genre d'endroit.


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Ce test s'est effectué dans le cadre d’une opération testeuses d’expériences lastminute.com : « Le Paris de la tentation ».

Déjeuner 2 plats (20 €) ou dîner 3 plats (30€), hors boissons.